Une très ancienne statue de femme assise incarnant une divinité, arborant une coiffure élaborée de nattes tressées gravées et d’une grande crète sculptée ajourée, des scarifications gravées au visage et s’épanouissant en étoile autour de l’ombilic, et de nombreux ornements au cou et aux chevilles.
Le grand spécialiste de l’art Igbo, Herbert Cole, nous écrit et confirme concernant cette œuvre son origine Igbo de la région nord-centrale, et non Igala ou Idoma comme cela a pu être parfois suggéré. Herbert Cole insiste aussi sur la rareté d’une statue igbo aussi ancienne et ici son caractère particulièrement archaïque datant probablement du XIXe siècle, visible notamment au travers de son style épuré, ainsi que le style de sa coiffure stylisée, simplifiée et ramenée en une seule crète, caractéristique des statues les plus anciennes. Aussi ses chevillières sont une version réduite apparemment (car ici sculptées) des grandes et larges chevillières ogba en cuivre ornées de gravures et portées par les jeunes femmes (voir fig. 60 p.35 dans Igbo art, Community and Cosmos). Aussi, il ne s’agit pas de la représentation d’une reine comme certains ont pu le dire, car les Igbo n’en avait pas, ni d’ailleurs de roi, à part à Onitsha fortement influencé par l’ancien royaume du Bénin. Il s’agirait de la représentation symbolique d’une divinité, déesse de la nature, sculpture anciennement placée et honorée dans un sanctuaire qui lui était dédié, et y recevant des offrandes.
Pour deux autres statues féminine du même type (mais moins archaïque que celle-ci) dans Cole et Aniakor, Igbo Art: Community and Cosmos, p.92, n°170 et n°171
Igbo, Nigeria, XIXe siècle
Bois dur, accidents et manques visibles au niveau des mains (casses anciennes), usures d’ancienneté, très belle oxydation d’ancienneté du bois, très belle patine sacrificielle d’usage.
H.: 98cm 

Provenance:
Robert Duperrier, Paris
Collection Stéphane Kurc, Paris

Publication: 
Gonseth, Hainard et Kaehr, L’art c’est l’art, 2000, p.193, n°3
Live jeudi 28 novembre 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°116

Une très ancienne statue de femme assise incarnant une divinité, arborant une coiffure élaborée de nattes tressées gravées et d’une grande crète sculptée ajourée, des scarifications gravées au visage et s’épanouissant en étoile autour de l’ombilic, et de nombreux ornements au cou et aux chevilles. Le grand spécialiste de l’art Igbo, Herbert Cole, nous écrit et confirme concernant cette œuvre son origine Igbo de la région nord-centrale, et non Igala ou Idoma comme cela a pu être parfois suggéré. Herbert Cole insiste aussi sur la rareté d’une statue igbo aussi ancienne et ici son caractère particulièrement archaïque datant probablement du XIXe siècle, visible notamment au travers de son style épuré, ainsi que le style de sa coiffure stylisée, simplifiée et ramenée en une seule crète, caractéristique des statues les plus anciennes. Aussi ses chevillières sont une version réduite apparemment (car ici sculptées) des grandes et larges chevillières ogba en cuivre ornées de gravures et portées par les jeunes femmes (voir fig. 60 p.35 dans Igbo art, Community and Cosmos). Aussi, il ne s’agit pas de la représentation d’une reine comme certains ont pu le dire, car les Igbo n’en avait pas, ni d’ailleurs de roi, à part à Onitsha fortement influencé par l’ancien royaume du Bénin. Il s’agirait de la représentation symbolique d’une divinité, déesse de la nature, sculpture anciennement placée et honorée dans un sanctuaire qui lui était dédié, et y recevant des offrandes. Pour deux autres statues féminine du même type (mais moins archaïque que celle-ci) dans Cole et Aniakor, Igbo Art: Community and Cosmos, p.92, n°170 et n°171 Igbo, Nigeria, XIXe siècle Bois dur, accidents et manques visibles au niveau des mains (casses anciennes), usures d’ancienneté, très belle oxydation d’ancienneté du bois, très belle patine sacrificielle d’usage. H.: 98cm Provenance: Robert Duperrier, Paris Collection Stéphane Kurc, Paris Publication: Gonseth, Hainard et Kaehr, L’art c’est l’art, 2000, p.193, n°3

Estimation
4 000 € - 6 000 €
Résultat
15 600 €
Frais de vente
30%
Une très ancienne statue de femme assise incarnant une divinité, arborant une coiffure élaborée de nattes tressées gravées et d’une grande crète sculptée ajourée, des scarifications gravées au visage et s’épanouissant en étoile autour de l’ombilic, et de nombreux ornements au cou et aux chevilles. Le grand spécialiste de l’art Igbo, Herbert Cole, nous écrit et confirme concernant cette œuvre son origine Igbo de la région nord-centrale, et non Igala ou Idoma comme cela a pu être parfois suggéré. Herbert Cole insiste aussi sur la rareté d’une statue igbo aussi ancienne et ici son caractère particulièrement archaïque datant probablement du XIXe siècle, visible notamment au travers de son style épuré, ainsi que le style de sa coiffure stylisée, simplifiée et ramenée en une seule crète, caractéristique des statues les plus anciennes. Aussi ses chevillières sont une version réduite apparemment (car ici sculptées) des grandes et larges chevillières ogba en cuivre ornées de gravures et portées par les jeunes femmes (voir fig. 60 p.35 dans Igbo art, Community and Cosmos). Aussi, il ne s’agit pas de la représentation d’une reine comme certains ont pu le dire, car les Igbo n’en avait pas, ni d’ailleurs de roi, à part à Onitsha fortement influencé par l’ancien royaume du Bénin. Il s’agirait de la représentation symbolique d’une divinité, déesse de la nature, sculpture anciennement placée et honorée dans un sanctuaire qui lui était dédié, et y recevant des offrandes. Pour deux autres statues féminine du même type (mais moins archaïque que celle-ci) dans Cole et Aniakor, Igbo Art: Community and Cosmos, p.92, n°170 et n°171 Igbo, Nigeria, XIXe siècle Bois dur, accidents et manques visibles au niveau des mains (casses anciennes), usures d’ancienneté, très belle oxydation d’ancienneté du bois, très belle patine sacrificielle d’usage. H.: 98cm Provenance: Robert Duperrier, Paris Collection Stéphane Kurc, Paris Publication: Gonseth, Hainard et Kaehr, L’art c’est l’art, 2000, p.193, n°3
Vente jeudi 28 novembre 2024・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris