Leonetto CAPPIELLO (1875-1942) Autoportrait à 60 ans Huile sur papier. Cachet de l’atelier en bas à droite. 106 x 80 cm Autant son œuvre de caricaturiste et d’affichiste est bien documentée, autant des travaux d’histoire de l’art font défaut concernant sa carrière de portraitiste. Elle n’est pourtant pas négligeable ! De 1905 au début des années 20, il portraiture de nombreuses célébrités du monde des arts et des lettres : son portrait d’Henri de Régnier daté de 1910 et conservé au musée d’Orsay en est le seul témoignage facilement accessible. Puis sans doute trop accaparé par ses nombreuses autres activités, il ne peint plus que son cadre familial : le portrait de sa femme Suzanne et ses deux enfants (aujourd’hui conservé au musée de Livourne). En 1928, le musée des Offices à Florence lui commande un autoportrait pour sa galerie d’artistes*. Autant ses portraits de commande sont d’un réalisme académique, revendiquant encore une précision «photographique» autant notre portrait datant (selon la famille) de ses 60 ans est en rupture totale - c’est un portrait résolument «moderne» d’un homme chic et sport, sur fond travaillé dans les tons bleus légers, une toile peinte en touches libres et généreuses où Cappiello n’oublie pas la liberté que lui a donné la création d’affiches : son écharpe se déploie sans le moindre souci de réalisme - mais avec beaucoup d’élégance ! * n° 349 de l’exposition du Grand Palais de Paris en 1981.
Estimation
5 000 € - 10 000 €
Résultat
6 760 €
Frais de vente
30%
Leonetto CAPPIELLO (1875-1942)
Autoportrait à 60 ans
Huile sur papier.
Cachet de l’atelier en bas à droite.
106 x 80 cm
Autant son œuvre de caricaturiste et d’affichiste est bien documentée, autant des travaux d’histoire de l’art font défaut concernant sa carrière de portraitiste. Elle n’est pourtant pas négligeable !
De 1905 au début des années 20, il portraiture de nombreuses célébrités du monde des arts et des lettres : son portrait d’Henri de Régnier daté de 1910 et conservé au musée d’Orsay en est le seul témoignage facilement accessible. Puis sans doute trop accaparé par ses nombreuses autres activités, il ne peint plus que son cadre familial : le portrait de sa femme Suzanne et ses deux enfants (aujourd’hui conservé au musée de Livourne). En 1928, le musée des Offices à Florence lui commande un autoportrait pour sa galerie d’artistes*.
Autant ses portraits de commande sont d’un réalisme académique, revendiquant encore une précision «photographique» autant notre portrait datant (selon la famille) de ses 60 ans est en rupture totale - c’est un portrait résolument «moderne» d’un homme chic et sport, sur fond travaillé dans les tons bleus légers, une toile peinte en touches libres et généreuses où Cappiello n’oublie pas la liberté que lui a donné la création d’affiches : son écharpe se déploie sans le moindre souci de réalisme - mais avec beaucoup d’élégance !
* n° 349 de l’exposition du Grand Palais de Paris en 1981.
Vente
jeudi 10 octobre 2024・15:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
17, rue de la Grange-Batelière
75009 Paris