Kichizô INAGAKI dit Yoshio (1876-1951)
Une sculpture constituée comme un encrier, représentant un moineau sur un socle en laque.
Kichizô Inagaki, fils d’un grand artisan sculpteur maître dans l’art du laque, travaille avec son père menuisier du palais, et remporte le troisième prix du concours des maîtres laqueurs en mai 1899 confirmant son talent et ses compétences dans les arts traditionnels. Diplômé en juillet 1904 de l’école des beaux-arts de Tokyo réputée pour son conservatisme, il partira vivre à Hong Kong jusqu’en 1906 où il travaille auprès d’un antiquaire pour monter des sculptures sur des socles en bois. Puis il part à la découverte de l’Europe et s’installe à Paris. Parlant mal le français il survit en vendant sur le trottoir des petites sculptures d’animaux, de poissons ou de coquillages, telles que celle-ci, et se fait rapidement remarquer. Puis c’est la grande carrière qu’on lui connaît, de collaborations aussi prestigieuses qu’avec Rodin ou Eileen Gray, et de travailler avec les plus grands antiquaires de Paul Guillaume à Joseph Brummer qui le surnomme « le japonais », Charles Ratton, ou Jean Roudillon à qui il offrira cette splendide sculpture de moineau, caractéristique d’une ancienne tradition de sculpture sur bois brûlé et brossé (Shou Sugi Ban) et de l’art du laque. Un geste qu’il semble avoir eu à l’égard de ses meilleurs clients ou amis.
Bois et laque, signé de son cachet appliqué à l’intérieur de la sculpture de l’oiseau également en laque (voir photo page précédente).
H. : 6,6 cm et L. : 9,8 cm
Voir p. 96 à 105 un article à propos de Kichizô Inagaki de C.W. Hourdé dans : Tribal Art n° 66 Hiver 2012.
Provenance :
Collection Jean Roudillon
Live jeudi 6 juin 2024・16:00 (Europe/Paris)
Lot n°136

Kichizô INAGAKI dit Yoshio (1876-1951) Une sculpture constituée comme un encrier, représentant un moineau sur un socle en laque. Kichizô Inagaki, fils d’un grand artisan sculpteur maître dans l’art du laque, travaille avec son père menuisier du palais, et remporte le troisième prix du concours des maîtres laqueurs en mai 1899 confirmant son talent et ses compétences dans les arts traditionnels. Diplômé en juillet 1904 de l’école des beaux-arts de Tokyo réputée pour son conservatisme, il partira vivre à Hong Kong jusqu’en 1906 où il travaille auprès d’un antiquaire pour monter des sculptures sur des socles en bois. Puis il part à la découverte de l’Europe et s’installe à Paris. Parlant mal le français il survit en vendant sur le trottoir des petites sculptures d’animaux, de poissons ou de coquillages, telles que celle-ci, et se fait rapidement remarquer. Puis c’est la grande carrière qu’on lui connaît, de collaborations aussi prestigieuses qu’avec Rodin ou Eileen Gray, et de travailler avec les plus grands antiquaires de Paul Guillaume à Joseph Brummer qui le surnomme « le japonais », Charles Ratton, ou Jean Roudillon à qui il offrira cette splendide sculpture de moineau, caractéristique d’une ancienne tradition de sculpture sur bois brûlé et brossé (Shou Sugi Ban) et de l’art du laque. Un geste qu’il semble avoir eu à l’égard de ses meilleurs clients ou amis. Bois et laque, signé de son cachet appliqué à l’intérieur de la sculpture de l’oiseau également en laque (voir photo page précédente). H. : 6,6 cm et L. : 9,8 cm Voir p. 96 à 105 un article à propos de Kichizô Inagaki de C.W. Hourdé dans : Tribal Art n° 66 Hiver 2012. Provenance : Collection Jean Roudillon

Estimation
6 000 € - 8 000 €
Résultat
65 000 €
Frais de vente
30%
Kichizô INAGAKI dit Yoshio (1876-1951) Une sculpture constituée comme un encrier, représentant un moineau sur un socle en laque. Kichizô Inagaki, fils d’un grand artisan sculpteur maître dans l’art du laque, travaille avec son père menuisier du palais, et remporte le troisième prix du concours des maîtres laqueurs en mai 1899 confirmant son talent et ses compétences dans les arts traditionnels. Diplômé en juillet 1904 de l’école des beaux-arts de Tokyo réputée pour son conservatisme, il partira vivre à Hong Kong jusqu’en 1906 où il travaille auprès d’un antiquaire pour monter des sculptures sur des socles en bois. Puis il part à la découverte de l’Europe et s’installe à Paris. Parlant mal le français il survit en vendant sur le trottoir des petites sculptures d’animaux, de poissons ou de coquillages, telles que celle-ci, et se fait rapidement remarquer. Puis c’est la grande carrière qu’on lui connaît, de collaborations aussi prestigieuses qu’avec Rodin ou Eileen Gray, et de travailler avec les plus grands antiquaires de Paul Guillaume à Joseph Brummer qui le surnomme « le japonais », Charles Ratton, ou Jean Roudillon à qui il offrira cette splendide sculpture de moineau, caractéristique d’une ancienne tradition de sculpture sur bois brûlé et brossé (Shou Sugi Ban) et de l’art du laque. Un geste qu’il semble avoir eu à l’égard de ses meilleurs clients ou amis. Bois et laque, signé de son cachet appliqué à l’intérieur de la sculpture de l’oiseau également en laque (voir photo page précédente). H. : 6,6 cm et L. : 9,8 cm Voir p. 96 à 105 un article à propos de Kichizô Inagaki de C.W. Hourdé dans : Tribal Art n° 66 Hiver 2012. Provenance : Collection Jean Roudillon
Vente jeudi 6 juin 2024・16:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris