Jean-Louis-Armand Bréau de QUATREFAGES (1810-1892)
Naturaliste et anthropologiste (Académie des Sciences). L.A.S., Paris 21 novembre 1859, à François Buloz, directeur de la Revue des deux mondes; 16 pages in-8. Très longue et intéressante lettre où Quatrefages développe ses idées politiques à propos de l?Angleterre.{CR}Il n?est pas d?accord avec la tendance anglophile de la Revue des deux mondes, mais n?est certes pas belliciste: «une guerre entre la France et l?Angleterre marquerait un temps d?arrêt dans les progrès généraux de l?humanité». Mais c?est une nation qui «écrase les faibles», «opprime les nationalités» ou même «les anéantit», se montre «toujours envieuse» du moindre avantage qui peut nous échoir, et se réjouit quand un événement peut nous affaiblir. «Ils savent se déclarer satisfaits seulement devant ceux qui au besoin sont prêts à leur montrer les dents»; ainsi ils ne se brouilleront pas avec les États-Unis. «Que la France soit ferme vis-à-vis de l?Angleterre; et alors la paix sera assurée»; car l?Angleterre, dans la guerre d?Italie, a contrecarré la politique française et ne cachait pas ses sympathies pour l?Autriche... Etc
Live jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°145

Jean-Louis-Armand Bréau de QUATREFAGES (1810-1892) Naturaliste et anthropologiste (Académie des Sciences). L.A.S., Paris 21 novembre 1859, à François Buloz, directeur de la Revue des deux mondes; 16 pages in-8. Très longue et intéressante lettre où Quatrefages développe ses idées politiques à propos de l?Angleterre.{CR}Il n?est pas d?accord avec la tendance anglophile de la Revue des deux mondes, mais n?est certes pas belliciste: «une guerre entre la France et l?Angleterre marquerait un temps d?arrêt dans les progrès généraux de l?humanité». Mais c?est une nation qui «écrase les faibles», «opprime les nationalités» ou même «les anéantit», se montre «toujours envieuse» du moindre avantage qui peut nous échoir, et se réjouit quand un événement peut nous affaiblir. «Ils savent se déclarer satisfaits seulement devant ceux qui au besoin sont prêts à leur montrer les dents»; ainsi ils ne se brouilleront pas avec les États-Unis. «Que la France soit ferme vis-à-vis de l?Angleterre; et alors la paix sera assurée»; car l?Angleterre, dans la guerre d?Italie, a contrecarré la politique française et ne cachait pas ses sympathies pour l?Autriche... Etc

Estimation
300 € - 400 €
Résultat
300 €
Frais de vente
0%
Jean-Louis-Armand Bréau de QUATREFAGES (1810-1892) Naturaliste et anthropologiste (Académie des Sciences). L.A.S., Paris 21 novembre 1859, à François Buloz, directeur de la Revue des deux mondes; 16 pages in-8. Très longue et intéressante lettre où Quatrefages développe ses idées politiques à propos de l?Angleterre.{CR}Il n?est pas d?accord avec la tendance anglophile de la Revue des deux mondes, mais n?est certes pas belliciste: «une guerre entre la France et l?Angleterre marquerait un temps d?arrêt dans les progrès généraux de l?humanité». Mais c?est une nation qui «écrase les faibles», «opprime les nationalités» ou même «les anéantit», se montre «toujours envieuse» du moindre avantage qui peut nous échoir, et se réjouit quand un événement peut nous affaiblir. «Ils savent se déclarer satisfaits seulement devant ceux qui au besoin sont prêts à leur montrer les dents»; ainsi ils ne se brouilleront pas avec les États-Unis. «Que la France soit ferme vis-à-vis de l?Angleterre; et alors la paix sera assurée»; car l?Angleterre, dans la guerre d?Italie, a contrecarré la politique française et ne cachait pas ses sympathies pour l?Autriche... Etc
Vente jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris