Nicolas CHAPERON (Châteaudun 1612 - Lyon 1654/55)
Bacchus et Midas à la source du Pactole
Toile
102 x 134,5 cm
(Restaurations anciennes)

Provenance :
- Vente Earl of Yarborough, Londres, Christie’s, 12 juillet 1929, n° 29 (comme C. A. Dufresnoy) ; Signalé au dos d’une photographie chez Oscar Rosenberg, 27 Kungsgatan, à Stockholm (mais ce nom est celui du photographe, bien signalé à cette adresse comme agence cinématographique dans les années 1930, plutôt que du propriétaire) ;
- Vente anonyme, Finarte, Rome, 20-21 novembre 1985, n° 544 (comme attribué à Jacques Stella).

Bibliographie :
- Catalogue de l’exposition Autour de Poussin, Paris, musée du Louvre, 1994, Réunion des musées nationaux, p. 51 (reproduit), notice par Gilles Chomer ;
- S. Laveissière, D. Jacquot, G. Kazerouni, Nicolas Chaperon (1612- 1654/1655), du graveur au peintre retrouvé, Nîmes, 1999, pp. 25-26 et pp. 149-150, fig. 38a (Localisation inconnue).


Élève de Simon Vouet, Nicolas Chaperon a longtemps été principalement connu pour ses gravures. Son corpus pictural n’a été reconstitué qu’il y a vingt-cinq ans et regroupe aujourd’hui une vingtaine de tableaux. Si l’influence de Vouet est prépondérante pour ses œuvres de jeunesse et ses grands retables, il adopte dès son arrivée à Rome, vers 1642, la manière de Poussin, représentant des sujets antiques, prétextes à des bacchanales dignes du grand maître. Notre tableau a été donné successivement à Poussin, Perrier, Dufresnoy, Loir, Stella, avant que le nom de Chaperon ne se fixe définitivement, une réattribution due à Sylvain Laveissière.

Notre tableau est à rapprocher du Vœu de Midas (Bâle, Kunstmuseum)1, probablement peint par Nicolas Chaperon dans cette période italienne. Le sujet est tiré des Métamorphoses d’Ovide (Livre XI): le roi Midas se rendant compte de la vanité de son pouvoir, - transformer en or tout ce qu’il touche - se purifie dans le fleuve Pactole afin de s’en délivrer. Poussin a également traité le sujet, en choisissant d’autres épisodes de cette légende2.

Un dessin préparatoire est conservé à Besançon, au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie3, et présente quelques variantes : la composition en frise est plus statique que le dessin et certains personnages, notamment Midas, ne sont pas aux mêmes emplacements. Silène ivre à droite a été supprimé sur la composition finale.



1 Toile, 100 x 136 cm, Bâle, Öffentliche Kunstsammlung, Kunstmuseum. Malgré des formats similaires et en raison des proportions différentes, Sylvain Laveissière ne veut pas y voir une paire, op. cit., p. 26.
2 Midas suppliant Bacchus, toile, 98 x 130 cm, Münich, Alte Pinakothek, Le Bain de Midas dans le Pactole, toile, 98 x 73 cm, New York, Metropolitan Museum of Art, Midas au bord du Pactole, toile, 50 x 66 cm, Ajaccio, Musée Fesch.
3 Plume, encre brune, lavis brun, sur traces de pierre noire, repassé à la pointe, sur papier doublé, 178 x 232 mm, op. cit., p.149
Live mardi 26 novembre 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°27

Nicolas CHAPERON (Châteaudun 1612 - Lyon 1654/55) Bacchus et Midas à la source du Pactole Toile 102 x 134,5 cm (Restaurations anciennes) Provenance : - Vente Earl of Yarborough, Londres, Christie’s, 12 juillet 1929, n° 29 (comme C. A. Dufresnoy) ; Signalé au dos d’une photographie chez Oscar Rosenberg, 27 Kungsgatan, à Stockholm (mais ce nom est celui du photographe, bien signalé à cette adresse comme agence cinématographique dans les années 1930, plutôt que du propriétaire) ; - Vente anonyme, Finarte, Rome, 20-21 novembre 1985, n° 544 (comme attribué à Jacques Stella). Bibliographie : - Catalogue de l’exposition Autour de Poussin, Paris, musée du Louvre, 1994, Réunion des musées nationaux, p. 51 (reproduit), notice par Gilles Chomer ; - S. Laveissière, D. Jacquot, G. Kazerouni, Nicolas Chaperon (1612- 1654/1655), du graveur au peintre retrouvé, Nîmes, 1999, pp. 25-26 et pp. 149-150, fig. 38a (Localisation inconnue). Élève de Simon Vouet, Nicolas Chaperon a longtemps été principalement connu pour ses gravures. Son corpus pictural n’a été reconstitué qu’il y a vingt-cinq ans et regroupe aujourd’hui une vingtaine de tableaux. Si l’influence de Vouet est prépondérante pour ses œuvres de jeunesse et ses grands retables, il adopte dès son arrivée à Rome, vers 1642, la manière de Poussin, représentant des sujets antiques, prétextes à des bacchanales dignes du grand maître. Notre tableau a été donné successivement à Poussin, Perrier, Dufresnoy, Loir, Stella, avant que le nom de Chaperon ne se fixe définitivement, une réattribution due à Sylvain Laveissière. Notre tableau est à rapprocher du Vœu de Midas (Bâle, Kunstmuseum)1, probablement peint par Nicolas Chaperon dans cette période italienne. Le sujet est tiré des Métamorphoses d’Ovide (Livre XI): le roi Midas se rendant compte de la vanité de son pouvoir, - transformer en or tout ce qu’il touche - se purifie dans le fleuve Pactole afin de s’en délivrer. Poussin a également traité le sujet, en choisissant d’autres épisodes de cette légende2. Un dessin préparatoire est conservé à Besançon, au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie3, et présente quelques variantes : la composition en frise est plus statique que le dessin et certains personnages, notamment Midas, ne sont pas aux mêmes emplacements. Silène ivre à droite a été supprimé sur la composition finale. 1 Toile, 100 x 136 cm, Bâle, Öffentliche Kunstsammlung, Kunstmuseum. Malgré des formats similaires et en raison des proportions différentes, Sylvain Laveissière ne veut pas y voir une paire, op. cit., p. 26. 2 Midas suppliant Bacchus, toile, 98 x 130 cm, Münich, Alte Pinakothek, Le Bain de Midas dans le Pactole, toile, 98 x 73 cm, New York, Metropolitan Museum of Art, Midas au bord du Pactole, toile, 50 x 66 cm, Ajaccio, Musée Fesch. 3 Plume, encre brune, lavis brun, sur traces de pierre noire, repassé à la pointe, sur papier doublé, 178 x 232 mm, op. cit., p.149

Estimation
6 000 € - 8 000 €
Résultat
20 800 €
Frais de vente
30%
Nicolas CHAPERON (Châteaudun 1612 - Lyon 1654/55) Bacchus et Midas à la source du Pactole Toile 102 x 134,5 cm (Restaurations anciennes) Provenance : - Vente Earl of Yarborough, Londres, Christie’s, 12 juillet 1929, n° 29 (comme C. A. Dufresnoy) ; Signalé au dos d’une photographie chez Oscar Rosenberg, 27 Kungsgatan, à Stockholm (mais ce nom est celui du photographe, bien signalé à cette adresse comme agence cinématographique dans les années 1930, plutôt que du propriétaire) ; - Vente anonyme, Finarte, Rome, 20-21 novembre 1985, n° 544 (comme attribué à Jacques Stella). Bibliographie : - Catalogue de l’exposition Autour de Poussin, Paris, musée du Louvre, 1994, Réunion des musées nationaux, p. 51 (reproduit), notice par Gilles Chomer ; - S. Laveissière, D. Jacquot, G. Kazerouni, Nicolas Chaperon (1612- 1654/1655), du graveur au peintre retrouvé, Nîmes, 1999, pp. 25-26 et pp. 149-150, fig. 38a (Localisation inconnue). Élève de Simon Vouet, Nicolas Chaperon a longtemps été principalement connu pour ses gravures. Son corpus pictural n’a été reconstitué qu’il y a vingt-cinq ans et regroupe aujourd’hui une vingtaine de tableaux. Si l’influence de Vouet est prépondérante pour ses œuvres de jeunesse et ses grands retables, il adopte dès son arrivée à Rome, vers 1642, la manière de Poussin, représentant des sujets antiques, prétextes à des bacchanales dignes du grand maître. Notre tableau a été donné successivement à Poussin, Perrier, Dufresnoy, Loir, Stella, avant que le nom de Chaperon ne se fixe définitivement, une réattribution due à Sylvain Laveissière. Notre tableau est à rapprocher du Vœu de Midas (Bâle, Kunstmuseum)1, probablement peint par Nicolas Chaperon dans cette période italienne. Le sujet est tiré des Métamorphoses d’Ovide (Livre XI): le roi Midas se rendant compte de la vanité de son pouvoir, - transformer en or tout ce qu’il touche - se purifie dans le fleuve Pactole afin de s’en délivrer. Poussin a également traité le sujet, en choisissant d’autres épisodes de cette légende2. Un dessin préparatoire est conservé à Besançon, au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie3, et présente quelques variantes : la composition en frise est plus statique que le dessin et certains personnages, notamment Midas, ne sont pas aux mêmes emplacements. Silène ivre à droite a été supprimé sur la composition finale. 1 Toile, 100 x 136 cm, Bâle, Öffentliche Kunstsammlung, Kunstmuseum. Malgré des formats similaires et en raison des proportions différentes, Sylvain Laveissière ne veut pas y voir une paire, op. cit., p. 26. 2 Midas suppliant Bacchus, toile, 98 x 130 cm, Münich, Alte Pinakothek, Le Bain de Midas dans le Pactole, toile, 98 x 73 cm, New York, Metropolitan Museum of Art, Midas au bord du Pactole, toile, 50 x 66 cm, Ajaccio, Musée Fesch. 3 Plume, encre brune, lavis brun, sur traces de pierre noire, repassé à la pointe, sur papier doublé, 178 x 232 mm, op. cit., p.149
Vente mardi 26 novembre 2024・14:00 (Europe/Paris)
Salle 6 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris