Victor SCHOELCHER (1804-1893)
Homme politique, auteur du décret d?abolition de l?esclavage. L.A.S., Samedi matin [vers 1830], au comte Germiny; 3 pages petit in-4. Belle lettre du jeune républicain.{CR}À la suite d?un article d?Armand Carrel, Germiny est intervenu en faveur d?un ami qui s?y est jugé injustement attaqué. Mais l?informateur de Carrel «offre de prouver le fait contesté ! [...] Y a-t-il rien de plus extraordinaire que ce dédale d?intrigues, il faut que le duc ait des ennemis bien acharnés, et il devrait bien chercher à les découvrir pour les écraser sous le mépris universel». Il faudrait opposer de vigoureux démentis à d?aussi misérables accusations: «il me semble que si j?étais homme politique et que j?eusse une grande réputation à défendre je ne craindrais pas de démentir tout ce qui l?attaquerait injustement. Notre parti est exalté sans doute mais du moins il a le bonheur d?être sincère. Il y a conviction chez nous autres gens de rien. La presse est devenue une puissance, c?est elle qui règne, et le palais du roi tremble devant elle. Il m?est avis que nous ne vivons plus dans un temps où l?on peut se croire en droit de la mépriser, et qu?il n?est chevalier de si haut renom qui puisse regarder comme au dessous de lui de descendre dans cette arène. Si chacun pensait ainsi on verrait certainement moins de félons la souiller. Aujourd?hui chacun a la lance au poing même les vassaux, celui qu?on appellera lâche et qui restera enfermé dans son manoir ne devra s?en prendre qu?à lui tout bon et loyal qu?il peut être, s?il passe pour lâche. Il faut à la fin que tous les honnêtes gens s?entendent pour démasquer les intriguans et faire triompher les sincères. Nous avons du reste beaucoup regretté qu?un homme du caractère du noble duc ait moins redouté l?impopularité de la mesure votée à la commission des élections, que la crainte de déplaire à une majorité d?une voix»
Live jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°169

Victor SCHOELCHER (1804-1893) Homme politique, auteur du décret d?abolition de l?esclavage. L.A.S., Samedi matin [vers 1830], au comte Germiny; 3 pages petit in-4. Belle lettre du jeune républicain.{CR}À la suite d?un article d?Armand Carrel, Germiny est intervenu en faveur d?un ami qui s?y est jugé injustement attaqué. Mais l?informateur de Carrel «offre de prouver le fait contesté ! [...] Y a-t-il rien de plus extraordinaire que ce dédale d?intrigues, il faut que le duc ait des ennemis bien acharnés, et il devrait bien chercher à les découvrir pour les écraser sous le mépris universel». Il faudrait opposer de vigoureux démentis à d?aussi misérables accusations: «il me semble que si j?étais homme politique et que j?eusse une grande réputation à défendre je ne craindrais pas de démentir tout ce qui l?attaquerait injustement. Notre parti est exalté sans doute mais du moins il a le bonheur d?être sincère. Il y a conviction chez nous autres gens de rien. La presse est devenue une puissance, c?est elle qui règne, et le palais du roi tremble devant elle. Il m?est avis que nous ne vivons plus dans un temps où l?on peut se croire en droit de la mépriser, et qu?il n?est chevalier de si haut renom qui puisse regarder comme au dessous de lui de descendre dans cette arène. Si chacun pensait ainsi on verrait certainement moins de félons la souiller. Aujourd?hui chacun a la lance au poing même les vassaux, celui qu?on appellera lâche et qui restera enfermé dans son manoir ne devra s?en prendre qu?à lui tout bon et loyal qu?il peut être, s?il passe pour lâche. Il faut à la fin que tous les honnêtes gens s?entendent pour démasquer les intriguans et faire triompher les sincères. Nous avons du reste beaucoup regretté qu?un homme du caractère du noble duc ait moins redouté l?impopularité de la mesure votée à la commission des élections, que la crainte de déplaire à une majorité d?une voix»

Estimation
600 € - 800 €
Résultat
1 700 €
Frais de vente
0%
Victor SCHOELCHER (1804-1893) Homme politique, auteur du décret d?abolition de l?esclavage. L.A.S., Samedi matin [vers 1830], au comte Germiny; 3 pages petit in-4. Belle lettre du jeune républicain.{CR}À la suite d?un article d?Armand Carrel, Germiny est intervenu en faveur d?un ami qui s?y est jugé injustement attaqué. Mais l?informateur de Carrel «offre de prouver le fait contesté ! [...] Y a-t-il rien de plus extraordinaire que ce dédale d?intrigues, il faut que le duc ait des ennemis bien acharnés, et il devrait bien chercher à les découvrir pour les écraser sous le mépris universel». Il faudrait opposer de vigoureux démentis à d?aussi misérables accusations: «il me semble que si j?étais homme politique et que j?eusse une grande réputation à défendre je ne craindrais pas de démentir tout ce qui l?attaquerait injustement. Notre parti est exalté sans doute mais du moins il a le bonheur d?être sincère. Il y a conviction chez nous autres gens de rien. La presse est devenue une puissance, c?est elle qui règne, et le palais du roi tremble devant elle. Il m?est avis que nous ne vivons plus dans un temps où l?on peut se croire en droit de la mépriser, et qu?il n?est chevalier de si haut renom qui puisse regarder comme au dessous de lui de descendre dans cette arène. Si chacun pensait ainsi on verrait certainement moins de félons la souiller. Aujourd?hui chacun a la lance au poing même les vassaux, celui qu?on appellera lâche et qui restera enfermé dans son manoir ne devra s?en prendre qu?à lui tout bon et loyal qu?il peut être, s?il passe pour lâche. Il faut à la fin que tous les honnêtes gens s?entendent pour démasquer les intriguans et faire triompher les sincères. Nous avons du reste beaucoup regretté qu?un homme du caractère du noble duc ait moins redouté l?impopularité de la mesure votée à la commission des élections, que la crainte de déplaire à une majorité d?une voix»
Vente jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris