Charles-Augustin sainte-beuve (1804-1869)
L.A. (minute), [1828 ?], au philosophe Théodore Jouffroy; 5 pages et quart in-4. Longue lettre sur le symbolisme et les idées philosophiques et esthétiques de Sainte-Beuve.{CR}Ce texte très important évoque le cours d?esthétique de Jouffroy sur le principe symbolique, auquel Sainte-Beuve veut apporter quelques considérations. ... «Je crois bien fermement, d?abord, à l?existence indépendante d?un sentiment particulier, distinct de tout autre, semblable à lui seul, en un mot sui generis, lequel éclate spontanément, sans calcul, a priori en présence de tout objet que nous qualifions de beau, de laid, de joli, &c. [...] tout objet de nature est plus ou moins susceptible de nous paroitre beau, laid, joli, &... tant qu?il a prise sur nos sens ou plutôt que nos sens ont prise sur lui, il nous dit quelque chose de tel». À l?aide d?exemples précis, Sainte-Beuve analyse comment l?homme associe tel ou tel sentiment aux éléments des autres règnes et, «si on recherchait la raison finale de ces associations, on pourroit y voir un immense magazin de signes, un riche alphabet réservé par la nature pour les langages des hommes entre eux, et en particulier pour le langage poétique». Les interprétations et les sentiments qui naissent en l?homme sont «un point de sympathie, en d?autres termes de correspondance», et nous persuadent «qu?il y a dans toute apparence un sens, une vertu symbolique»... Etc.{CR}Correspondance générale, Lettres retrouvées (éd. A. Bonnerot), t. I, p. 37. Ancienne collection Daniel Sickles (XVII, 7639)
Live jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°161

Charles-Augustin sainte-beuve (1804-1869) L.A. (minute), [1828 ?], au philosophe Théodore Jouffroy; 5 pages et quart in-4. Longue lettre sur le symbolisme et les idées philosophiques et esthétiques de Sainte-Beuve.{CR}Ce texte très important évoque le cours d?esthétique de Jouffroy sur le principe symbolique, auquel Sainte-Beuve veut apporter quelques considérations. ... «Je crois bien fermement, d?abord, à l?existence indépendante d?un sentiment particulier, distinct de tout autre, semblable à lui seul, en un mot sui generis, lequel éclate spontanément, sans calcul, a priori en présence de tout objet que nous qualifions de beau, de laid, de joli, &c. [...] tout objet de nature est plus ou moins susceptible de nous paroitre beau, laid, joli, &... tant qu?il a prise sur nos sens ou plutôt que nos sens ont prise sur lui, il nous dit quelque chose de tel». À l?aide d?exemples précis, Sainte-Beuve analyse comment l?homme associe tel ou tel sentiment aux éléments des autres règnes et, «si on recherchait la raison finale de ces associations, on pourroit y voir un immense magazin de signes, un riche alphabet réservé par la nature pour les langages des hommes entre eux, et en particulier pour le langage poétique». Les interprétations et les sentiments qui naissent en l?homme sont «un point de sympathie, en d?autres termes de correspondance», et nous persuadent «qu?il y a dans toute apparence un sens, une vertu symbolique»... Etc.{CR}Correspondance générale, Lettres retrouvées (éd. A. Bonnerot), t. I, p. 37. Ancienne collection Daniel Sickles (XVII, 7639)

Estimation
500 € - 600 €
Résultat
500 €
Frais de vente
0%
Charles-Augustin sainte-beuve (1804-1869) L.A. (minute), [1828 ?], au philosophe Théodore Jouffroy; 5 pages et quart in-4. Longue lettre sur le symbolisme et les idées philosophiques et esthétiques de Sainte-Beuve.{CR}Ce texte très important évoque le cours d?esthétique de Jouffroy sur le principe symbolique, auquel Sainte-Beuve veut apporter quelques considérations. ... «Je crois bien fermement, d?abord, à l?existence indépendante d?un sentiment particulier, distinct de tout autre, semblable à lui seul, en un mot sui generis, lequel éclate spontanément, sans calcul, a priori en présence de tout objet que nous qualifions de beau, de laid, de joli, &c. [...] tout objet de nature est plus ou moins susceptible de nous paroitre beau, laid, joli, &... tant qu?il a prise sur nos sens ou plutôt que nos sens ont prise sur lui, il nous dit quelque chose de tel». À l?aide d?exemples précis, Sainte-Beuve analyse comment l?homme associe tel ou tel sentiment aux éléments des autres règnes et, «si on recherchait la raison finale de ces associations, on pourroit y voir un immense magazin de signes, un riche alphabet réservé par la nature pour les langages des hommes entre eux, et en particulier pour le langage poétique». Les interprétations et les sentiments qui naissent en l?homme sont «un point de sympathie, en d?autres termes de correspondance», et nous persuadent «qu?il y a dans toute apparence un sens, une vertu symbolique»... Etc.{CR}Correspondance générale, Lettres retrouvées (éd. A. Bonnerot), t. I, p. 37. Ancienne collection Daniel Sickles (XVII, 7639)
Vente jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris