Donatien-Alphonse-François, marquis de SADE. L.A., [La Coste décembre 1774], à son avocat Gaspard Gaufridy, à Apt; 3pages petit in-4, adresse.
«Nous vous attendrons donc mardi mon cher avocat [...] Je vous prie de vouloir bien venir de bonne heure, au moins pour diné c’est à dire à trois heures; vous m’obligerez d’observer cette meme coutume toutes les fois que vous viendrez nous voir cet hiver; en voici la raison. Nous sommes décidés par mil raisons à voir très peu de monde cet hiver. Il en résulte que je passe la soirée dans mon cabinet, et que md [madame] avec ses femmes s’occupent dans une chambre voisine jusqu’à l’heure du couché moyen en quoi à l’entrée de la nuit, le château se trouve irrémissiblement fermé feu éteint plus de cuisine et souvent plus de provision. Conséquament c’est vraiment nous déranger que de ne pas arriver pour l’heure du diner et nous déranger de toute manière. Nous vous connoissons trop honête pour ne pas vous soumetre à cette petite gene, que nous chercherons d’autant moins à reformer en votre faveur, qu’elle nous fait gagner deux ou trois heures de plus du plaisir d’être avec vous».
Suit la minute d’une lettre concernant l’abonnement de la marquise de Sade à une gazette.
Enfin Sade évoque une dispute domestique à propos d’un livre égaré, qui «vient d’exciter une altercation carteronique, et consequament gothonique qui vise à de grandes suites car on veut son congé. Votre présence est encor ici nécessaire pour calmer tout cela»…
Correspondance (Lély), XLV.
Live lundi 17 juin 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°126

Donatien-Alphonse-François, marquis de SADE. L.A., [La Coste décembre 1774], à son avocat Gaspard Gaufridy, à Apt; 3pages petit in-4, adresse. «Nous vous attendrons donc mardi mon cher avocat [...] Je vous prie de vouloir bien venir de bonne heure, au moins pour diné c’est à dire à trois heures; vous m’obligerez d’observer cette meme coutume toutes les fois que vous viendrez nous voir cet hiver; en voici la raison. Nous sommes décidés par mil raisons à voir très peu de monde cet hiver. Il en résulte que je passe la soirée dans mon cabinet, et que md [madame] avec ses femmes s’occupent dans une chambre voisine jusqu’à l’heure du couché moyen en quoi à l’entrée de la nuit, le château se trouve irrémissiblement fermé feu éteint plus de cuisine et souvent plus de provision. Conséquament c’est vraiment nous déranger que de ne pas arriver pour l’heure du diner et nous déranger de toute manière. Nous vous connoissons trop honête pour ne pas vous soumetre à cette petite gene, que nous chercherons d’autant moins à reformer en votre faveur, qu’elle nous fait gagner deux ou trois heures de plus du plaisir d’être avec vous». Suit la minute d’une lettre concernant l’abonnement de la marquise de Sade à une gazette. Enfin Sade évoque une dispute domestique à propos d’un livre égaré, qui «vient d’exciter une altercation carteronique, et consequament gothonique qui vise à de grandes suites car on veut son congé. Votre présence est encor ici nécessaire pour calmer tout cela»… Correspondance (Lély), XLV.

Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
30%
Donatien-Alphonse-François, marquis de SADE. L.A., [La Coste décembre 1774], à son avocat Gaspard Gaufridy, à Apt; 3pages petit in-4, adresse. «Nous vous attendrons donc mardi mon cher avocat [...] Je vous prie de vouloir bien venir de bonne heure, au moins pour diné c’est à dire à trois heures; vous m’obligerez d’observer cette meme coutume toutes les fois que vous viendrez nous voir cet hiver; en voici la raison. Nous sommes décidés par mil raisons à voir très peu de monde cet hiver. Il en résulte que je passe la soirée dans mon cabinet, et que md [madame] avec ses femmes s’occupent dans une chambre voisine jusqu’à l’heure du couché moyen en quoi à l’entrée de la nuit, le château se trouve irrémissiblement fermé feu éteint plus de cuisine et souvent plus de provision. Conséquament c’est vraiment nous déranger que de ne pas arriver pour l’heure du diner et nous déranger de toute manière. Nous vous connoissons trop honête pour ne pas vous soumetre à cette petite gene, que nous chercherons d’autant moins à reformer en votre faveur, qu’elle nous fait gagner deux ou trois heures de plus du plaisir d’être avec vous». Suit la minute d’une lettre concernant l’abonnement de la marquise de Sade à une gazette. Enfin Sade évoque une dispute domestique à propos d’un livre égaré, qui «vient d’exciter une altercation carteronique, et consequament gothonique qui vise à de grandes suites car on veut son congé. Votre présence est encor ici nécessaire pour calmer tout cela»… Correspondance (Lély), XLV.
Vente lundi 17 juin 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris