DIEGO GIACOMETTI (1902-1985) - COLLECTION Me R. I. ; PUIS COLLECTION Me F. I. (FILS DU PRÉCÉDENT) Le Cerf, modèle créé vers [1972] Sculpture. Épreuve en bronze patiné. Signée DIEGO et du monogramme au tas à gauche sur la terrasse. Hauteur : 17,5 cm Terrasse : 16,7 x 4,7 cm Important : Cette œuvre a été authentifiée selon le processus mis en place par la succession Diego Giacometti. Provenance et historique : - Collection Me R. I., avocat spécialisé dans la propriété intellectuelle et artistique, ayant eu parmi ses clients des artistes de premier plan. - Me F. I., fils du précédent, œuvre détenue depuis 2005 dans le cadre de la succession de son père. Bibliographie : - Collectif – Diego Giacometti – Catalogue de l’œuvre – Éditions Eolia, Paris, 1986. Une épreuve de notre modèle de Cerf reproduite dans cet ouvrage (sans pagination). - Le Bestiaire de Diego Giacometti – Catalogue d’exposition, Galerie L’Arc en seine, Paris, du 24 septembre au 20 décembre 1997, édition de la galerie. Une épreuve de notre modèle de Cerf reproduite page 69 et décrite page 68. - Christian Boutonnet et Rafael Ortiz, préface de James Lord - Diego Giacometti – Catalogue d’exposition, Galerie L’Arc en seine, Paris, 2003, Les Éditions de l’Amateur, 2003. Une épreuve de notre modèle Cerf reproduite page 101. À noter : Le droit de suite sur cette œuvre est à la charge de l’acquéreur. Le bestiaire de Diego Giacometti Diego Giacometti, sculpteur d’origine suisse, est reconnu pour son oeuvre singulière, inspirée de la nature, ponctuée d’un bestiaire d'animaux stylisés ayant contribué à définir sa vision unique de la création artistique. Frère cadet d’Alberto Giacometti, il dévoua dans un premier temps son travail à l’oeuvre de son frère, avant de développer son propre langage sculpté, marqué par la sensibilité et la simplicité – dont les animaux s’érigent en protagonistes essentiels. Le recours au registre animalier chez Diego Giacometti semble puiser ses racines dans son enfance, durant laquelle il avait attentivement observé la nature et les animaux peuplant les paysages de forêt et de montagne de son village de Borgonovo, en Suisse. À l’heure du développement de ses oeuvres personnelles, il se tourna très vite vers eux pour « habiller » ses créations, comme il s’amusait à le décrire, convoquant alors ses plus tendres souvenirs1. Son amour pour la nature et la naïveté de son regard sur le monde animal et végétal, qu’il gardera tout au long de sa vie, se traduisent par la simplicité de son modelé. Loin d’un réalisme strict, ses figures fines et délicates, qui conservent la marque de ses doigts, adoptent une ligne épurée mais non moins subtile, tant elles nous évoquent, par leur dynamisme et leur texture, l’image d’animaux nous étant plus ou moins familiers – dans toute leur vitalité. Les animaux de Diego ne sont pas de simples motifs décoratifs ; ils insufflent de la vie à ses objets, d’abord conçus pour être fonctionnels. L’artiste créait en effet ses petites sculptures d’animaux de manière isolée, avant de les ajouter aux structures sobres de son mobilier, les installant sur leurs extrémités ou leurs traverses2. Ses créations se transformèrent peu à peu en de véritables meubles-sculptures, animés par ces créatures symboliques devenues emblématiques de son oeuvre3. Diego Giacometti constitua un véritable répertoire animalier, au sein duquel oiseaux, chiens et chats sont les acteurs privilégiés. Il capture l’essence même des animaux, de leurs instincts et comportements, pour les intégrer dans son imaginaire singulier. En grand enfant, il détourne régulièrement ses figures avec une touche d’humour. Ses chiens se comportent donc comme des chiens et, tandis que l’un arrose un arbre, l’autre le flaire4. Et le renard, malicieux et rusé, épie déjà la biche qui se cache de l’autre côté de l’arbre qui les sépare ; même si le canidé ne parvient pas à réellement à effrayer les spectateurs que nous sommes de la scène, tant il semble chargé de la naïveté que l’artiste lui a transmise. Avec Diego Giacometti, chaque animal transcende sa simple représentation pour devenir une allégorie de la liberté et du rêve. Aussi, par l’intégration de ces créatures dans des objets du quotidien, il fait basculer ses créations dans une dimension onirique, où chaque pièce se charge de poésie et d’un charme intemporel. 1- Jean Leymarie in Daniel Marchessau – Diego Giacometti – Éditions Hermann, Paris, 1987, p. 19. 2- Ibid. 3- Christian Boutonnet, Rafael Ortiz & James Lord – Diego Giacometti – Éditions de l’Amateur/Galerie de l’Arc en Seine, Paris, 2003, p. 94. 4- Ibid., p. 95
Estimation
30 000 € - 50 000 €
Résultat
49 580 €
Frais de vente
30%
DIEGO GIACOMETTI (1902-1985) - COLLECTION Me R. I. ; PUIS COLLECTION Me F. I. (FILS DU PRÉCÉDENT)
Le Cerf, modèle créé vers [1972]
Sculpture.
Épreuve en bronze patiné.
Signée DIEGO et du monogramme au tas à gauche sur la terrasse.
Hauteur : 17,5 cm
Terrasse : 16,7 x 4,7 cm
Important :
Cette œuvre a été authentifiée selon le processus mis en place par la succession Diego Giacometti.
Provenance et historique :
- Collection Me R. I., avocat spécialisé dans la propriété intellectuelle et artistique, ayant eu parmi ses clients des artistes de premier plan.
- Me F. I., fils du précédent, œuvre détenue depuis 2005 dans le cadre de la succession de son père.
Bibliographie :
- Collectif – Diego Giacometti – Catalogue de l’œuvre – Éditions Eolia, Paris, 1986. Une épreuve de notre modèle de Cerf reproduite dans cet ouvrage (sans pagination).
- Le Bestiaire de Diego Giacometti – Catalogue d’exposition, Galerie L’Arc en seine, Paris, du 24 septembre au 20 décembre 1997, édition de la galerie. Une épreuve de notre modèle de Cerf reproduite page 69 et décrite page 68.
- Christian Boutonnet et Rafael Ortiz, préface de James Lord - Diego Giacometti – Catalogue d’exposition, Galerie L’Arc en seine, Paris, 2003, Les Éditions de l’Amateur, 2003. Une épreuve de notre modèle Cerf reproduite page 101.
À noter :
Le droit de suite sur cette œuvre est à la charge de l’acquéreur.
Le bestiaire de Diego Giacometti
Diego Giacometti, sculpteur d’origine suisse, est reconnu pour son oeuvre singulière, inspirée de la nature, ponctuée d’un bestiaire d'animaux stylisés ayant contribué à définir sa vision unique de la création artistique. Frère cadet d’Alberto Giacometti, il dévoua dans un premier temps son travail à l’oeuvre de son frère, avant de développer son propre langage sculpté, marqué par la sensibilité et la simplicité – dont les animaux s’érigent en protagonistes essentiels.
Le recours au registre animalier chez Diego Giacometti semble puiser ses racines dans son enfance, durant laquelle il avait attentivement observé la nature et les animaux peuplant les paysages de forêt et de montagne de son village de Borgonovo, en Suisse. À l’heure du développement de ses oeuvres personnelles, il se tourna très vite vers eux pour « habiller » ses créations, comme il s’amusait à le décrire, convoquant alors ses plus tendres souvenirs1.
Son amour pour la nature et la naïveté de son regard sur le monde animal et végétal, qu’il gardera tout au long de sa vie, se traduisent par la simplicité de son modelé. Loin d’un réalisme strict, ses figures fines et délicates, qui conservent la marque de ses doigts, adoptent une ligne épurée mais non moins subtile, tant elles nous évoquent, par leur dynamisme et leur texture, l’image d’animaux nous étant plus ou moins familiers – dans toute leur vitalité. Les animaux de Diego ne sont pas de simples motifs décoratifs ; ils insufflent de la vie à ses objets, d’abord conçus pour être fonctionnels. L’artiste créait en effet ses petites sculptures d’animaux de manière isolée, avant de les ajouter aux structures sobres de son mobilier, les installant sur leurs extrémités ou leurs traverses2. Ses créations se transformèrent peu à peu en de véritables meubles-sculptures, animés par ces créatures symboliques devenues emblématiques de son oeuvre3.
Diego Giacometti constitua un véritable répertoire animalier, au sein duquel oiseaux, chiens et chats sont les acteurs privilégiés. Il capture l’essence même des animaux, de leurs instincts et comportements, pour les intégrer dans son imaginaire singulier. En grand enfant, il détourne régulièrement ses figures avec une touche d’humour. Ses chiens se comportent donc comme des chiens et, tandis que l’un arrose un arbre, l’autre le flaire4. Et le renard, malicieux et rusé, épie déjà la biche qui se cache de l’autre côté de l’arbre qui les sépare ; même si le canidé ne parvient pas à réellement à effrayer les spectateurs que nous sommes de la scène, tant il semble chargé de la naïveté que l’artiste lui a transmise. Avec Diego Giacometti, chaque animal transcende sa simple représentation pour devenir une allégorie de la liberté et du rêve. Aussi, par l’intégration de ces créatures dans des objets du quotidien, il fait basculer ses créations dans une dimension onirique, où chaque pièce se charge de poésie et d’un charme intemporel.
1- Jean Leymarie in Daniel Marchessau – Diego Giacometti – Éditions Hermann, Paris, 1987, p. 19.
2- Ibid.
3- Christian Boutonnet, Rafael Ortiz & James Lord – Diego Giacometti – Éditions de l’Amateur/Galerie de l’Arc en Seine, Paris, 2003, p. 94.
4- Ibid., p. 95
Vente
mercredi 4 décembre 2024・14:00 (Europe/Paris)
Salle 1-7 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris