Pierre-Jean david d?angers (1788-1856)
L.A.S., Paris 6 octobre 1855, à un ami et ancien collègue [Émile Péan]; 1 page et demie in-8, à son chiffre. Belle lettre à un proscrit qui vient de perdre sa fille unique (coupure de journal jointe)... «ce n?est qu?en tremblant que je vous écris car il est de ces plaies de l?âme que la main, même d?un ami, n?ose tenter de soulager. Je reconnais bien là le sort habituel des républicains, exil, tortures morales, douleurs physiques rien ne leur est épargné, et comme si ce n?était assez de la méchanceté des hommes, la destinée implacable semble encore s?acharner contre eux. Comme au christianisme il faut à la République ses martyrs ! Puisse le courage qui vous a toujours soutenu ne pas vous abandonner dans cette épreuve la plus cruelle qu?on puisse subir !»...{CR}On joint une L.A.S. de sa veuve, Émilie David d?Angers, 16 décembre 1860, à propos d?une photographie du sculpteur
Live jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°51

Pierre-Jean david d?angers (1788-1856) L.A.S., Paris 6 octobre 1855, à un ami et ancien collègue [Émile Péan]; 1 page et demie in-8, à son chiffre. Belle lettre à un proscrit qui vient de perdre sa fille unique (coupure de journal jointe)... «ce n?est qu?en tremblant que je vous écris car il est de ces plaies de l?âme que la main, même d?un ami, n?ose tenter de soulager. Je reconnais bien là le sort habituel des républicains, exil, tortures morales, douleurs physiques rien ne leur est épargné, et comme si ce n?était assez de la méchanceté des hommes, la destinée implacable semble encore s?acharner contre eux. Comme au christianisme il faut à la République ses martyrs ! Puisse le courage qui vous a toujours soutenu ne pas vous abandonner dans cette épreuve la plus cruelle qu?on puisse subir !»...{CR}On joint une L.A.S. de sa veuve, Émilie David d?Angers, 16 décembre 1860, à propos d?une photographie du sculpteur

Estimation
300 € - 400 €
Résultat
300 €
Frais de vente
0%
Pierre-Jean david d?angers (1788-1856) L.A.S., Paris 6 octobre 1855, à un ami et ancien collègue [Émile Péan]; 1 page et demie in-8, à son chiffre. Belle lettre à un proscrit qui vient de perdre sa fille unique (coupure de journal jointe)... «ce n?est qu?en tremblant que je vous écris car il est de ces plaies de l?âme que la main, même d?un ami, n?ose tenter de soulager. Je reconnais bien là le sort habituel des républicains, exil, tortures morales, douleurs physiques rien ne leur est épargné, et comme si ce n?était assez de la méchanceté des hommes, la destinée implacable semble encore s?acharner contre eux. Comme au christianisme il faut à la République ses martyrs ! Puisse le courage qui vous a toujours soutenu ne pas vous abandonner dans cette épreuve la plus cruelle qu?on puisse subir !»...{CR}On joint une L.A.S. de sa veuve, Émilie David d?Angers, 16 décembre 1860, à propos d?une photographie du sculpteur
Vente jeudi 21 février 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris