Charles NODIER (1780-1844) L.A.S., Paris 16 janvier 1831, au poète Charles-Julien de Chênedollé à Chênedollé; 1 page et demie in-4, adresse. Belle lettre. Nodier regrette qu?ils n?aient pas conversé lors de la dernière soirée passée ensemble. Quant aux «babioles» que désire Chênedollé, «ces recherches ne vont pas à ma solitude que je circonscris de plus en plus entre mon grabat et mes tisons. J?ai donc remis ce soin à ma fille, la grande maréchale de mon modeste palais, et comme les femmes ne vous oublient pas plus que les hommes, vous aurez bientôt de ses nouvelles, si elle ne s?est saisie par avancement d?hoirie du seul héritage que j?aie à lui laisser, la paresse paternelle. [...] Je me repose tant que je peux du passé et du présent, en attendant le repos infaillible de l?avenir qu?aucune puissance humaine ne sauroit me disputer. J?écris au coin de mon feu pendant le jour, pour me tenir éveillé, les contes de fées que je compose pendant la nuit pour m?endormir; et je trouve en me couchant que j?ai vécu un jour de plus, ce qui est une grande conquête sur le temps»... Il prie Chênedollé de lui envoyer «quelques-uns des vers que vous n?avez pas publiés. Vous savez que j?ai un reste d?âme pour les sentir, et un coeur presque tout vivant encore, pour aimer ce qui vient de vous. L?entretien des muses a d?ailleurs cela d?excellent qu?il fait oublier qu?on existe autrement que par les rapports communs de l?homme qui ne sont qu?infirmité et misère»... etc.{CR}Ancienne collection Daniel Sickles (XVI, 7027)
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500 € - 700 €
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Charles NODIER (1780-1844)
L.A.S., Paris 16 janvier 1831, au poète Charles-Julien de Chênedollé à Chênedollé; 1 page et demie in-4, adresse. Belle lettre. Nodier regrette qu?ils n?aient pas conversé lors de la dernière soirée passée ensemble. Quant aux «babioles» que désire Chênedollé, «ces recherches ne vont pas à ma solitude que je circonscris de plus en plus entre mon grabat et mes tisons. J?ai donc remis ce soin à ma fille, la grande maréchale de mon modeste palais, et comme les femmes ne vous oublient pas plus que les hommes, vous aurez bientôt de ses nouvelles, si elle ne s?est saisie par avancement d?hoirie du seul héritage que j?aie à lui laisser, la paresse paternelle. [...] Je me repose tant que je peux du passé et du présent, en attendant le repos infaillible de l?avenir qu?aucune puissance humaine ne sauroit me disputer. J?écris au coin de mon feu pendant le jour, pour me tenir éveillé, les contes de fées que je compose pendant la nuit pour m?endormir; et je trouve en me couchant que j?ai vécu un jour de plus, ce qui est une grande conquête sur le temps»... Il prie Chênedollé de lui envoyer «quelques-uns des vers que vous n?avez pas publiés. Vous savez que j?ai un reste d?âme pour les sentir, et un coeur presque tout vivant encore, pour aimer ce qui vient de vous. L?entretien des muses a d?ailleurs cela d?excellent qu?il fait oublier qu?on existe autrement que par les rapports communs de l?homme qui ne sont qu?infirmité et misère»... etc.{CR}Ancienne collection Daniel Sickles (XVI, 7027)
Vente
jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris