Marc-Auguste pictet
16 L.A.S. (une de sa femme) et 9 L.A., Genève 1810-1817, à Jean-Baptiste-Joseph Crestin, maire, puis sous-préfet de Saint-Claude (Jura) ; 47 pages in-4 ou in-8 en liasse, qqs en-têtes Université Impériale, la plupart avec adresse, nombreux cachets cire rouge aux armes.    Intéressante correspondance sur la fin de l'Empire et les débuts de la Restauration dans les départements limitrophes du Jura et du Léman. 6 février 1810, félicitations sur les projets de voirie et de rénovation qui feront de Saint-Claude « un Phénix », sur la route de Paris à Genève... 6 avril, sur une démarche auprès du maire de Genève et du préfet du Léman, à propos de « l'embranchement projetté » qui relierait Saint-Claude à Genève... 10 octobre, approbation de la route projetée : « si j'étois ministre vous n'auriez pas besoin de vous transporter encore une fois à Paris pour avoir gain de cause »... 1er avril 1811, réaction très flatteuse à la lecture de la pièce de Crestin : « si chacun des villes de l'Empire avait le bonheur d'avoir un maire qui ressemblât à celui de St Claude ; qui fût à la fois leur poète-lauréat, et leur historien ; et en même tems un administrateur plein de zèle et de lumieres, ce seroit l'age d'or de la politique »... 20 avril 1813. Il compte présenter son envoi à une société académique : « vous devez vous trouver à St Claude comme dans un habit trop étroit. Si jamais l'envie vous prend d'en changer, je sollicite la préférence pour nos tailleurs »... 3 [novembre], sur la libération de Genève par les troupes autrichiennes de M. de Bubna : « Les prisonniers disent que les français sont venus de Chambéri, sur le bruit que nous n'avions plus de canon. Ils ont été fort ébahis d'être reçus par 30 pieces de campagne »... Mercredi matin [début 1814]. En attendant une déclaration claire des Alliés, « nous bivouaquons, nous montrons les dents pour qu'on n'essaye pas de nous croquer en passant [...]. On affirme que les Alliés laissent la Suisse neutre, si la France en fait autant »
Live vendredi 14 décembre 2012・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°406

Marc-Auguste pictet 16 L.A.S. (une de sa femme) et 9 L.A., Genève 1810-1817, à Jean-Baptiste-Joseph Crestin, maire, puis sous-préfet de Saint-Claude (Jura) ; 47 pages in-4 ou in-8 en liasse, qqs en-têtes Université Impériale, la plupart avec adresse, nombreux cachets cire rouge aux armes. Intéressante correspondance sur la fin de l'Empire et les débuts de la Restauration dans les départements limitrophes du Jura et du Léman. 6 février 1810, félicitations sur les projets de voirie et de rénovation qui feront de Saint-Claude « un Phénix », sur la route de Paris à Genève... 6 avril, sur une démarche auprès du maire de Genève et du préfet du Léman, à propos de « l'embranchement projetté » qui relierait Saint-Claude à Genève... 10 octobre, approbation de la route projetée : « si j'étois ministre vous n'auriez pas besoin de vous transporter encore une fois à Paris pour avoir gain de cause »... 1er avril 1811, réaction très flatteuse à la lecture de la pièce de Crestin : « si chacun des villes de l'Empire avait le bonheur d'avoir un maire qui ressemblât à celui de St Claude ; qui fût à la fois leur poète-lauréat, et leur historien ; et en même tems un administrateur plein de zèle et de lumieres, ce seroit l'age d'or de la politique »... 20 avril 1813. Il compte présenter son envoi à une société académique : « vous devez vous trouver à St Claude comme dans un habit trop étroit. Si jamais l'envie vous prend d'en changer, je sollicite la préférence pour nos tailleurs »... 3 [novembre], sur la libération de Genève par les troupes autrichiennes de M. de Bubna : « Les prisonniers disent que les français sont venus de Chambéri, sur le bruit que nous n'avions plus de canon. Ils ont été fort ébahis d'être reçus par 30 pieces de campagne »... Mercredi matin [début 1814]. En attendant une déclaration claire des Alliés, « nous bivouaquons, nous montrons les dents pour qu'on n'essaye pas de nous croquer en passant [...]. On affirme que les Alliés laissent la Suisse neutre, si la France en fait autant »

Estimation
8 000 € - 10 000 €
Résultat
20 000 €
Frais de vente
0%
Marc-Auguste pictet 16 L.A.S. (une de sa femme) et 9 L.A., Genève 1810-1817, à Jean-Baptiste-Joseph Crestin, maire, puis sous-préfet de Saint-Claude (Jura) ; 47 pages in-4 ou in-8 en liasse, qqs en-têtes Université Impériale, la plupart avec adresse, nombreux cachets cire rouge aux armes. Intéressante correspondance sur la fin de l'Empire et les débuts de la Restauration dans les départements limitrophes du Jura et du Léman. 6 février 1810, félicitations sur les projets de voirie et de rénovation qui feront de Saint-Claude « un Phénix », sur la route de Paris à Genève... 6 avril, sur une démarche auprès du maire de Genève et du préfet du Léman, à propos de « l'embranchement projetté » qui relierait Saint-Claude à Genève... 10 octobre, approbation de la route projetée : « si j'étois ministre vous n'auriez pas besoin de vous transporter encore une fois à Paris pour avoir gain de cause »... 1er avril 1811, réaction très flatteuse à la lecture de la pièce de Crestin : « si chacun des villes de l'Empire avait le bonheur d'avoir un maire qui ressemblât à celui de St Claude ; qui fût à la fois leur poète-lauréat, et leur historien ; et en même tems un administrateur plein de zèle et de lumieres, ce seroit l'age d'or de la politique »... 20 avril 1813. Il compte présenter son envoi à une société académique : « vous devez vous trouver à St Claude comme dans un habit trop étroit. Si jamais l'envie vous prend d'en changer, je sollicite la préférence pour nos tailleurs »... 3 [novembre], sur la libération de Genève par les troupes autrichiennes de M. de Bubna : « Les prisonniers disent que les français sont venus de Chambéri, sur le bruit que nous n'avions plus de canon. Ils ont été fort ébahis d'être reçus par 30 pieces de campagne »... Mercredi matin [début 1814]. En attendant une déclaration claire des Alliés, « nous bivouaquons, nous montrons les dents pour qu'on n'essaye pas de nous croquer en passant [...]. On affirme que les Alliés laissent la Suisse neutre, si la France en fait autant »
Vente vendredi 14 décembre 2012・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris