Léopoldine HUGO (1824-1843) Fille aînée de Victor Hugo, morte noyée à Villequier. L.A.S. «L», [27 avril 1843], à son père Victor Hugo; 3 pages in-8, adresse. Belle et rare lettre de la jeune mariée à son père (elle mourra le 4 septembre).{CR}L?opposition inattendue de son père au prochain départ de sa mère est le premier chagrin qu?elle éprouve depuis deux mois: «je t?en conjure, mon père chéri, laisse venir Maman ! - Je ne te demande pas de l?accompagner puisque tu as déjà ajourné ce bonheur, je fais taire en moi toutes mes tentations de supplications et de prières. - Je ne veux pas être importune et fatigante, seulement je te demande tout de suite Maman, mon frère et ma soeur ! [...] Laisse-moi jouir de leur venue, laisse-moi leur parler de toi, eux qui seront tout imprégnés de ta présence, et qui m?apporteront aussi quelques-uns de tes baisers. Que je ne me dise pas, que je ne suis plus pour vous un enfant aussi chéri que mes frères [...] Oh ! mon bon père, je n?ai jamais douté de ton amour si grand, de ta tendresse si dévouée, c?est pour cela que je viens à toi, si sûre d?être écoutée»... Le buste de son père, «admirablement ressemblant», lui est parvenu; elle demande son portrait, ou une réduction d?un buste de David (d?Angers): «Je le mettrai devant mon prie-Dieu, à côté des portraits de Maman et de Dédé, au-dessus du bénitier d?argent et du chapelet en perles que tu m?as donnés il y a si longtemps»...{CR}Correspondance (éd. P. Georgel), p. 402
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Léopoldine HUGO (1824-1843)
Fille aînée de Victor Hugo, morte noyée à Villequier. L.A.S. «L», [27 avril 1843], à son père Victor Hugo; 3 pages in-8, adresse. Belle et rare lettre de la jeune mariée à son père (elle mourra le 4 septembre).{CR}L?opposition inattendue de son père au prochain départ de sa mère est le premier chagrin qu?elle éprouve depuis deux mois: «je t?en conjure, mon père chéri, laisse venir Maman ! - Je ne te demande pas de l?accompagner puisque tu as déjà ajourné ce bonheur, je fais taire en moi toutes mes tentations de supplications et de prières. - Je ne veux pas être importune et fatigante, seulement je te demande tout de suite Maman, mon frère et ma soeur ! [...] Laisse-moi jouir de leur venue, laisse-moi leur parler de toi, eux qui seront tout imprégnés de ta présence, et qui m?apporteront aussi quelques-uns de tes baisers. Que je ne me dise pas, que je ne suis plus pour vous un enfant aussi chéri que mes frères [...] Oh ! mon bon père, je n?ai jamais douté de ton amour si grand, de ta tendresse si dévouée, c?est pour cela que je viens à toi, si sûre d?être écoutée»... Le buste de son père, «admirablement ressemblant», lui est parvenu; elle demande son portrait, ou une réduction d?un buste de David (d?Angers): «Je le mettrai devant mon prie-Dieu, à côté des portraits de Maman et de Dédé, au-dessus du bénitier d?argent et du chapelet en perles que tu m?as donnés il y a si longtemps»...{CR}Correspondance (éd. P. Georgel), p. 402
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jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
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3, rue Favart
75002 Paris