Jean PUY (1876-1960). 4 L.A.S. et 2 dessins, 1945-1952, à Kurt Groger, «artiste peintre» (2 à Mme Groger); 2pages in-8 chaque lettre, enveloppes; plus les dessins. Lettres amicales à son «collègue et voisin d’atelier». Lyon 16 novembre 1945. Il s’inquiète d’un écho sur les loyers et d’une réquisition de son appartement, alors qu’il songe à revenir à Paris, et du sort de «ce copieux bordel de tableaux, de bouquins, de dessins et vagues meubles»… «Depuis mon retour à Roanne j’ai passé des séances à peindre des chrysanthèmes, mais tout a avorté misérablement et j’ai dû les abandonner tous les uns après les autres car d’ici le jugement dernier je n’en serai pas sorti»… – Roanne 1er janvier 1946:«rien ne nuit d’espérer que 1946 verra s’améliorer un peu l’état de tous les peuples, mais il devront laisser beaucoup d’illusions et d’opinions politiques. Cependant sans y croire trop, croyons tout de même à une espèce de fraternité des peuples. […] En peinture c’est bien plus difficile puisqu’il n’y a plus de doctrine qui se tienne debout. Il faut arriver à s’en faire une conforme à ce qu’on a dans le ventre, et c’est rudement difficile. Mais si chacun y arrivait même d’une façon suffisante ce serait certainement très bien, dit Bonnard»… Roanne 8 avril 1952, au sujet d’un tableau qui n’est pas de sa «très prestigieuse main»; il n’a «jamais été tenté de peindre des enfants, peut-être parce que je n’ai jamais eu le goût d’en avoir»… Il critique les galeries qui mettent des lampes au-dessus des tableaux. – 16 mai, détails sur des lieux et logis en Bretagne. 2 dessins signés: deux femmes nues au crayon noir (13x9cm), monté sur feuillet 17x13cm avec encadrement au crayon bleu; nu allongé de dos (13, 5x10cm), plume et encre bleue, pour les vœux 1852.
Estimation
400 € - 500 €
Résultat
520 €
Frais de vente
30%
Jean PUY (1876-1960). 4 L.A.S. et 2 dessins, 1945-1952, à Kurt Groger, «artiste peintre» (2 à Mme Groger); 2pages in-8 chaque lettre, enveloppes; plus les dessins.
Lettres amicales à son «collègue et voisin d’atelier».
Lyon 16 novembre 1945. Il s’inquiète d’un écho sur les loyers et d’une réquisition de son appartement, alors qu’il songe à revenir à Paris, et du sort de «ce copieux bordel de tableaux, de bouquins, de dessins et vagues meubles»… «Depuis mon retour à Roanne j’ai passé des séances à peindre des chrysanthèmes, mais tout a avorté misérablement et j’ai dû les abandonner tous les uns après les autres car d’ici le jugement dernier je n’en serai pas sorti»… – Roanne 1er janvier 1946:«rien ne nuit d’espérer que 1946 verra s’améliorer un peu l’état de tous les peuples, mais il devront laisser beaucoup d’illusions et d’opinions politiques. Cependant sans y croire trop, croyons tout de même à une espèce de fraternité des peuples. […] En peinture c’est bien plus difficile puisqu’il n’y a plus de doctrine qui se tienne debout. Il faut arriver à s’en faire une conforme à ce qu’on a dans le ventre, et c’est rudement difficile. Mais si chacun y arrivait même d’une façon suffisante ce serait certainement très bien, dit Bonnard»…
Roanne 8 avril 1952, au sujet d’un tableau qui n’est pas de sa «très prestigieuse main»; il n’a «jamais été tenté de peindre des enfants, peut-être parce que je n’ai jamais eu le goût d’en avoir»… Il critique les galeries qui mettent des lampes au-dessus des tableaux. – 16 mai, détails sur des lieux et logis en Bretagne.
2 dessins signés: deux femmes nues au crayon noir (13x9cm), monté sur feuillet 17x13cm avec encadrement au crayon bleu; nu allongé de dos (13, 5x10cm), plume et encre bleue, pour les vœux 1852.
Vente
jeudi 13 février 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris