Une rarissime et importante représentation de femme assise sur un tabouret, la tête à la présence intense est recouverte de cuir d’antilope, sa coiffe est constituée de multiples tresses, sculptées indépendamment, et rapportées. Son corps est orné des représentations de scarifications rituelles gravées mais aussi d’un beau décor d’une polychromie ancienne. On connaît les très nombreuses sculptures de tête-cimier du peuple Ejagham (appelé Ekoï par les Efik), sculptures recouvertes de cuir, qui constituaient d’ailleurs une contribution unique dans l’histoire de l’art, mais quasiment aucune statue en bois de ce type avec la tête recouverte de cuir d’antilope. La tradition de cimiers recouvert de cuir est partagée par bien d’autres groupes mais la paternité de l’invention de ces créations en revient au peulpe Ejagham. Cette sculpture rare avait d’ailleurs été choisie par Marie Louise Bastin pour illustrer son chapitre sur les Ekoï dans son ouvrage Introduction aux Arts d’Afrique Noire, qui reste jusqu’à aujourd’hui un des grands ouvrages de référence sur les arts d’Afrique. Il faut absolument noter un détail important qui contribue à l’extrême rareté et l’importance de cette oeuvre: la présence sur le visage (en plus des scarifications en cercles concentriques) de tatouages représentant des idéogrammes nsibidi, qui constituait une ancienne écriture utilisée dans des circonstances sacrées et profanes, et qui survit dans le rituel d’initiation et des funérailles des membres importants de la société Ngbe. 
Ejagham (Ekoï), Nigeria
Bois, clous, cuir et pigments rouge, blanc, noir et bleu, fentes et usures d’ancienneté, très belle et ancienne patine d’usage.
H.: 72cm

Provenance:
Collection Antonio Segui, Paris
Transmis par descendance

Publication:
Bastin, Introduction aux Arts de l’Afrique noire, 1984, p.231, n°235
Live jeudi 28 novembre 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°128

Une rarissime et importante représentation de femme assise sur un tabouret, la tête à la présence intense est recouverte de cuir d’antilope, sa coiffe est constituée de multiples tresses, sculptées indépendamment, et rapportées. Son corps est orné des représentations de scarifications rituelles gravées mais aussi d’un beau décor d’une polychromie ancienne. On connaît les très nombreuses sculptures de tête-cimier du peuple Ejagham (appelé Ekoï par les Efik), sculptures recouvertes de cuir, qui constituaient d’ailleurs une contribution unique dans l’histoire de l’art, mais quasiment aucune statue en bois de ce type avec la tête recouverte de cuir d’antilope. La tradition de cimiers recouvert de cuir est partagée par bien d’autres groupes mais la paternité de l’invention de ces créations en revient au peulpe Ejagham. Cette sculpture rare avait d’ailleurs été choisie par Marie Louise Bastin pour illustrer son chapitre sur les Ekoï dans son ouvrage Introduction aux Arts d’Afrique Noire, qui reste jusqu’à aujourd’hui un des grands ouvrages de référence sur les arts d’Afrique. Il faut absolument noter un détail important qui contribue à l’extrême rareté et l’importance de cette oeuvre: la présence sur le visage (en plus des scarifications en cercles concentriques) de tatouages représentant des idéogrammes nsibidi, qui constituait une ancienne écriture utilisée dans des circonstances sacrées et profanes, et qui survit dans le rituel d’initiation et des funérailles des membres importants de la société Ngbe. Ejagham (Ekoï), Nigeria Bois, clous, cuir et pigments rouge, blanc, noir et bleu, fentes et usures d’ancienneté, très belle et ancienne patine d’usage. H.: 72cm Provenance: Collection Antonio Segui, Paris Transmis par descendance Publication: Bastin, Introduction aux Arts de l’Afrique noire, 1984, p.231, n°235

Estimation
5 000 € - 6 000 €
Résultat
8 450 €
Frais de vente
30%
Une rarissime et importante représentation de femme assise sur un tabouret, la tête à la présence intense est recouverte de cuir d’antilope, sa coiffe est constituée de multiples tresses, sculptées indépendamment, et rapportées. Son corps est orné des représentations de scarifications rituelles gravées mais aussi d’un beau décor d’une polychromie ancienne. On connaît les très nombreuses sculptures de tête-cimier du peuple Ejagham (appelé Ekoï par les Efik), sculptures recouvertes de cuir, qui constituaient d’ailleurs une contribution unique dans l’histoire de l’art, mais quasiment aucune statue en bois de ce type avec la tête recouverte de cuir d’antilope. La tradition de cimiers recouvert de cuir est partagée par bien d’autres groupes mais la paternité de l’invention de ces créations en revient au peulpe Ejagham. Cette sculpture rare avait d’ailleurs été choisie par Marie Louise Bastin pour illustrer son chapitre sur les Ekoï dans son ouvrage Introduction aux Arts d’Afrique Noire, qui reste jusqu’à aujourd’hui un des grands ouvrages de référence sur les arts d’Afrique. Il faut absolument noter un détail important qui contribue à l’extrême rareté et l’importance de cette oeuvre: la présence sur le visage (en plus des scarifications en cercles concentriques) de tatouages représentant des idéogrammes nsibidi, qui constituait une ancienne écriture utilisée dans des circonstances sacrées et profanes, et qui survit dans le rituel d’initiation et des funérailles des membres importants de la société Ngbe. Ejagham (Ekoï), Nigeria Bois, clous, cuir et pigments rouge, blanc, noir et bleu, fentes et usures d’ancienneté, très belle et ancienne patine d’usage. H.: 72cm Provenance: Collection Antonio Segui, Paris Transmis par descendance Publication: Bastin, Introduction aux Arts de l’Afrique noire, 1984, p.231, n°235
Vente jeudi 28 novembre 2024・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris