Louis DUREY (1888-1979)
Belle correspondance amicale de l?ancien membre du Groupe des Six. 22 mars 1962. Durey souffre de son activité réduite, et regrette Paris. «Je revois cette allée du Luxembourg, proche du lycée Montaigne, où nos mères nous conduisaient en attendant la rentrée en classe, la baraque au sucre d?orge et aux "roudoudous" [...] ! Et puis ces bonnes, ces belles années de St Tropez - du vrai - où nous passâmes tant de bon temps»... Noël 1963. Il a eu un stupide accident de voiture, «qui aurait pu logiquement me rayer du nombre des vivants», mais viendra à Paris en janvier, avec «plusieurs concerts et des interprètes à conseiller»... 4 janvier 1965: «La tristesse, lorsqu?on arrive à nos âges, c?est de voir petit à petit se vider l?entourage. La disparition de Pierre a été pour moi un coup très dur, malgré que nous nous voyions seulement de loin en loin»... 4 janvier 1967. L?année écoulée fut semée d?épreuves et de deuils... 12 janvier 1968: «un jeune cinéaste est venu avec une équipe de cinq personnes pour tourner un court-métrage en couleurs sur moi et ce fut toute une semaine bien occupée et bien agréable aussi [...]. Je travaille toujours: en ce moment, des pièces pour piano. L?orchestre de chambre de Marseille me joue assez fréquemment dans la région»... 8 janvier 1969. Il a assisté à trois concerts en banlieue parisienne en décembre, «avec d?excellentes exécutions de mon Trio à cordes - puis une répétition d?une de mes pièces pour instruments à vent par l?Harmonie des Gardiens de la Paix (s?il vous plaît !) - une audition par Françoise Petit de mes dernières pièces de piano (1967-1968) qui représentent une demi-heure de musique - enfin une interview que j?ai donnée à l?ORTF et l?enregistrement de mes 3 Polyphonies par l?Ensemble de Charles Ravier»... 24 décembre 1970: «On voit encore circuler à 20 km à l?heure le vieux Segonzac, seul rescapé de cette génération et je pense souvent à ce brave Manguin et à Camoin qui, eux, faisaient tellement corps avec un pays que nous av
Live jeudi 28 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°254

Louis DUREY (1888-1979) Belle correspondance amicale de l?ancien membre du Groupe des Six. 22 mars 1962. Durey souffre de son activité réduite, et regrette Paris. «Je revois cette allée du Luxembourg, proche du lycée Montaigne, où nos mères nous conduisaient en attendant la rentrée en classe, la baraque au sucre d?orge et aux "roudoudous" [...] ! Et puis ces bonnes, ces belles années de St Tropez - du vrai - où nous passâmes tant de bon temps»... Noël 1963. Il a eu un stupide accident de voiture, «qui aurait pu logiquement me rayer du nombre des vivants», mais viendra à Paris en janvier, avec «plusieurs concerts et des interprètes à conseiller»... 4 janvier 1965: «La tristesse, lorsqu?on arrive à nos âges, c?est de voir petit à petit se vider l?entourage. La disparition de Pierre a été pour moi un coup très dur, malgré que nous nous voyions seulement de loin en loin»... 4 janvier 1967. L?année écoulée fut semée d?épreuves et de deuils... 12 janvier 1968: «un jeune cinéaste est venu avec une équipe de cinq personnes pour tourner un court-métrage en couleurs sur moi et ce fut toute une semaine bien occupée et bien agréable aussi [...]. Je travaille toujours: en ce moment, des pièces pour piano. L?orchestre de chambre de Marseille me joue assez fréquemment dans la région»... 8 janvier 1969. Il a assisté à trois concerts en banlieue parisienne en décembre, «avec d?excellentes exécutions de mon Trio à cordes - puis une répétition d?une de mes pièces pour instruments à vent par l?Harmonie des Gardiens de la Paix (s?il vous plaît !) - une audition par Françoise Petit de mes dernières pièces de piano (1967-1968) qui représentent une demi-heure de musique - enfin une interview que j?ai donnée à l?ORTF et l?enregistrement de mes 3 Polyphonies par l?Ensemble de Charles Ravier»... 24 décembre 1970: «On voit encore circuler à 20 km à l?heure le vieux Segonzac, seul rescapé de cette génération et je pense souvent à ce brave Manguin et à Camoin qui, eux, faisaient tellement corps avec un pays que nous av

Estimation
300 € - 400 €
Résultat
300 €
Frais de vente
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Louis DUREY (1888-1979) Belle correspondance amicale de l?ancien membre du Groupe des Six. 22 mars 1962. Durey souffre de son activité réduite, et regrette Paris. «Je revois cette allée du Luxembourg, proche du lycée Montaigne, où nos mères nous conduisaient en attendant la rentrée en classe, la baraque au sucre d?orge et aux "roudoudous" [...] ! Et puis ces bonnes, ces belles années de St Tropez - du vrai - où nous passâmes tant de bon temps»... Noël 1963. Il a eu un stupide accident de voiture, «qui aurait pu logiquement me rayer du nombre des vivants», mais viendra à Paris en janvier, avec «plusieurs concerts et des interprètes à conseiller»... 4 janvier 1965: «La tristesse, lorsqu?on arrive à nos âges, c?est de voir petit à petit se vider l?entourage. La disparition de Pierre a été pour moi un coup très dur, malgré que nous nous voyions seulement de loin en loin»... 4 janvier 1967. L?année écoulée fut semée d?épreuves et de deuils... 12 janvier 1968: «un jeune cinéaste est venu avec une équipe de cinq personnes pour tourner un court-métrage en couleurs sur moi et ce fut toute une semaine bien occupée et bien agréable aussi [...]. Je travaille toujours: en ce moment, des pièces pour piano. L?orchestre de chambre de Marseille me joue assez fréquemment dans la région»... 8 janvier 1969. Il a assisté à trois concerts en banlieue parisienne en décembre, «avec d?excellentes exécutions de mon Trio à cordes - puis une répétition d?une de mes pièces pour instruments à vent par l?Harmonie des Gardiens de la Paix (s?il vous plaît !) - une audition par Françoise Petit de mes dernières pièces de piano (1967-1968) qui représentent une demi-heure de musique - enfin une interview que j?ai donnée à l?ORTF et l?enregistrement de mes 3 Polyphonies par l?Ensemble de Charles Ravier»... 24 décembre 1970: «On voit encore circuler à 20 km à l?heure le vieux Segonzac, seul rescapé de cette génération et je pense souvent à ce brave Manguin et à Camoin qui, eux, faisaient tellement corps avec un pays que nous av
Vente jeudi 28 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris