Une bague tu’a (ou kihi), parure pour la danse, dit doigtier ornemental.
Les doigtiers tu’a étaient dans les temps anciens portés autant par les danseurs que par les danseuses lors des danses traditionnelles des célébrations en banquet appelés koina. Ils sont aujourd’hui l’apanage unique des femmes qui en portent une version contemporaine pour la danse de l’oiseau. La conservation et la transmission d’un ornements tu’a ancien tel que celui-ci, d’une extrême fragilité, constitue une exception confinant presque au miracle.
Ces ornements tu’a anciens sont devenus fameux et quasi mythiques au travers de deux dessins d’Eugène Fauque de Jonquières, souvent reproduits, et dont les originaux sont conservés au musée de Chartres.
Faite d’une vannerie de fibres de péricarpe de noix de coco tressées constituant la bague, le tu’a de la collection Jean Roudillon est aussi orné de cheveux humains, et de six plumes caudales du Phaeton, toutes encore présentes comme sur un autre spécimen rare conservé au musée de Nouvelle Calédonie à Nouméa (inv. MNC 86.5.155) et comptant lui aussi six plumes. Cet autre tu’a en excellent état mais ne comportant pas de cheveux humains a été collecté entre 1830 et 1880. Il existe deux autres doigtiers tu’a (ou kihi) anciennement dans les collections du musée de la Marine et du musée l’Homme et répertoriés aujourd’hui au musée du Quai Branly Jacques Chirac (numéros d’inventaire 71.1930.54.152D et 71.1930.54.144D) qui constituent deux autres grandes raretés, ceux-ci sont ornés des plumes de Phaeton mais aussi des aigrettes de poils de barbes de vieillards tressés pavahina et d’un os humain.
Ces parures sont évidemment bien plus que de rarissimes documents ethnographiques qui témoignent d’une époque et d’un âge disparus, mais aussi par leur fragilité, d’une poésie et d’une délicatesse au moins égales à leur extrême rareté.
Îles Marquises
Cheveux, péricarpe de noix de coco, plumes caudales de Phaeton, oxydation d’ancienneté et très belle et ancienne patine d’usage, excellent état de conservation.
H. : 39,5 cm
Voir pour les trois autres doigtiers dans les collections en ligne du musée de Nouvelle Calédonie de Nouméa et du musée du Quai Branly Jacques Chirac à Paris.
Provenance :
Collection Jean Roudillon
Live jeudi 6 juin 2024・16:00 (Europe/Paris)
Lot n°119

Une bague tu’a (ou kihi), parure pour la danse, dit doigtier ornemental. Les doigtiers tu’a étaient dans les temps anciens portés autant par les danseurs que par les danseuses lors des danses traditionnelles des célébrations en banquet appelés koina. Ils sont aujourd’hui l’apanage unique des femmes qui en portent une version contemporaine pour la danse de l’oiseau. La conservation et la transmission d’un ornements tu’a ancien tel que celui-ci, d’une extrême fragilité, constitue une exception confinant presque au miracle. Ces ornements tu’a anciens sont devenus fameux et quasi mythiques au travers de deux dessins d’Eugène Fauque de Jonquières, souvent reproduits, et dont les originaux sont conservés au musée de Chartres. Faite d’une vannerie de fibres de péricarpe de noix de coco tressées constituant la bague, le tu’a de la collection Jean Roudillon est aussi orné de cheveux humains, et de six plumes caudales du Phaeton, toutes encore présentes comme sur un autre spécimen rare conservé au musée de Nouvelle Calédonie à Nouméa (inv. MNC 86.5.155) et comptant lui aussi six plumes. Cet autre tu’a en excellent état mais ne comportant pas de cheveux humains a été collecté entre 1830 et 1880. Il existe deux autres doigtiers tu’a (ou kihi) anciennement dans les collections du musée de la Marine et du musée l’Homme et répertoriés aujourd’hui au musée du Quai Branly Jacques Chirac (numéros d’inventaire 71.1930.54.152D et 71.1930.54.144D) qui constituent deux autres grandes raretés, ceux-ci sont ornés des plumes de Phaeton mais aussi des aigrettes de poils de barbes de vieillards tressés pavahina et d’un os humain. Ces parures sont évidemment bien plus que de rarissimes documents ethnographiques qui témoignent d’une époque et d’un âge disparus, mais aussi par leur fragilité, d’une poésie et d’une délicatesse au moins égales à leur extrême rareté. Îles Marquises Cheveux, péricarpe de noix de coco, plumes caudales de Phaeton, oxydation d’ancienneté et très belle et ancienne patine d’usage, excellent état de conservation. H. : 39,5 cm Voir pour les trois autres doigtiers dans les collections en ligne du musée de Nouvelle Calédonie de Nouméa et du musée du Quai Branly Jacques Chirac à Paris. Provenance : Collection Jean Roudillon

Estimation
2 500 € - 3 500 €
Résultat
7 800 €
Frais de vente
30%
Une bague tu’a (ou kihi), parure pour la danse, dit doigtier ornemental. Les doigtiers tu’a étaient dans les temps anciens portés autant par les danseurs que par les danseuses lors des danses traditionnelles des célébrations en banquet appelés koina. Ils sont aujourd’hui l’apanage unique des femmes qui en portent une version contemporaine pour la danse de l’oiseau. La conservation et la transmission d’un ornements tu’a ancien tel que celui-ci, d’une extrême fragilité, constitue une exception confinant presque au miracle. Ces ornements tu’a anciens sont devenus fameux et quasi mythiques au travers de deux dessins d’Eugène Fauque de Jonquières, souvent reproduits, et dont les originaux sont conservés au musée de Chartres. Faite d’une vannerie de fibres de péricarpe de noix de coco tressées constituant la bague, le tu’a de la collection Jean Roudillon est aussi orné de cheveux humains, et de six plumes caudales du Phaeton, toutes encore présentes comme sur un autre spécimen rare conservé au musée de Nouvelle Calédonie à Nouméa (inv. MNC 86.5.155) et comptant lui aussi six plumes. Cet autre tu’a en excellent état mais ne comportant pas de cheveux humains a été collecté entre 1830 et 1880. Il existe deux autres doigtiers tu’a (ou kihi) anciennement dans les collections du musée de la Marine et du musée l’Homme et répertoriés aujourd’hui au musée du Quai Branly Jacques Chirac (numéros d’inventaire 71.1930.54.152D et 71.1930.54.144D) qui constituent deux autres grandes raretés, ceux-ci sont ornés des plumes de Phaeton mais aussi des aigrettes de poils de barbes de vieillards tressés pavahina et d’un os humain. Ces parures sont évidemment bien plus que de rarissimes documents ethnographiques qui témoignent d’une époque et d’un âge disparus, mais aussi par leur fragilité, d’une poésie et d’une délicatesse au moins égales à leur extrême rareté. Îles Marquises Cheveux, péricarpe de noix de coco, plumes caudales de Phaeton, oxydation d’ancienneté et très belle et ancienne patine d’usage, excellent état de conservation. H. : 39,5 cm Voir pour les trois autres doigtiers dans les collections en ligne du musée de Nouvelle Calédonie de Nouméa et du musée du Quai Branly Jacques Chirac à Paris. Provenance : Collection Jean Roudillon
Vente jeudi 6 juin 2024・16:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris