Silvio pellico (1789-1854) L.A.S., Turin 4 février 1842, au comte Amand de Branges, à Paris; 3 pages in-4, adresse (petits trous par bris de cachet et corrosion d?encre avec qqs taches). Longue lettre de l?auteur de Mes prisons au sujet d?Éliphas Lévi (l?abbé Constant), détenu dans la prison de Sainte-Pélagie à la suite de la saisie de sa Bible de la Liberté.{CR}L?âme de l?abbé Constant a beaucoup erré, et Pellico espère sa rétraction et prie pour sa conversion: «Il ne saura être long-tems la dupe des sophismes de l?irréligion, il se mettra au-dessus des vains déclamateurs du monde; il sentira que la croyance catholique avec ses vénérables mystères est cent fois plus claire, plus logique que toute prétendue philosophie, car nulle philosophie n?est forte de logique, libre d?inconséquences et d?obscurités»... Ce sont des mystères sans consolation, sans Dieu... «Je n?ai pas le droit de prêcher, moi qui balançai si long-tems entre le scepticisme et la foi; mais dites, je vous prie, à Mr Constant que je n?ai été étranger à aucune des hypothèses de la fausse philosophie; j?ai étudié, j?ai comparé, j?ai appliqué toutes les facultés de mon intelligence à approfondir les assertions de cette vaine sagesse si contradictoire et si multiple dans ses efforts impuissans. Toujours le même résultat. Je m?indignais de ce vide pompeux; chaque système m?attristait, m?inspirait du mépris; et les beautés divines de notre religion étaient là devant moi. Je les aimais sans les suivre. - Voilà pourquoi ma faute est grande ! Ma pusillanimité et mes inconséquences auraient peut-être duré toute ma vie, si Dieu ne s?était servi des événements pour m?arracher de la société pour m?enterrer pendant dix ans dans la solitude; - afin que dans les chaînes du corps, mon esprit devînt plus libre, plus déterminé à sortir de l?esclavage des passions et des opinions. - Les croix que j?ai ne m?empêchent pas de sentir mon bonheur, car nul doute en matière de foi ne pénètre plus dans mon âme»
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Silvio pellico (1789-1854)
L.A.S., Turin 4 février 1842, au comte Amand de Branges, à Paris; 3 pages in-4, adresse (petits trous par bris de cachet et corrosion d?encre avec qqs taches). Longue lettre de l?auteur de Mes prisons au sujet d?Éliphas Lévi (l?abbé Constant), détenu dans la prison de Sainte-Pélagie à la suite de la saisie de sa Bible de la Liberté.{CR}L?âme de l?abbé Constant a beaucoup erré, et Pellico espère sa rétraction et prie pour sa conversion: «Il ne saura être long-tems la dupe des sophismes de l?irréligion, il se mettra au-dessus des vains déclamateurs du monde; il sentira que la croyance catholique avec ses vénérables mystères est cent fois plus claire, plus logique que toute prétendue philosophie, car nulle philosophie n?est forte de logique, libre d?inconséquences et d?obscurités»... Ce sont des mystères sans consolation, sans Dieu... «Je n?ai pas le droit de prêcher, moi qui balançai si long-tems entre le scepticisme et la foi; mais dites, je vous prie, à Mr Constant que je n?ai été étranger à aucune des hypothèses de la fausse philosophie; j?ai étudié, j?ai comparé, j?ai appliqué toutes les facultés de mon intelligence à approfondir les assertions de cette vaine sagesse si contradictoire et si multiple dans ses efforts impuissans. Toujours le même résultat. Je m?indignais de ce vide pompeux; chaque système m?attristait, m?inspirait du mépris; et les beautés divines de notre religion étaient là devant moi. Je les aimais sans les suivre. - Voilà pourquoi ma faute est grande ! Ma pusillanimité et mes inconséquences auraient peut-être duré toute ma vie, si Dieu ne s?était servi des événements pour m?arracher de la société pour m?enterrer pendant dix ans dans la solitude; - afin que dans les chaînes du corps, mon esprit devînt plus libre, plus déterminé à sortir de l?esclavage des passions et des opinions. - Les croix que j?ai ne m?empêchent pas de sentir mon bonheur, car nul doute en matière de foi ne pénètre plus dans mon âme»
Vente
jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris