Pierre-Joseph PROUDHON (1809-1865). L.A.S., Paris 20 juillet 1854, à un poète; 1page in-8. Belle lettre à un poète. .....«Quoique peu amateur de vers, et encore moins connaisseur, je les goûte pourtant assez pour m’y montrer difficile, je devrais sûrement dire pointilleux»; il remarque ainsi «une césure disgracieuse» dans deux vers du sonnet. Il félicite cependant le poète «de vous être débarrassé, ainsi que vous le dites, du fatras de préjugés qui pesait sur votre conscience. J’aime à croire que les lois de la justice, de la morale, ne vous en apparaîtront que plus belles, plus sublimes, plus sacrées. C’est le premier fruit de la liberté de conscience, de nous rendre immédiatement meilleurs, plus honnêtes, plus dignes, et surtout plus sûrs de notre propre vertu». Il ajoute: «Je travaille [...] et vis tant que je suis solitaire. Cependant, si vous tenez à me voir, ce qui ne vous avancera guère, et ne peut que me faire perdre dans votre esprit, vous me trouverez d’ordinaire chez moi après sept heures du soir»... Cette belle lettre a été reproduite par L’Autographe en 1864.
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Pierre-Joseph PROUDHON (1809-1865). L.A.S., Paris 20 juillet 1854, à un poète; 1page in-8.
Belle lettre à un poète.
.....«Quoique peu amateur de vers, et encore moins connaisseur, je les goûte pourtant assez pour m’y montrer difficile, je devrais sûrement dire pointilleux»; il remarque ainsi «une césure disgracieuse» dans deux vers du sonnet. Il félicite cependant le poète «de vous être débarrassé, ainsi que vous le dites, du fatras de préjugés qui pesait sur votre conscience. J’aime à croire que les lois de la justice, de la morale, ne vous en apparaîtront que plus belles, plus sublimes, plus sacrées. C’est le premier fruit de la liberté de conscience, de nous rendre immédiatement meilleurs, plus honnêtes, plus dignes, et surtout plus sûrs de notre propre vertu».
Il ajoute: «Je travaille [...] et vis tant que je suis solitaire. Cependant, si vous tenez à me voir, ce qui ne vous avancera guère, et ne peut que me faire perdre dans votre esprit, vous me trouverez d’ordinaire chez moi après sept heures du soir»...
Cette belle lettre a été reproduite par L’Autographe en 1864.
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jeudi 13 février 2025・14:00 (Europe/Paris)
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