Un ensemble d’ornements ouoho constitué d’une petite cape (ou pectoral), de deux brassières poe i’ima et d’une chevillière poe vaevae.
Constitués de cheveux humains, donc chargés du mana car provenant de la tête centre du pouvoir spirituel, ces ornements étaient les parures des danseurs et danseuses lors des festivités, mais aussi celle des hommes de haut rang.
Les ornements de chevilles sont appelés poe vaevae, et ceux de bras poe i’ima, ils étaient attachés par un lien de tapa ligaturé ou passé dans les boucles du collier de fibres de coco.
Ces ornements ouoho étaient confectionnés par un spécialiste, et les cheveux rassemblés pour leur confection pouvaient venir des parents, mais aussi provenir d’??ennemis vaincus.
On appelait vae ouoho c’est à dire « poil aux pattes » le guerrier invincible qui n’avait jamais perdu ses poe vaevae lors des combats.
On notera ici que les deux poe i’ima de cet ancien ensemble possèdent toujours l’un et l’autre leurs cordelettes tressées de tapa.
Îles Marquises
Cheveux humains, fibres de péricarpe de noix coco, tapa, oxydation d’ancienneté et ancienne patine d’usage.
D. : 45 cm à 25 cm environ (du plus large au plus haut)
Voir p. 217 n° 374 dans : James Cook et la Découverte du Pacifique, Ed. Imprimerie Nationale 2009
Voir p. 113 dans : Ta’aroa L’Univers Polynésien, P. et F. de Deckker, Crédit Communal, Bruxelles 1982
Provenance :
Collection Jean Roudillon
Live jeudi 6 juin 2024・16:00 (Europe/Paris)
Lot n°118

Un ensemble d’ornements ouoho constitué d’une petite cape (ou pectoral), de deux brassières poe i’ima et d’une chevillière poe vaevae. Constitués de cheveux humains, donc chargés du mana car provenant de la tête centre du pouvoir spirituel, ces ornements étaient les parures des danseurs et danseuses lors des festivités, mais aussi celle des hommes de haut rang. Les ornements de chevilles sont appelés poe vaevae, et ceux de bras poe i’ima, ils étaient attachés par un lien de tapa ligaturé ou passé dans les boucles du collier de fibres de coco. Ces ornements ouoho étaient confectionnés par un spécialiste, et les cheveux rassemblés pour leur confection pouvaient venir des parents, mais aussi provenir d’??ennemis vaincus. On appelait vae ouoho c’est à dire « poil aux pattes » le guerrier invincible qui n’avait jamais perdu ses poe vaevae lors des combats. On notera ici que les deux poe i’ima de cet ancien ensemble possèdent toujours l’un et l’autre leurs cordelettes tressées de tapa. Îles Marquises Cheveux humains, fibres de péricarpe de noix coco, tapa, oxydation d’ancienneté et ancienne patine d’usage. D. : 45 cm à 25 cm environ (du plus large au plus haut) Voir p. 217 n° 374 dans : James Cook et la Découverte du Pacifique, Ed. Imprimerie Nationale 2009 Voir p. 113 dans : Ta’aroa L’Univers Polynésien, P. et F. de Deckker, Crédit Communal, Bruxelles 1982 Provenance : Collection Jean Roudillon

Résultat
26 000 €
Frais de vente
30%
Un ensemble d’ornements ouoho constitué d’une petite cape (ou pectoral), de deux brassières poe i’ima et d’une chevillière poe vaevae. Constitués de cheveux humains, donc chargés du mana car provenant de la tête centre du pouvoir spirituel, ces ornements étaient les parures des danseurs et danseuses lors des festivités, mais aussi celle des hommes de haut rang. Les ornements de chevilles sont appelés poe vaevae, et ceux de bras poe i’ima, ils étaient attachés par un lien de tapa ligaturé ou passé dans les boucles du collier de fibres de coco. Ces ornements ouoho étaient confectionnés par un spécialiste, et les cheveux rassemblés pour leur confection pouvaient venir des parents, mais aussi provenir d’??ennemis vaincus. On appelait vae ouoho c’est à dire « poil aux pattes » le guerrier invincible qui n’avait jamais perdu ses poe vaevae lors des combats. On notera ici que les deux poe i’ima de cet ancien ensemble possèdent toujours l’un et l’autre leurs cordelettes tressées de tapa. Îles Marquises Cheveux humains, fibres de péricarpe de noix coco, tapa, oxydation d’ancienneté et ancienne patine d’usage. D. : 45 cm à 25 cm environ (du plus large au plus haut) Voir p. 217 n° 374 dans : James Cook et la Découverte du Pacifique, Ed. Imprimerie Nationale 2009 Voir p. 113 dans : Ta’aroa L’Univers Polynésien, P. et F. de Deckker, Crédit Communal, Bruxelles 1982 Provenance : Collection Jean Roudillon
Vente jeudi 6 juin 2024・16:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris