Remy de GOURMONT Manuscrit autographe signé du pseudonyme « J. Drexelius », Romania. Folklore, [1901], avec insertion d'une L.A.S. de Joseph Bédier; 7 pages in-4 plus 5 pages in-8 (marques au crayon de l'imprimeur). Article pour la « Revue du mois » du Mercure de France, n° 142, d'octobre 1901. L'essentiel de la lettre de Bédier sera reproduit dans l'essai Le Roman de Tristan et Iseut recueilli dans la 3e série des Promenades littéraires (1909). La présente chronique revient sur l'édition du Roman de Tristan et Iseut procurée par Joseph Bédier, dont Gourmont avait rendu compte en janvier 1901. Gourmont ayant « risqué une critique touchant la reconnaissance par l'anneau », Bédier lui a répondu longuement, en reconnaissant qu'il lui faudrait peut-être remanier la fin de la scène: « La voix prouve plus, dites-vous. Il est bien vrai, mais comme Yseut est en garde contre une ruse possible, ni l'anneau ne prouve, ni la voix. L'anneau peut avoir été volé, mais la voix peut être imitée par sortilège »... Et d'exposer le tragique de la scène où Tristan se présente, méconnaissable, devant la reine: « il doute d'Iseut, se croit abandonné, trahi. Il veut qu'elle le reconnaisse à des signes moins matériels, au seul rappel de leurs amours passées, et au son de son âme plutôt qu'au son de sa voix »... La suite de la chronique de Gourmont est consacrée aux Contes des landes et des grèves de Paul Sébillot, aux Contes et légendes de la France septentrionale de Léon Delmotte, à une édition savante de La Belle Dame sans merci d'Alain Chartier, et à une étude du Dr Raphaël Blanchard sur « L'Art populaire dans le Briançonnais: les Cadrans solaires ».
Estimation
250 € - 300 €
Résultat
250 €
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Remy de GOURMONT
Manuscrit autographe signé du pseudonyme « J. Drexelius », Romania. Folklore, [1901], avec insertion d'une L.A.S. de Joseph Bédier; 7 pages in-4 plus 5 pages in-8 (marques au crayon de l'imprimeur). Article pour la « Revue du mois » du Mercure de France, n° 142, d'octobre 1901. L'essentiel de la lettre de Bédier sera reproduit dans l'essai Le Roman de Tristan et Iseut recueilli dans la 3e série des Promenades littéraires (1909). La présente chronique revient sur l'édition du Roman de Tristan et Iseut procurée par Joseph Bédier, dont Gourmont avait rendu compte en janvier 1901. Gourmont ayant « risqué une critique touchant la reconnaissance par l'anneau », Bédier lui a répondu longuement, en reconnaissant qu'il lui faudrait peut-être remanier la fin de la scène: « La voix prouve plus, dites-vous. Il est bien vrai, mais comme Yseut est en garde contre une ruse possible, ni l'anneau ne prouve, ni la voix. L'anneau peut avoir été volé, mais la voix peut être imitée par sortilège »... Et d'exposer le tragique de la scène où Tristan se présente, méconnaissable, devant la reine: « il doute d'Iseut, se croit abandonné, trahi. Il veut qu'elle le reconnaisse à des signes moins matériels, au seul rappel de leurs amours passées, et au son de son âme plutôt qu'au son de sa voix »... La suite de la chronique de Gourmont est consacrée aux Contes des landes et des grèves de Paul Sébillot, aux Contes et légendes de la France septentrionale de Léon Delmotte, à une édition savante de La Belle Dame sans merci d'Alain Chartier, et à une étude du Dr Raphaël Blanchard sur « L'Art populaire dans le Briançonnais: les Cadrans solaires ».
Vente
jeudi 28 juin 2012・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris