Édith PIAF. L.A.S. «Pupuce», [Lausanne] 2 mars 1946 à «Mon adoré» [Yves Montand]; 4pages petit in-4 extraites d’un cahier d’écolier (numérotée «15e»).
Belle lettre d’amour à Yves Montand pendant sa tournée en Suisse.
Après 15 jours de séparation, son adoré lui manque: «j’en ai mare de ce pays et j’en ai surtout mare de ne pas te voir». Elle est «toujours un peu fatiguée mais ça va quand même un peu mieux qu’avant […] Il parait que dans un article tu dis que je suis la femme de ta vie… c’est vrai ça? Mais alors tu m’aimes? Chic alors!». Elle a déjeuné avec le consul de France et d’autres personnalités, et elle a dû chanter «quinze chansons, une heure et quart en scène, tu parles s’ils aiment ça, j’en suis très fière du reste, n’est-ce pas mon Pays que je représente? et de voir que je fais un peu de bien à la France dans ma petite sphère j’en suis toute émue». Elle soigne beaucoup sa toilette dont on la complimente. «Je suis ravie d’avoir cessé de boire, quand je pense à la réputation idiote que je me suis faite grâce à mes sois disants amis». Elle encourage Montand à lire; elle lui a trouvé Le Rire de Bergson «(je crois que c’est assez dure à lire)», et l’Éloge de la Folie d’Érasme. Elle se réjouit d’avoir des lettres quotidiennes  et de voir Montand compréhensif et courageux. Elle regarde la photo qu’il lui a donnée où il a le nez rouge: «Dame à force de vous embrasser, on dirait que vous avez bu, vous n’avez pas l’air sérieux du tout». Elle compte le retrouver dans leur nouvel appartement: «Dis toi que chaque jour qui s’écoule est un pas vers notre union définitive et que je t’aime avec toute la force dont je suis capable, c’est-à-dire grand à tout braver à hurler à chanter à me battre avec la vie!»…
Live jeudi 13 février 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°140

Édith PIAF. L.A.S. «Pupuce», [Lausanne] 2 mars 1946 à «Mon adoré» [Yves Montand]; 4pages petit in-4 extraites d’un cahier d’écolier (numérotée «15e»). Belle lettre d’amour à Yves Montand pendant sa tournée en Suisse. Après 15 jours de séparation, son adoré lui manque: «j’en ai mare de ce pays et j’en ai surtout mare de ne pas te voir». Elle est «toujours un peu fatiguée mais ça va quand même un peu mieux qu’avant […] Il parait que dans un article tu dis que je suis la femme de ta vie… c’est vrai ça? Mais alors tu m’aimes? Chic alors!». Elle a déjeuné avec le consul de France et d’autres personnalités, et elle a dû chanter «quinze chansons, une heure et quart en scène, tu parles s’ils aiment ça, j’en suis très fière du reste, n’est-ce pas mon Pays que je représente? et de voir que je fais un peu de bien à la France dans ma petite sphère j’en suis toute émue». Elle soigne beaucoup sa toilette dont on la complimente. «Je suis ravie d’avoir cessé de boire, quand je pense à la réputation idiote que je me suis faite grâce à mes sois disants amis». Elle encourage Montand à lire; elle lui a trouvé Le Rire de Bergson «(je crois que c’est assez dure à lire)», et l’Éloge de la Folie d’Érasme. Elle se réjouit d’avoir des lettres quotidiennes et de voir Montand compréhensif et courageux. Elle regarde la photo qu’il lui a donnée où il a le nez rouge: «Dame à force de vous embrasser, on dirait que vous avez bu, vous n’avez pas l’air sérieux du tout». Elle compte le retrouver dans leur nouvel appartement: «Dis toi que chaque jour qui s’écoule est un pas vers notre union définitive et que je t’aime avec toute la force dont je suis capable, c’est-à-dire grand à tout braver à hurler à chanter à me battre avec la vie!»…

Estimation
1 500 € - 2 000 €
Résultat
1 950 €
Frais de vente
30%
Édith PIAF. L.A.S. «Pupuce», [Lausanne] 2 mars 1946 à «Mon adoré» [Yves Montand]; 4pages petit in-4 extraites d’un cahier d’écolier (numérotée «15e»). Belle lettre d’amour à Yves Montand pendant sa tournée en Suisse. Après 15 jours de séparation, son adoré lui manque: «j’en ai mare de ce pays et j’en ai surtout mare de ne pas te voir». Elle est «toujours un peu fatiguée mais ça va quand même un peu mieux qu’avant […] Il parait que dans un article tu dis que je suis la femme de ta vie… c’est vrai ça? Mais alors tu m’aimes? Chic alors!». Elle a déjeuné avec le consul de France et d’autres personnalités, et elle a dû chanter «quinze chansons, une heure et quart en scène, tu parles s’ils aiment ça, j’en suis très fière du reste, n’est-ce pas mon Pays que je représente? et de voir que je fais un peu de bien à la France dans ma petite sphère j’en suis toute émue». Elle soigne beaucoup sa toilette dont on la complimente. «Je suis ravie d’avoir cessé de boire, quand je pense à la réputation idiote que je me suis faite grâce à mes sois disants amis». Elle encourage Montand à lire; elle lui a trouvé Le Rire de Bergson «(je crois que c’est assez dure à lire)», et l’Éloge de la Folie d’Érasme. Elle se réjouit d’avoir des lettres quotidiennes et de voir Montand compréhensif et courageux. Elle regarde la photo qu’il lui a donnée où il a le nez rouge: «Dame à force de vous embrasser, on dirait que vous avez bu, vous n’avez pas l’air sérieux du tout». Elle compte le retrouver dans leur nouvel appartement: «Dis toi que chaque jour qui s’écoule est un pas vers notre union définitive et que je t’aime avec toute la force dont je suis capable, c’est-à-dire grand à tout braver à hurler à chanter à me battre avec la vie!»…
Vente jeudi 13 février 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris