Firme des successeurs de Pavel Ignatievitch SAZIKOV. Moscou, 1882.
Important samovar « coq » en argent, modèle dessiné par Ippolit Antonovitch Monighetti.
Intérieur en vermeil. Poignées en résine (postérieures). Boutons de préhension absents. La couronne porte un dicton découpé à jour : « ТАКОГО ПОДЛИВАЛО НИГДѢ НЕ БЫВАЛО » (« il n’y a nulle part une telle verseuse ») et le corps un dicton gravé en relief « САМОВАРЪ ЧТО МОРЕ СОЛОВЕЦКОЕ, ПЬЮТЪ ИЗЪ НЕГО ПРО ЗДОРОВЬЕ МОЛОДЕЦКОЕ » (« le samovar est comme la mer de Solovki, on boit de lui à la santé des braves »).
Poinçons : 84, Moscou 1882, essayeur « А·К » (Alexandre Stakhevitch Koudrine) et orfèvre « САЗИКОВА » surmonté de l’aigle de fournisseur à la Cour (fabrique de SAZIKOV).
Hauteur : 32 cm ; poids brut : 3547 g

Le samovar coq est un objet emblématique en Russie : rares sont les collections privées ou publiques qui peuvent s’enorgueillir d’en posséder un exemplaire. 
Les exemplaires connus actuellement sont en tombac ou en laiton. - Deux exemplaires se trouvent au Musée Historique d’État à Moscou. 
- Un au Musée Russe à Saint-Pétersbourg. 
- Un au Musée d’histoire et de traditions locales de Poudozh (Carélie). 
- Le musée privé des Samovar et bouillottes (à Toula) en possède un exemplaire provenant de la collection Lobanov. 
- Deux autres exemplaires sont répertoriés par L. A. Petrova : l’un en Italie et l’autre dans une collection aux États-Unis (photographies non disponibles). 
- Trois autres exemplaires différents sont présentés sur un site du forum de samovar russe. - Un exemplaire a été vendu aux enchères en 2017 (Orne enchères). 
- Un exemplaire en Ukraine. 
Il n’est pas exclu que d’autres exemplaires figurent dans des collections privées. 

La première mention trouvée du samovar coq date de 1869 dans le journal russe « Всемирная Иллюстрация » (« Le monde illustré », t. I, N°14, p. 212) où son dessin est attribué à Ippolit Monighetti, ce qui est confirmé dans le compte-rendu de l’Exposition manufacturière panrusse à Saint-Pétersbourg en 1870 : « Почти во всѣхъ издѣліяхъ г. Морана открывалось важное достоинство оригинальности. Особенное внимапіе обращали на себя царскія врата и люстры въ внзаптійскомъ вкусѣ, также томпаковые самовары и въ чнслѣ ихъ одинъ въ видѣ пѣтуха но рисунку профессора Монигетти » (« Presque dans toute la production de M. Moran [Pierre Adolphe Morand 1818-1900], se révèle une originalité de grand mérite. Une attention particulière ont attiré des portes royales et des lustres dans le goût byzantin ainsi que des samovars en tombac parmi lesquels un exemplaire en forme de coq d’après le dessin du professeur Monighetti »). 

Ippolit Antonovitch Monighetti (1819-1878) était non seulement un architecte officiel de la Cour, mais également un des promoteurs du style russe (ou néo-russe), dans les années 60 et 70 de son siècle, à l’époque où le futur Alexandre III était encore tsarévitch grand-duc héritier Alexandre Alexandrévitch. Ce dernier était viscéralement partisan du tout ce qui était national. Ce n’est donc pas un hasard si le samovar qui se trouve aux États-Unis (cité par L. A. Petrova), daté de 1866, est le premier exemplaire connu de ce type : il porte une inscription « АЛЕКСАНДРЪ АЛЕКСАНДРОВИЧЪ И МАРИЯ ФЕОДОРОВНА  / ДАНИЯ 31 ИЮНЯ 1866 / С. ПЕТЕРБ 28 ОКТ 1866 » (« Alexandre Alexandrovitch et Maria Feodorovna / Danemark 31 juillet 1866 / S. Peterb 28 oct 1866 »; la transcription est donnée non d’après l’original mais d’après la citation de l’article de L. A. Petrova). Cependant, déjà en 1863 un samovar prototype de ce modèle (même forme, mais sur trois pattes de coq et avec un robinet sans la tête de coq) avait été offert par I. Monighetti à un certain A. N. Chestov (actuellement au GIM). 53 Il apparaît souvent dans les descriptions de ce samovar (aussi bien dans les catalogues de musée que dans les divers articles ou forums consacrés au samovar) qu’il a reçu une médaille d’or à l’Exposition universelle de Vienne en 1873. Il n’y a malheureusement aucune confirmation de cette assertion qui de plus semble erronée dans la mesure où à l’Exposition de 1873, il n’y avait pas de médaille d’or mais des médailles du mérite (8687), de progrès (2929), pour les collaborateurs (2162), médailles d’art (977), de bon goût (310), des diplômes de reconnaissance (10166) et des diplômes d’honneur (441). 

FICHE COMPLETE DISPONIBLE DANS LE CATALOGUE PDF.
Live jeudi 20 mars 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°104

Firme des successeurs de Pavel Ignatievitch SAZIKOV. Moscou, 1882. Important samovar « coq » en argent, modèle dessiné par Ippolit Antonovitch Monighetti. Intérieur en vermeil. Poignées en résine (postérieures). Boutons de préhension absents. La couronne porte un dicton découpé à jour : « ТАКОГО ПОДЛИВАЛО НИГДѢ НЕ БЫВАЛО » (« il n’y a nulle part une telle verseuse ») et le corps un dicton gravé en relief « САМОВАРЪ ЧТО МОРЕ СОЛОВЕЦКОЕ, ПЬЮТЪ ИЗЪ НЕГО ПРО ЗДОРОВЬЕ МОЛОДЕЦКОЕ » (« le samovar est comme la mer de Solovki, on boit de lui à la santé des braves »). Poinçons : 84, Moscou 1882, essayeur « А·К » (Alexandre Stakhevitch Koudrine) et orfèvre « САЗИКОВА » surmonté de l’aigle de fournisseur à la Cour (fabrique de SAZIKOV). Hauteur : 32 cm ; poids brut : 3547 g Le samovar coq est un objet emblématique en Russie : rares sont les collections privées ou publiques qui peuvent s’enorgueillir d’en posséder un exemplaire. Les exemplaires connus actuellement sont en tombac ou en laiton. - Deux exemplaires se trouvent au Musée Historique d’État à Moscou. - Un au Musée Russe à Saint-Pétersbourg. - Un au Musée d’histoire et de traditions locales de Poudozh (Carélie). - Le musée privé des Samovar et bouillottes (à Toula) en possède un exemplaire provenant de la collection Lobanov. - Deux autres exemplaires sont répertoriés par L. A. Petrova : l’un en Italie et l’autre dans une collection aux États-Unis (photographies non disponibles). - Trois autres exemplaires différents sont présentés sur un site du forum de samovar russe. - Un exemplaire a été vendu aux enchères en 2017 (Orne enchères). - Un exemplaire en Ukraine. Il n’est pas exclu que d’autres exemplaires figurent dans des collections privées. La première mention trouvée du samovar coq date de 1869 dans le journal russe « Всемирная Иллюстрация » (« Le monde illustré », t. I, N°14, p. 212) où son dessin est attribué à Ippolit Monighetti, ce qui est confirmé dans le compte-rendu de l’Exposition manufacturière panrusse à Saint-Pétersbourg en 1870 : « Почти во всѣхъ издѣліяхъ г. Морана открывалось важное достоинство оригинальности. Особенное внимапіе обращали на себя царскія врата и люстры въ внзаптійскомъ вкусѣ, также томпаковые самовары и въ чнслѣ ихъ одинъ въ видѣ пѣтуха но рисунку профессора Монигетти » (« Presque dans toute la production de M. Moran [Pierre Adolphe Morand 1818-1900], se révèle une originalité de grand mérite. Une attention particulière ont attiré des portes royales et des lustres dans le goût byzantin ainsi que des samovars en tombac parmi lesquels un exemplaire en forme de coq d’après le dessin du professeur Monighetti »). Ippolit Antonovitch Monighetti (1819-1878) était non seulement un architecte officiel de la Cour, mais également un des promoteurs du style russe (ou néo-russe), dans les années 60 et 70 de son siècle, à l’époque où le futur Alexandre III était encore tsarévitch grand-duc héritier Alexandre Alexandrévitch. Ce dernier était viscéralement partisan du tout ce qui était national. Ce n’est donc pas un hasard si le samovar qui se trouve aux États-Unis (cité par L. A. Petrova), daté de 1866, est le premier exemplaire connu de ce type : il porte une inscription « АЛЕКСАНДРЪ АЛЕКСАНДРОВИЧЪ И МАРИЯ ФЕОДОРОВНА / ДАНИЯ 31 ИЮНЯ 1866 / С. ПЕТЕРБ 28 ОКТ 1866 » (« Alexandre Alexandrovitch et Maria Feodorovna / Danemark 31 juillet 1866 / S. Peterb 28 oct 1866 »; la transcription est donnée non d’après l’original mais d’après la citation de l’article de L. A. Petrova). Cependant, déjà en 1863 un samovar prototype de ce modèle (même forme, mais sur trois pattes de coq et avec un robinet sans la tête de coq) avait été offert par I. Monighetti à un certain A. N. Chestov (actuellement au GIM). 53 Il apparaît souvent dans les descriptions de ce samovar (aussi bien dans les catalogues de musée que dans les divers articles ou forums consacrés au samovar) qu’il a reçu une médaille d’or à l’Exposition universelle de Vienne en 1873. Il n’y a malheureusement aucune confirmation de cette assertion qui de plus semble erronée dans la mesure où à l’Exposition de 1873, il n’y avait pas de médaille d’or mais des médailles du mérite (8687), de progrès (2929), pour les collaborateurs (2162), médailles d’art (977), de bon goût (310), des diplômes de reconnaissance (10166) et des diplômes d’honneur (441). FICHE COMPLETE DISPONIBLE DANS LE CATALOGUE PDF.

Estimation
80 000 € - 120 000 €
Résultat
156 000 €
Frais de vente
30%
Firme des successeurs de Pavel Ignatievitch SAZIKOV. Moscou, 1882. Important samovar « coq » en argent, modèle dessiné par Ippolit Antonovitch Monighetti. Intérieur en vermeil. Poignées en résine (postérieures). Boutons de préhension absents. La couronne porte un dicton découpé à jour : « ТАКОГО ПОДЛИВАЛО НИГДѢ НЕ БЫВАЛО » (« il n’y a nulle part une telle verseuse ») et le corps un dicton gravé en relief « САМОВАРЪ ЧТО МОРЕ СОЛОВЕЦКОЕ, ПЬЮТЪ ИЗЪ НЕГО ПРО ЗДОРОВЬЕ МОЛОДЕЦКОЕ » (« le samovar est comme la mer de Solovki, on boit de lui à la santé des braves »). Poinçons : 84, Moscou 1882, essayeur « А·К » (Alexandre Stakhevitch Koudrine) et orfèvre « САЗИКОВА » surmonté de l’aigle de fournisseur à la Cour (fabrique de SAZIKOV). Hauteur : 32 cm ; poids brut : 3547 g Le samovar coq est un objet emblématique en Russie : rares sont les collections privées ou publiques qui peuvent s’enorgueillir d’en posséder un exemplaire. Les exemplaires connus actuellement sont en tombac ou en laiton. - Deux exemplaires se trouvent au Musée Historique d’État à Moscou. - Un au Musée Russe à Saint-Pétersbourg. - Un au Musée d’histoire et de traditions locales de Poudozh (Carélie). - Le musée privé des Samovar et bouillottes (à Toula) en possède un exemplaire provenant de la collection Lobanov. - Deux autres exemplaires sont répertoriés par L. A. Petrova : l’un en Italie et l’autre dans une collection aux États-Unis (photographies non disponibles). - Trois autres exemplaires différents sont présentés sur un site du forum de samovar russe. - Un exemplaire a été vendu aux enchères en 2017 (Orne enchères). - Un exemplaire en Ukraine. Il n’est pas exclu que d’autres exemplaires figurent dans des collections privées. La première mention trouvée du samovar coq date de 1869 dans le journal russe « Всемирная Иллюстрация » (« Le monde illustré », t. I, N°14, p. 212) où son dessin est attribué à Ippolit Monighetti, ce qui est confirmé dans le compte-rendu de l’Exposition manufacturière panrusse à Saint-Pétersbourg en 1870 : « Почти во всѣхъ издѣліяхъ г. Морана открывалось важное достоинство оригинальности. Особенное внимапіе обращали на себя царскія врата и люстры въ внзаптійскомъ вкусѣ, также томпаковые самовары и въ чнслѣ ихъ одинъ въ видѣ пѣтуха но рисунку профессора Монигетти » (« Presque dans toute la production de M. Moran [Pierre Adolphe Morand 1818-1900], se révèle une originalité de grand mérite. Une attention particulière ont attiré des portes royales et des lustres dans le goût byzantin ainsi que des samovars en tombac parmi lesquels un exemplaire en forme de coq d’après le dessin du professeur Monighetti »). Ippolit Antonovitch Monighetti (1819-1878) était non seulement un architecte officiel de la Cour, mais également un des promoteurs du style russe (ou néo-russe), dans les années 60 et 70 de son siècle, à l’époque où le futur Alexandre III était encore tsarévitch grand-duc héritier Alexandre Alexandrévitch. Ce dernier était viscéralement partisan du tout ce qui était national. Ce n’est donc pas un hasard si le samovar qui se trouve aux États-Unis (cité par L. A. Petrova), daté de 1866, est le premier exemplaire connu de ce type : il porte une inscription « АЛЕКСАНДРЪ АЛЕКСАНДРОВИЧЪ И МАРИЯ ФЕОДОРОВНА / ДАНИЯ 31 ИЮНЯ 1866 / С. ПЕТЕРБ 28 ОКТ 1866 » (« Alexandre Alexandrovitch et Maria Feodorovna / Danemark 31 juillet 1866 / S. Peterb 28 oct 1866 »; la transcription est donnée non d’après l’original mais d’après la citation de l’article de L. A. Petrova). Cependant, déjà en 1863 un samovar prototype de ce modèle (même forme, mais sur trois pattes de coq et avec un robinet sans la tête de coq) avait été offert par I. Monighetti à un certain A. N. Chestov (actuellement au GIM). 53 Il apparaît souvent dans les descriptions de ce samovar (aussi bien dans les catalogues de musée que dans les divers articles ou forums consacrés au samovar) qu’il a reçu une médaille d’or à l’Exposition universelle de Vienne en 1873. Il n’y a malheureusement aucune confirmation de cette assertion qui de plus semble erronée dans la mesure où à l’Exposition de 1873, il n’y avait pas de médaille d’or mais des médailles du mérite (8687), de progrès (2929), pour les collaborateurs (2162), médailles d’art (977), de bon goût (310), des diplômes de reconnaissance (10166) et des diplômes d’honneur (441). FICHE COMPLETE DISPONIBLE DANS LE CATALOGUE PDF.
Vente jeudi 20 mars 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris