Émile ZOLA. Manuscrit autographe, [26 octobre 1893]; 3pages in-8. Brouillon de discours aux représentants de la littérature et de la presse russes. [Le 26 octobre 1893, un banquet a été offert aux marins russes et à une délégation d’écrivains et journalistes russes.] Il porte, «au nom de la Société des Gens de Lettres», un toast «à la presse russe, à la littérature russe […] L’esprit souffle par-dessus les frontières, ce sont les œuvres des écrivains de génie, échangées entre les peuples, qui sont les messagères de la paix et les avant-coureuses des solides alliances. […] ce grand baiser fraternel entre la Russie et la France […] a été préparé par des années de mutuelle sympathie littéraire. La littérature française avait envoyé ses ambassadeurs, Balzac et Hugo, et la littérature russe a répondu en nous envoyant les siens, Tourguénef, Dostoiewski et Tolstoï. Ils ont ému les cœurs, rapproché les esprits […] l’œuvre doit même être continuée et élargie. Au dessus de l’alliance entre deux peuples, il y a l’alliance entre tous les peuples. C’est un rêve sans doute. […] Pourquoi ne pas espérer dans ce grand courant de bonté humaine qui se déclare, et pourquoi ne pas confier la cause aux écrivains, à ces voix puissantes qui volent d’une nation à l’autre, en trouvant un écho dans toutes les âmes, en faisant de toute l’humanité souffrante une même famille?»… Il dit sa propre dette à la presse russe: il a été «accueilli par elle et réconforté aux heures difficiles de mon existence»… Et il boit «à l’universelle littérature, à la patrie commune!» On joint la plaquette Éloge d’Émile Zola de Marcel Batilliat (1905), et l’épreuve d’un autre discours de Batilliat sur Zola.
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Émile ZOLA. Manuscrit autographe, [26 octobre 1893]; 3pages in-8.
Brouillon de discours aux représentants de la littérature et de la presse russes. [Le 26 octobre 1893, un banquet a été offert aux marins russes et à une délégation d’écrivains et journalistes russes.]
Il porte, «au nom de la Société des Gens de Lettres», un toast «à la presse russe, à la littérature russe […] L’esprit souffle par-dessus les frontières, ce sont les œuvres des écrivains de génie, échangées entre les peuples, qui sont les messagères de la paix et les avant-coureuses des solides alliances. […] ce grand baiser fraternel entre la Russie et la France […] a été préparé par des années de mutuelle sympathie littéraire. La littérature française avait envoyé ses ambassadeurs, Balzac et Hugo, et la littérature russe a répondu en nous envoyant les siens, Tourguénef, Dostoiewski et Tolstoï. Ils ont ému les cœurs, rapproché les esprits […] l’œuvre doit même être continuée et élargie. Au dessus de l’alliance entre deux peuples, il y a l’alliance entre tous les peuples. C’est un rêve sans doute. […] Pourquoi ne pas espérer dans ce grand courant de bonté humaine qui se déclare, et pourquoi ne pas confier la cause aux écrivains, à ces voix puissantes qui volent d’une nation à l’autre, en trouvant un écho dans toutes les âmes, en faisant de toute l’humanité souffrante une même famille?»…
Il dit sa propre dette à la presse russe: il a été «accueilli par elle et réconforté aux heures difficiles de mon existence»… Et il boit «à l’universelle littérature, à la patrie commune!»
On joint la plaquette Éloge d’Émile Zola de Marcel Batilliat (1905), et l’épreuve d’un autre discours de Batilliat sur Zola.
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lundi 17 juin 2024・14:00 (Europe/Paris)
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3, rue Favart
75002 Paris