KABBALE – PREMIÈRE ÉDITION DU BAHIR
Trois œuvres reliées ensemble:
- Mayane ha-yeshuah (מעיני הישועה), commentaire du livre de Daniel par Isaac Abravanel, Amsterdam, 1647.
-Sefer ha-Bahir (ספר הבהיר), PREMIERE EDITION, Amsterdam: Yehuda ben Mordecai and Samuel ben Moshe Ha-Levi 1651. Vinograd Amsterdam 186; Fuks 269; Mehlman 1094; Steinschneider 3423
-Sefer Maayan ha-hokhma (מעין החכמה), d’Abraham Kalmankes de Lublin, Amsterdam, 1652. Fuks 233.
Rel. d’époque plein veau, filets dorés, petits manques; Quelques rousseurs. Ex-libris manuscrit XIXe s. «Marc Lévy», et cachet «David Melki, Paris».
Ce recueil est surtout remarquable par ses deux dernières pièces, très rares. En premier lieu, la première édition du Sefer ha-Bahir, (« Livre de la clarté ») un ouvrage mystique anonyme, attribué à un sage rabbinique du premier siècle, Nechunia ben ha-Kanah et nommé d’après le commentaire introductif : « Et maintenant, les hommes ne voient pas la lumière qui brille (bahir) dans les cieux » (Job 37:21). 
Le Bahir se présente sous la forme d'un midrash exégétique sur les premiers chapitres de la Genèse. Il est divisé en soixante courts paragraphes et se présente sous la forme d'un dialogue entre un maître et ses disciples. Le Bahir contient des commentaires expliquant la signification mystique des versets bibliques, la signification mystique de la forme des lettres hébraïques, la signification mystique des signes de cantillation et des points de voyelle sur les lettres, la signification mystique des énoncés du Sepher Yetzirah (« Livre de la Création ») et l'utilisation des noms sacrés dans la magie. L'ouvrage comporte deux cents paragraphes sous forme d'aphorismes. Chaque paragraphe utilise des références à la Torah pour étoffer son exposé. Comme pour tous les textes kabbalistiques, les significations sont hautement symboliques et sujettes à de nombreuses interprétations.
En second lieu, le Maayan ha-hokhma, également dans sa première édition, traité kabbalistique connu pour être un plagiat d’une œuvre plus ancienne, dénoncée dès le XVIIIe siècle. L. Fuks and R.G. Fuks-Mansfeld, Hebrew Typography in the Northern Netherlands 1585-1815 (Leiden, 1984), vol. 1, pp. 176-177, entrée 233. Voir l’histoire détaillée de cette édition: https://seforimblog.com/2014/05/a-mild-case-of-plagiarism-r-abraha/
Live mercredi 26 février 2025・14:30 (Europe/Paris)
Lot n°69

KABBALE – PREMIÈRE ÉDITION DU BAHIR Trois œuvres reliées ensemble: - Mayane ha-yeshuah (מעיני הישועה), commentaire du livre de Daniel par Isaac Abravanel, Amsterdam, 1647. -Sefer ha-Bahir (ספר הבהיר), PREMIERE EDITION, Amsterdam: Yehuda ben Mordecai and Samuel ben Moshe Ha-Levi 1651. Vinograd Amsterdam 186; Fuks 269; Mehlman 1094; Steinschneider 3423 -Sefer Maayan ha-hokhma (מעין החכמה), d’Abraham Kalmankes de Lublin, Amsterdam, 1652. Fuks 233. Rel. d’époque plein veau, filets dorés, petits manques; Quelques rousseurs. Ex-libris manuscrit XIXe s. «Marc Lévy», et cachet «David Melki, Paris». Ce recueil est surtout remarquable par ses deux dernières pièces, très rares. En premier lieu, la première édition du Sefer ha-Bahir, (« Livre de la clarté ») un ouvrage mystique anonyme, attribué à un sage rabbinique du premier siècle, Nechunia ben ha-Kanah et nommé d’après le commentaire introductif : « Et maintenant, les hommes ne voient pas la lumière qui brille (bahir) dans les cieux » (Job 37:21). Le Bahir se présente sous la forme d'un midrash exégétique sur les premiers chapitres de la Genèse. Il est divisé en soixante courts paragraphes et se présente sous la forme d'un dialogue entre un maître et ses disciples. Le Bahir contient des commentaires expliquant la signification mystique des versets bibliques, la signification mystique de la forme des lettres hébraïques, la signification mystique des signes de cantillation et des points de voyelle sur les lettres, la signification mystique des énoncés du Sepher Yetzirah (« Livre de la Création ») et l'utilisation des noms sacrés dans la magie. L'ouvrage comporte deux cents paragraphes sous forme d'aphorismes. Chaque paragraphe utilise des références à la Torah pour étoffer son exposé. Comme pour tous les textes kabbalistiques, les significations sont hautement symboliques et sujettes à de nombreuses interprétations. En second lieu, le Maayan ha-hokhma, également dans sa première édition, traité kabbalistique connu pour être un plagiat d’une œuvre plus ancienne, dénoncée dès le XVIIIe siècle. L. Fuks and R.G. Fuks-Mansfeld, Hebrew Typography in the Northern Netherlands 1585-1815 (Leiden, 1984), vol. 1, pp. 176-177, entrée 233. Voir l’histoire détaillée de cette édition: https://seforimblog.com/2014/05/a-mild-case-of-plagiarism-r-abraha/

Estimation
1 200 € - 1 500 €
Résultat
2 780 €
Frais de vente
30%
KABBALE – PREMIÈRE ÉDITION DU BAHIR Trois œuvres reliées ensemble: - Mayane ha-yeshuah (מעיני הישועה), commentaire du livre de Daniel par Isaac Abravanel, Amsterdam, 1647. -Sefer ha-Bahir (ספר הבהיר), PREMIERE EDITION, Amsterdam: Yehuda ben Mordecai and Samuel ben Moshe Ha-Levi 1651. Vinograd Amsterdam 186; Fuks 269; Mehlman 1094; Steinschneider 3423 -Sefer Maayan ha-hokhma (מעין החכמה), d’Abraham Kalmankes de Lublin, Amsterdam, 1652. Fuks 233. Rel. d’époque plein veau, filets dorés, petits manques; Quelques rousseurs. Ex-libris manuscrit XIXe s. «Marc Lévy», et cachet «David Melki, Paris». Ce recueil est surtout remarquable par ses deux dernières pièces, très rares. En premier lieu, la première édition du Sefer ha-Bahir, (« Livre de la clarté ») un ouvrage mystique anonyme, attribué à un sage rabbinique du premier siècle, Nechunia ben ha-Kanah et nommé d’après le commentaire introductif : « Et maintenant, les hommes ne voient pas la lumière qui brille (bahir) dans les cieux » (Job 37:21). Le Bahir se présente sous la forme d'un midrash exégétique sur les premiers chapitres de la Genèse. Il est divisé en soixante courts paragraphes et se présente sous la forme d'un dialogue entre un maître et ses disciples. Le Bahir contient des commentaires expliquant la signification mystique des versets bibliques, la signification mystique de la forme des lettres hébraïques, la signification mystique des signes de cantillation et des points de voyelle sur les lettres, la signification mystique des énoncés du Sepher Yetzirah (« Livre de la Création ») et l'utilisation des noms sacrés dans la magie. L'ouvrage comporte deux cents paragraphes sous forme d'aphorismes. Chaque paragraphe utilise des références à la Torah pour étoffer son exposé. Comme pour tous les textes kabbalistiques, les significations sont hautement symboliques et sujettes à de nombreuses interprétations. En second lieu, le Maayan ha-hokhma, également dans sa première édition, traité kabbalistique connu pour être un plagiat d’une œuvre plus ancienne, dénoncée dès le XVIIIe siècle. L. Fuks and R.G. Fuks-Mansfeld, Hebrew Typography in the Northern Netherlands 1585-1815 (Leiden, 1984), vol. 1, pp. 176-177, entrée 233. Voir l’histoire détaillée de cette édition: https://seforimblog.com/2014/05/a-mild-case-of-plagiarism-r-abraha/
Vente mercredi 26 février 2025・14:30 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris