Louis-Ferdinand CÉLINE. Manuscrit autographe pour D’un château l’autre, [1957]; 16pages in-4 (27 x 21 cm).
Manuscrit de travail, abondamment raturé et corrigé, d’un épisode du roman publié en 1957. 
Rédigé au stylo-bille bleu au recto de feuillets de papier filigrané Navarre, le manuscrit est abondamment raturé et corrigé; paginé de 226 à 241, il correspond environ aux pages 122 à 129 de l’édition de la Bibl. de la Pléiade (Romans 1957-1961), mais présente d’importantes variantes et de nombreux passages inédits. Céline se lamente sur son sort... «C’est moi qu’on a incarcéré, enchaîné, et pas pendant un jour; deux berges!... les voleurs se sont arrangé qu’on me fasse expier à Copenhague leur propre forfait [...] Comme on voit que la Justice est faite à certains moments de l’Histoire elle fout les volés en tole et les voleurs sur le pavoi »... Il parle de Gaston Gallimard: «Gaston qui me maquerote, sabote, abruti par les bénéfices, de moi qui bosse, abruti par les efforts»...
Céline raconte alors la promenade du Maréchal Pétain à Sigmaringen, veillé par Debeney... L’amiral Corpechot, «dingue reconnu, dingue complètement louf [...] Corpechot, promu amiral, de rédacteur... amiral... ça y était monté à la boule»... Céline revient à Gaston Gallimard: «Le travail pour Gaston c’est le caissier... toucher. [...] Je vous demande un peu quoi donc d’autre Gaston pourrait foutre? pas plus que son loucoum Paulhan d’aller me couper mes nouvelles? »... Suit l’évocation de l’étable où l’on enferme à Sigmaringen «les filles mères... les femmes sans mari... des grossesses de 6 mois au moins!» Elles s’échappaient pour aller retrouver les troufions qui les pelotaient, leur donnaient à bouffer, en chantant «Lili Marlene»...
On joint 2 autres pages autographes (in-4), avec ratures et corrections. – P.332 [Pl. 83], elle met en scène Émile et Le Vigan («La Vigue ») au sujet de la barque à Caron. – P. 716 [Pl. 170]: «De voir Laval et sa femme. Ils s’occupaient plus du mort plus du tout... c’est Laval qu’était l’intérêt... ils lui posaient des questions — si ça serait bientôt fini si les allemands gagneraient perdraient...»
Live mardi 18 juin 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°410

Louis-Ferdinand CÉLINE. Manuscrit autographe pour D’un château l’autre, [1957]; 16pages in-4 (27 x 21 cm). Manuscrit de travail, abondamment raturé et corrigé, d’un épisode du roman publié en 1957. Rédigé au stylo-bille bleu au recto de feuillets de papier filigrané Navarre, le manuscrit est abondamment raturé et corrigé; paginé de 226 à 241, il correspond environ aux pages 122 à 129 de l’édition de la Bibl. de la Pléiade (Romans 1957-1961), mais présente d’importantes variantes et de nombreux passages inédits. Céline se lamente sur son sort... «C’est moi qu’on a incarcéré, enchaîné, et pas pendant un jour; deux berges!... les voleurs se sont arrangé qu’on me fasse expier à Copenhague leur propre forfait [...] Comme on voit que la Justice est faite à certains moments de l’Histoire elle fout les volés en tole et les voleurs sur le pavoi »... Il parle de Gaston Gallimard: «Gaston qui me maquerote, sabote, abruti par les bénéfices, de moi qui bosse, abruti par les efforts»... Céline raconte alors la promenade du Maréchal Pétain à Sigmaringen, veillé par Debeney... L’amiral Corpechot, «dingue reconnu, dingue complètement louf [...] Corpechot, promu amiral, de rédacteur... amiral... ça y était monté à la boule»... Céline revient à Gaston Gallimard: «Le travail pour Gaston c’est le caissier... toucher. [...] Je vous demande un peu quoi donc d’autre Gaston pourrait foutre? pas plus que son loucoum Paulhan d’aller me couper mes nouvelles? »... Suit l’évocation de l’étable où l’on enferme à Sigmaringen «les filles mères... les femmes sans mari... des grossesses de 6 mois au moins!» Elles s’échappaient pour aller retrouver les troufions qui les pelotaient, leur donnaient à bouffer, en chantant «Lili Marlene»... On joint 2 autres pages autographes (in-4), avec ratures et corrections. – P.332 [Pl. 83], elle met en scène Émile et Le Vigan («La Vigue ») au sujet de la barque à Caron. – P. 716 [Pl. 170]: «De voir Laval et sa femme. Ils s’occupaient plus du mort plus du tout... c’est Laval qu’était l’intérêt... ils lui posaient des questions — si ça serait bientôt fini si les allemands gagneraient perdraient...»

Estimation
1 500 € - 2 000 €
Résultat
2 080 €
Frais de vente
30%
Louis-Ferdinand CÉLINE. Manuscrit autographe pour D’un château l’autre, [1957]; 16pages in-4 (27 x 21 cm). Manuscrit de travail, abondamment raturé et corrigé, d’un épisode du roman publié en 1957. Rédigé au stylo-bille bleu au recto de feuillets de papier filigrané Navarre, le manuscrit est abondamment raturé et corrigé; paginé de 226 à 241, il correspond environ aux pages 122 à 129 de l’édition de la Bibl. de la Pléiade (Romans 1957-1961), mais présente d’importantes variantes et de nombreux passages inédits. Céline se lamente sur son sort... «C’est moi qu’on a incarcéré, enchaîné, et pas pendant un jour; deux berges!... les voleurs se sont arrangé qu’on me fasse expier à Copenhague leur propre forfait [...] Comme on voit que la Justice est faite à certains moments de l’Histoire elle fout les volés en tole et les voleurs sur le pavoi »... Il parle de Gaston Gallimard: «Gaston qui me maquerote, sabote, abruti par les bénéfices, de moi qui bosse, abruti par les efforts»... Céline raconte alors la promenade du Maréchal Pétain à Sigmaringen, veillé par Debeney... L’amiral Corpechot, «dingue reconnu, dingue complètement louf [...] Corpechot, promu amiral, de rédacteur... amiral... ça y était monté à la boule»... Céline revient à Gaston Gallimard: «Le travail pour Gaston c’est le caissier... toucher. [...] Je vous demande un peu quoi donc d’autre Gaston pourrait foutre? pas plus que son loucoum Paulhan d’aller me couper mes nouvelles? »... Suit l’évocation de l’étable où l’on enferme à Sigmaringen «les filles mères... les femmes sans mari... des grossesses de 6 mois au moins!» Elles s’échappaient pour aller retrouver les troufions qui les pelotaient, leur donnaient à bouffer, en chantant «Lili Marlene»... On joint 2 autres pages autographes (in-4), avec ratures et corrections. – P.332 [Pl. 83], elle met en scène Émile et Le Vigan («La Vigue ») au sujet de la barque à Caron. – P. 716 [Pl. 170]: «De voir Laval et sa femme. Ils s’occupaient plus du mort plus du tout... c’est Laval qu’était l’intérêt... ils lui posaient des questions — si ça serait bientôt fini si les allemands gagneraient perdraient...»
Vente mardi 18 juin 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris