George SAND (1804-1876) Manuscrit autographe pour La Comtesse de Rudolstadt, [1844]; 1 page in-8 (chiffrée 25) avec ratures et corrections. Fragment de la «Lettre de Philon» qui conclut le roman, et publiée dans la Revue indépendante du 10 février 1844, avant d?être reprise en volume (L. de Potter, 1844). ... «Nous sûmes bientôt que nous étions au pied de la montagne et du château des Géans, et, d?après ce nom, nous eussions pu nous croire transportés par enchantement dans la grande chaîne septentrionale des Karpathes. Mais on nous apprit qu?un des ancêtres de la famille Podiebrad avait ainsi baptisé son domaine, par souvenir d?un voeu qu?il avait fait dans le Riesengebürge. On nous raconta aussi comment les descendants de Podiebrad avaient changé leur propre nom, après les désastres de la guerre de trente ans, pour prendre celui de Rudolstadt; la persécution s?étendait alors jusqu?à germaniser les noms des villes, des terres, des familles et des individus. Toutes ces traditions sont encore vivantes dans le coeur des paysans bohêmes. Ainsi le mystérieux Trismégiste, que nous cherchions, est bien réellement le même Albert Podiebrad, qui fut enterré vivant, il y a vingt-cinq ans, et qui, arraché de la tombe, on n?a jamais su par quel miracle, disparut longtemps et fut persécuté et enfermé, dix ou quinze ans plus tard, comme faussaire, imposteur et surtout comme franc-maçon et rose-croix; c?est bien ce fameux comte de Rudolstadt, dont l?étrange procès fut étouffé avec soin, et dont l?identité n?a jamais pu être constatée»
Estimation
500 € - 600 €
Résultat
650 €
Frais de vente
0%
George SAND (1804-1876)
Manuscrit autographe pour La Comtesse de Rudolstadt, [1844]; 1 page in-8 (chiffrée 25) avec ratures et corrections. Fragment de la «Lettre de Philon» qui conclut le roman, et publiée dans la Revue indépendante du 10 février 1844, avant d?être reprise en volume (L. de Potter, 1844). ... «Nous sûmes bientôt que nous étions au pied de la montagne et du château des Géans, et, d?après ce nom, nous eussions pu nous croire transportés par enchantement dans la grande chaîne septentrionale des Karpathes. Mais on nous apprit qu?un des ancêtres de la famille Podiebrad avait ainsi baptisé son domaine, par souvenir d?un voeu qu?il avait fait dans le Riesengebürge. On nous raconta aussi comment les descendants de Podiebrad avaient changé leur propre nom, après les désastres de la guerre de trente ans, pour prendre celui de Rudolstadt; la persécution s?étendait alors jusqu?à germaniser les noms des villes, des terres, des familles et des individus. Toutes ces traditions sont encore vivantes dans le coeur des paysans bohêmes. Ainsi le mystérieux Trismégiste, que nous cherchions, est bien réellement le même Albert Podiebrad, qui fut enterré vivant, il y a vingt-cinq ans, et qui, arraché de la tombe, on n?a jamais su par quel miracle, disparut longtemps et fut persécuté et enfermé, dix ou quinze ans plus tard, comme faussaire, imposteur et surtout comme franc-maçon et rose-croix; c?est bien ce fameux comte de Rudolstadt, dont l?étrange procès fut étouffé avec soin, et dont l?identité n?a jamais pu être constatée»
Vente
jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris