Le peintre Lucien Colas. Né en 1919 à Paris, rue de la Goutte d'Or, Lucien Colas laisse à sa mort en 2008, une véritable œuvre, peintures et dessins, commencée dans les années 50 à Nice. Il s'inscrit dans ce XXè siècle, l'art moderne de la peinture. C'est dans sa petite enfance, (régulièrement envoyé en nourrice en Bretagne dont le mari est un érudit mélomane qui possède une abondante discothèque de microsillons), qu'il est immergé dans la musique. Il commence le violon au Conservatoire du XVIIIè arrdt de Paris, et plus tard un travail de télégraphiste pour payer ses cours. Avec d'autres élèves (Wald, Casteran, Renaud) ils forment un quatuor (c'est la veille de la guerre), puis vient se joindre une violoncelliste, Juliette Martin, d'origine espagnole. Ils fréquentent les concerts, notamment les concerts Colonne. Sa mère meurt en 38, il se marie en 39, est fait prisonnier en juin 40; il réussit à s'évader, rallie Clermont-Ferrand. Puis vient habiter à Nice. Mais le violon lui tombe des mains, et il commence à peindre et à dessiner. Les Beaux-Arts de Nice, la Villa Thiole, les professeurs et peintres François Bret et Pierre-Albert Génolhac, entre autres. Il reste foncièrement épris de violon et de musique, et la maison est envahie par les vibrations des fabuleux concertos de violon et interprètes du XXème siècle. Mais il n'écoute pas la musique en peignant; il écoute en écoutant, en suivant les partitions, en plongeant à nouveau dans son univers musical, qui est toute son enfance, toute son adolescence, et qui lui permet d'en revivre les émotions les plus fortes, celles d'avant l'arrachement. Là, il touche la source passionnelle de ses émotions, à la fois divines, maternelles, étrangères... C'est donc une fréquentation continue du champ artistique qui fait la vie et l'œuvre de Lucien Colas. Il semble bien que, enveloppé par l'espace de ces émotions-là, l'artiste touche certains espaces extrêmes, où les bords sont sublimes, divins ou démoniaques, selon qu'il
Estimation
0 € - 0 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
0%
Le peintre Lucien Colas.
Né en 1919 à Paris, rue de la Goutte d'Or, Lucien Colas laisse à sa mort en 2008, une véritable œuvre, peintures et dessins, commencée dans les années 50 à Nice. Il s'inscrit dans ce XXè siècle, l'art moderne de la peinture. C'est dans sa petite enfance, (régulièrement envoyé en nourrice en Bretagne dont le mari est un érudit mélomane qui possède une abondante discothèque de microsillons), qu'il est immergé dans la musique. Il commence le violon au Conservatoire du XVIIIè arrdt de Paris, et plus tard un travail de télégraphiste pour payer ses cours. Avec d'autres élèves (Wald, Casteran, Renaud) ils forment un quatuor (c'est la veille de la guerre), puis vient se joindre une violoncelliste, Juliette Martin, d'origine espagnole. Ils fréquentent les concerts, notamment les concerts Colonne. Sa mère meurt en 38, il se marie en 39, est fait prisonnier en juin 40; il réussit à s'évader, rallie Clermont-Ferrand. Puis vient habiter à Nice. Mais le violon lui tombe des mains, et il commence à peindre et à dessiner.
Les Beaux-Arts de Nice, la Villa Thiole, les professeurs et peintres François Bret et Pierre-Albert Génolhac, entre autres. Il reste foncièrement épris de violon et de musique, et la maison est envahie par les vibrations des fabuleux concertos de violon et interprètes du XXème siècle. Mais il n'écoute pas la musique en peignant; il écoute en écoutant, en suivant les partitions, en plongeant à nouveau dans son univers musical, qui est toute son enfance, toute son adolescence, et qui lui permet d'en revivre les émotions les plus fortes, celles d'avant l'arrachement. Là, il touche la source passionnelle de ses émotions, à la fois divines, maternelles, étrangères...
C'est donc une fréquentation continue du champ artistique qui fait la vie et l'œuvre de Lucien Colas.
Il semble bien que, enveloppé par l'espace de ces émotions-là, l'artiste touche certains espaces extrêmes, où les bords sont sublimes, divins ou démoniaques, selon qu'il
Vente
vendredi 28 septembre 2012・14:00 (Europe/Paris)
Salle 7 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris