Napoléon Ier (1769-1821) Apostille autographe signée «Nap» (2 lignes), Varsovie 4 janvier 1807, en tête d?une L.A.S. de Louis de FONTANES (1757-1821), Paris 10 décembre 1806; 3 pages in-fol. Fontanes, Président du Corps législatif, rappelle que ses fonctions législatives expirent le 31 décembre, le laissant dans une situation équivoque pour ses collègues et le public: «On ne peut tout-à-fait rester indifférent dans le monde à la destinée d?un homme placé trois fois par vous à la tête du second corps de l?état, et qui s?en est trouvé président à deux grandes époques: celle du rétablissement de la Monarchie, et celle du Sacre de Vôtre Majesté... Je suis le moindre de vos ouvrages, mais enfin je le suis»... Il est candidat au Corps législatif et au Sénat, mais les élections peuvent être retardées; il se demande s?il doit rester président jusqu?à la session prochaine, comme semble l?indiquer un article du sénatus-consulte. Honteux d?entretenir Napoléon de «pareilles misères», il termine par cette phrase où l?adulation le dispute à la courtisanerie: «Mais celui qu?on regardait avant vous comme le premier des conquerans, et qui n?est plus que le second, Alexandre, des extrémités de la Perse où il méditait de nouvelles conquêtes veillait, dit Plutarque, au sort des moindres de ses serviteurs qui l?admiraient et faisaient pour lui des voeux dans le fond de la Macédoine»...{CR}Napoléon, qui est alors à Varsovie, a noté en tête de la lettre: «il restera president jusqu?à l?ouverture de la session Nap»
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Napoléon Ier (1769-1821)
Apostille autographe signée «Nap» (2 lignes), Varsovie 4 janvier 1807, en tête d?une L.A.S. de Louis de FONTANES (1757-1821), Paris 10 décembre 1806; 3 pages in-fol. Fontanes, Président du Corps législatif, rappelle que ses fonctions législatives expirent le 31 décembre, le laissant dans une situation équivoque pour ses collègues et le public: «On ne peut tout-à-fait rester indifférent dans le monde à la destinée d?un homme placé trois fois par vous à la tête du second corps de l?état, et qui s?en est trouvé président à deux grandes époques: celle du rétablissement de la Monarchie, et celle du Sacre de Vôtre Majesté... Je suis le moindre de vos ouvrages, mais enfin je le suis»... Il est candidat au Corps législatif et au Sénat, mais les élections peuvent être retardées; il se demande s?il doit rester président jusqu?à la session prochaine, comme semble l?indiquer un article du sénatus-consulte. Honteux d?entretenir Napoléon de «pareilles misères», il termine par cette phrase où l?adulation le dispute à la courtisanerie: «Mais celui qu?on regardait avant vous comme le premier des conquerans, et qui n?est plus que le second, Alexandre, des extrémités de la Perse où il méditait de nouvelles conquêtes veillait, dit Plutarque, au sort des moindres de ses serviteurs qui l?admiraient et faisaient pour lui des voeux dans le fond de la Macédoine»...{CR}Napoléon, qui est alors à Varsovie, a noté en tête de la lettre: «il restera president jusqu?à l?ouverture de la session Nap»
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jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
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3, rue Favart
75002 Paris