Edgar Degas (1834-1917) Au Louvre, musée des antiques : la galerie étrusque (Mary Cassatt au Louvre). Vers 1879-1880 (selon Reed et Shapiro ; 1876 selon Delteil). Eau-forte, pointe sèche, vernis mou et aquatinte. 235 x 270. Delteil 30 (vi/vi) ; Reed-Shapiro 51 (ix/ix). Très belle épreuve sur japon vergé mince, de l’état définitif, avec les ultimes tailles verticales à la pointe sèche dans le livre. En pied à droite, timbre rouge de l’atelier, pâle (Lugt 657). Quelques infimes rousseurs. Toutes marges [268 x 352]. Provenance : Ancienne collection Gérard-Henri Gilbert (1879-1943), expert en philatélie. Ce sujet provient de la vente posthume de l’artiste, Paris, 22 novembre 1918, lot 50 (experts Delteil, Bernheim-Jeune, Durand-Ruel, Vollard) : « Au Louvre : Musée des Antiques - Cinquante-neuf épreuves dont 44 sur papier du Japon. / Ce numéro sera divisé. » Les deux figures sont l’artiste peintre américaine Mary Cassatt (debout de dos) et sa sœur Lydia, assise, tenant un guide du musée. « L’activité autour de l’estampe déployée de concert avec Pissarro est soutenue par le projet de lancement d’une revue, Le Jour et la Nuit, qui mobilise Degas à la fermeture de la quatrième exposition impressionniste, en mai 1879. Il envisage la création d’un périodique composé d’estampes originales à une époque où les eaux-fortes ‘modernes’ manquent de canaux de diffusion. (…) Il s’agit de donner aux expériences menées avec Pissarro une résonance publique et d’y associer son amie américaine, Mary Cassatt, rencontrée en 1877, pourtant novice en matière d’estampe. Sous l’impulsion de Degas, elle exécute ses premières eaux-fortes, avec une virtuosité étonnante. Félix Bracquemond participe activement au projet (…) La planche que Degas destine à la revue, Mary Cassatt au Louvre. Musée des Antiques, représente Mary et sa sœur Lydia devant le sarcophage des époux de Cerveteri dans une salle d’antiquités étrusques du musée du Louvre. Gravée en neuf états, imprimée par Alfred Salmon, elle mêle vernis mou, aquatinte, eau-forte et pointe sèche. Son pendant, Mary Cassatt au Louvre, a été travaillé en vingt états successifs. » Le projet de revue ne voit finalement pas le jour. Il est brutalement suspendu alors qu’il avait été annoncé dans la presse, peut-être pour des raisons financières ou parce que (selon la mère de Mary Cassatt) Degas avait compromis la publication du fait que sa planche n’était pas prête à temps. (Valérie Sueur-Hermel, « Degas maître de l’estampe impressionniste », in Degas en noir et blanc, cat. d’exposition, Paris, BnF, 2023, p. 91-101).
Estimation
30 000 € - 40 000 €
Résultat
39 000 €
Frais de vente
30%
Edgar Degas (1834-1917)
Au Louvre, musée des antiques : la galerie étrusque (Mary Cassatt au Louvre). Vers 1879-1880 (selon Reed et Shapiro ; 1876 selon Delteil). Eau-forte, pointe sèche, vernis mou et aquatinte. 235 x 270. Delteil 30 (vi/vi) ; Reed-Shapiro 51 (ix/ix). Très belle épreuve sur japon vergé mince, de l’état définitif, avec les ultimes tailles verticales à la pointe sèche dans le livre. En pied à droite, timbre rouge de l’atelier, pâle (Lugt 657). Quelques infimes rousseurs. Toutes marges [268 x 352].
Provenance :
Ancienne collection Gérard-Henri Gilbert (1879-1943), expert en philatélie.
Ce sujet provient de la vente posthume de l’artiste, Paris, 22 novembre 1918, lot 50 (experts Delteil, Bernheim-Jeune, Durand-Ruel, Vollard) : « Au Louvre : Musée des Antiques - Cinquante-neuf épreuves dont 44 sur papier du Japon. / Ce numéro sera divisé. »
Les deux figures sont l’artiste peintre américaine Mary Cassatt (debout de dos) et sa sœur Lydia, assise, tenant un guide du musée.
« L’activité autour de l’estampe déployée de concert avec Pissarro est soutenue par le projet de lancement d’une revue, Le Jour et la Nuit, qui mobilise Degas à la fermeture de la quatrième exposition impressionniste, en mai 1879. Il envisage la création d’un périodique composé d’estampes originales à une époque où les eaux-fortes ‘modernes’ manquent de canaux de diffusion. (…) Il s’agit de donner aux expériences menées avec Pissarro une résonance publique et d’y associer son amie américaine, Mary Cassatt, rencontrée en 1877, pourtant novice en matière d’estampe. Sous l’impulsion de Degas, elle exécute ses premières eaux-fortes, avec une virtuosité étonnante. Félix Bracquemond participe activement au projet (…)
La planche que Degas destine à la revue, Mary Cassatt au Louvre. Musée des Antiques, représente Mary et sa sœur Lydia devant le sarcophage des époux de Cerveteri dans une salle d’antiquités étrusques du musée du Louvre. Gravée en neuf états, imprimée par Alfred Salmon, elle mêle vernis mou, aquatinte, eau-forte et pointe sèche. Son pendant, Mary Cassatt au Louvre, a été travaillé en vingt états successifs. » Le projet de revue ne voit finalement pas le jour. Il est brutalement suspendu alors qu’il avait été annoncé dans la presse, peut-être pour des raisons financières ou parce que (selon la mère de Mary Cassatt) Degas avait compromis la publication du fait que sa planche n’était pas prête à temps. (Valérie Sueur-Hermel, « Degas maître de l’estampe impressionniste », in Degas en noir et blanc, cat. d’exposition, Paris, BnF, 2023, p. 91-101).
Vente
mercredi 27 novembre 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris