Une ancienne statue cynocéphale, longtemps appelé «singe gbekré», tenant devant lui un réceptacle incarnant symboliquement les offrandes qui lui devaient lui être dédiées. Il porte un ornement (ligatures protectrices) sculpté au bras gauche appelée mbla témoignant des rites associés au porteur de coupe et signifiant «protecteur contre les esprits malveillants». Aussi appelé ngbla d’après Susan Vogel, il serait lié à un important culte divinatoire au début du XXe siècle contre les envahisseurs français. Il arbore aussi autour de son cou un très ancien «collier fétiche» composé de perles et d’une ancienne lame de hache en pierre de fouille, souvent appelée «pierre de foudre» dans une large portion de l’Afrique de l’ouest, et ngblana ba en pays baoulé. On notera aussi un ancien bouchage traditionnel d’un manque dans le nœud du bois à l’arrière du mollet droit par une bourre de cotonnade et témoignant encore de l’ancienneté de cette oeuvre. Ce très beau singe porteur de coupe dans la collection Leloup, provient avant celle-ci de l’importante et immense collection de Roger Bédiat, l’une des plus belles provenances pour les arts de la Côte d’Ivoire, et dont Hélène et son mari Henri Kamer avaient fait l’acquisition de la partie la plus importante à Abidjan au début des années 1960 et après son décès en 1958. Voir pour le mbla ou ngbla pages 42,43 et 162, 163 dans Singes Baule, Classens et Danis, 2016, Ed. Fonds Mercator. Baoulé, Côte d’Ivoire Bois, fers, fibres végétales, perles, pierre, fentes et belle oxydation d’ancienneté, matière sacrificielle, belle patine sacrificielle d’usage. H.: 47,5cm Provenance: Collection Roger Bédiat, Abidjan Collection Hélène Leloup, Paris Transmis par descendance Publications: Gottschalk, L’art du Continent Noir; du Guimballa aux rives du Congo, 2005, pp.216-217 Claessens et Danis, Singes Baule, 2016, p.163, n°107
Estimation
2 000 € - 3 000 €
Résultat
18 850 €
Frais de vente
30%
Une ancienne statue cynocéphale, longtemps appelé «singe gbekré», tenant devant lui un réceptacle incarnant symboliquement les offrandes qui lui devaient lui être dédiées.
Il porte un ornement (ligatures protectrices) sculpté au bras gauche appelée mbla témoignant des rites associés au porteur de coupe et signifiant «protecteur contre les esprits malveillants». Aussi appelé ngbla d’après Susan Vogel, il serait lié à un important culte divinatoire au début du XXe siècle contre les envahisseurs français. Il arbore aussi autour de son cou un très ancien «collier fétiche» composé de perles et d’une ancienne lame de hache en pierre de fouille, souvent appelée «pierre de foudre» dans une large portion de l’Afrique de l’ouest, et ngblana ba en pays baoulé. On notera aussi un ancien bouchage traditionnel d’un manque dans le nœud du bois à l’arrière du mollet droit par une bourre de cotonnade et témoignant encore de l’ancienneté de cette oeuvre. Ce très beau singe porteur de coupe dans la collection Leloup, provient avant celle-ci de l’importante et immense collection de Roger Bédiat, l’une des plus belles provenances pour les arts de la Côte d’Ivoire, et dont Hélène et son mari Henri Kamer avaient fait l’acquisition de la partie la plus importante à Abidjan au début des années 1960 et après son décès en 1958.
Voir pour le mbla ou ngbla pages 42,43 et 162, 163 dans Singes Baule, Classens et Danis, 2016, Ed. Fonds Mercator.
Baoulé, Côte d’Ivoire
Bois, fers, fibres végétales, perles, pierre, fentes et belle oxydation d’ancienneté, matière sacrificielle, belle patine sacrificielle d’usage.
H.: 47,5cm
Provenance:
Collection Roger Bédiat, Abidjan
Collection Hélène Leloup, Paris
Transmis par descendance
Publications:
Gottschalk, L’art du Continent Noir; du Guimballa aux rives du Congo, 2005, pp.216-217
Claessens et Danis, Singes Baule, 2016, p.163, n°107
Vente
jeudi 28 novembre 2024・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris