Pierre LOUŸS. 2 L.A.S. «Pierre», 1897, à son frère Georges Louis; 4pages in-8 à l’encre bleue et 1page in-12 avec adresse (pneumatique). [Alger] 16 mars 1897. Après avoir commenté l’actualité parlementaire, il avoue sa liaison avec Zohra Bent Brahim : «je suis devenu amoureux. Je te conterai peut-être cela un jour, si cela dure, ce qui est possible, et comment le pauvre Omar en ne me voyant pas le matin dans ma chambre, a couru Alger pour me redemander à la police ! Il ne s’agit guère du modèle dont je t’avais parlé. Il s’agit (tu l’aurais deviné…) de quelqu’un d’extraordinaire»… [28 juillet]. «Tu verras donc ce soir cette jeune fille [Marie de Régnier ?]. Elle vient sûrement. Peut-être ne te plaira-t-elle pas. De toutes façons, je serai content que tu l’aies vue. Dis-toi simplement, en la regardant, qu’il y a une chance sur quatre ou cinq (pas davantage) pour qu’elle devienne ta belle-sœur. Et dis-toi aussi qu’à vingt sept ans comme à quinze, je te demanderais, le cas échéant, ton consentement le plus formel; parce que je t’aime bien, tu le sais peut-être.» On joint : – 4 télégrammes adressés à Louÿs à Alger (février-avril 1897) par son frère Georges, le peintre Louis Brindeau et l’éditeur Borel, et un adressé à Étretat par Georges (23 août); – et un billet a.s. de Louise de Heredia, [22 juin], l’invitant à dîner chez les Heredia avec les Régnier.
Estimation
400 € - 500 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
30%
Pierre LOUŸS. 2 L.A.S. «Pierre», 1897, à son frère Georges Louis; 4pages in-8 à l’encre bleue et 1page in-12 avec adresse (pneumatique).
[Alger] 16 mars 1897. Après avoir commenté l’actualité parlementaire, il avoue sa liaison avec Zohra Bent Brahim : «je suis devenu amoureux. Je te conterai peut-être cela un jour, si cela dure, ce qui est possible, et comment le pauvre Omar en ne me voyant pas le matin dans ma chambre, a couru Alger pour me redemander à la police ! Il ne s’agit guère du modèle dont je t’avais parlé. Il s’agit (tu l’aurais deviné…) de quelqu’un d’extraordinaire»…
[28 juillet]. «Tu verras donc ce soir cette jeune fille [Marie de Régnier ?]. Elle vient sûrement. Peut-être ne te plaira-t-elle pas. De toutes façons, je serai content que tu l’aies vue. Dis-toi simplement, en la regardant, qu’il y a une chance sur quatre ou cinq (pas davantage) pour qu’elle devienne ta belle-sœur. Et dis-toi aussi qu’à vingt sept ans comme à quinze, je te demanderais, le cas échéant, ton consentement le plus formel; parce que je t’aime bien, tu le sais peut-être.»
On joint : – 4 télégrammes adressés à Louÿs à Alger (février-avril 1897) par son frère Georges, le peintre Louis Brindeau et l’éditeur Borel, et un adressé à Étretat par Georges (23 août); – et un billet a.s. de Louise de Heredia, [22 juin], l’invitant à dîner chez les Heredia avec les Régnier.
Vente
mardi 8 octobre 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris