Octave FEUILLET (1821-1890)
Ecrivain. Manuscrit autographe signé, Discours de réception, [mars 1863]; titre et 31 pages in-4 montées sur onglets, reliées avec la plaquette imprimée en un volume in-4, maroquin citron, plats ornés de monogrammes (E et T entrelacés) dorés au centre du plat sup. et dans les écoinçons, inscription dorée au centre du plat inf., dentelle int., tête dorée (Gruel-Engelmann). Discours de réception à l'Académie française d'Octave Feuillet, élu le 3 avril 1862 en remplacement de Scribe, et reçu le 26 mars 1863, où il fait l'éloge d'Eugène Scribe, sous une riche reliure réalisée pour l'industriel et collectionneur Edmond Taigny, signée sur le 2e plat: Ad/Ed. Taigny/Gruel-Engelmann/religavit/m d ccc lxxvii. Le manuscrit, à l'encre bleue, présente quelques corrections, mais surtout un important passage biff é (pages 16-19), remplacé par de nouvelles pages 16 à 19. Ce passage supprimé développe des réflexions sur la bourgeoisie d'Eugène Scribe: « Oui, ce fut assurément un des moyens d'action les plus puissants et les plus légitimes de cet aimable génie, que son intelligence cordiale, son accord intime avec les sentiments et les idées de cette classe moyenne dont il était lui-même issu; de cette bourgeoisie qui, dans sa libre et large expansion de chaque jour, constitue la partie vraiment émancipée, la partie méritante, et comme la noblesse illimitée de la démocratie »... Feuillet s'interroge aussi sur l'éloge du devoir opposé à la passion, chez Scribe, et estime que l'oeuvre littéraire de son devancier était aussi « une oeuvre de combat et de légitime défense »: « Je m'incline pour ma part avec respect, et [...] avec reconnaissance, devant le grand mouvement littéraire de cette époque dont la puissance, la liberté et l'éclat rayonnent encore sur nous »... Le manuscrit est relié avec l'édition originale des Discours prononcés dans la séance publique tenue par l'Académie française pour la réception de M. Octave Feuillet (Paris, Firmin Didot, 1863); il porte en tête l'ex-libris
Live jeudi 28 juin 2012・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°130

Octave FEUILLET (1821-1890) Ecrivain. Manuscrit autographe signé, Discours de réception, [mars 1863]; titre et 31 pages in-4 montées sur onglets, reliées avec la plaquette imprimée en un volume in-4, maroquin citron, plats ornés de monogrammes (E et T entrelacés) dorés au centre du plat sup. et dans les écoinçons, inscription dorée au centre du plat inf., dentelle int., tête dorée (Gruel-Engelmann). Discours de réception à l'Académie française d'Octave Feuillet, élu le 3 avril 1862 en remplacement de Scribe, et reçu le 26 mars 1863, où il fait l'éloge d'Eugène Scribe, sous une riche reliure réalisée pour l'industriel et collectionneur Edmond Taigny, signée sur le 2e plat: Ad/Ed. Taigny/Gruel-Engelmann/religavit/m d ccc lxxvii. Le manuscrit, à l'encre bleue, présente quelques corrections, mais surtout un important passage biff é (pages 16-19), remplacé par de nouvelles pages 16 à 19. Ce passage supprimé développe des réflexions sur la bourgeoisie d'Eugène Scribe: « Oui, ce fut assurément un des moyens d'action les plus puissants et les plus légitimes de cet aimable génie, que son intelligence cordiale, son accord intime avec les sentiments et les idées de cette classe moyenne dont il était lui-même issu; de cette bourgeoisie qui, dans sa libre et large expansion de chaque jour, constitue la partie vraiment émancipée, la partie méritante, et comme la noblesse illimitée de la démocratie »... Feuillet s'interroge aussi sur l'éloge du devoir opposé à la passion, chez Scribe, et estime que l'oeuvre littéraire de son devancier était aussi « une oeuvre de combat et de légitime défense »: « Je m'incline pour ma part avec respect, et [...] avec reconnaissance, devant le grand mouvement littéraire de cette époque dont la puissance, la liberté et l'éclat rayonnent encore sur nous »... Le manuscrit est relié avec l'édition originale des Discours prononcés dans la séance publique tenue par l'Académie française pour la réception de M. Octave Feuillet (Paris, Firmin Didot, 1863); il porte en tête l'ex-libris

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Octave FEUILLET (1821-1890) Ecrivain. Manuscrit autographe signé, Discours de réception, [mars 1863]; titre et 31 pages in-4 montées sur onglets, reliées avec la plaquette imprimée en un volume in-4, maroquin citron, plats ornés de monogrammes (E et T entrelacés) dorés au centre du plat sup. et dans les écoinçons, inscription dorée au centre du plat inf., dentelle int., tête dorée (Gruel-Engelmann). Discours de réception à l'Académie française d'Octave Feuillet, élu le 3 avril 1862 en remplacement de Scribe, et reçu le 26 mars 1863, où il fait l'éloge d'Eugène Scribe, sous une riche reliure réalisée pour l'industriel et collectionneur Edmond Taigny, signée sur le 2e plat: Ad/Ed. Taigny/Gruel-Engelmann/religavit/m d ccc lxxvii. Le manuscrit, à l'encre bleue, présente quelques corrections, mais surtout un important passage biff é (pages 16-19), remplacé par de nouvelles pages 16 à 19. Ce passage supprimé développe des réflexions sur la bourgeoisie d'Eugène Scribe: « Oui, ce fut assurément un des moyens d'action les plus puissants et les plus légitimes de cet aimable génie, que son intelligence cordiale, son accord intime avec les sentiments et les idées de cette classe moyenne dont il était lui-même issu; de cette bourgeoisie qui, dans sa libre et large expansion de chaque jour, constitue la partie vraiment émancipée, la partie méritante, et comme la noblesse illimitée de la démocratie »... Feuillet s'interroge aussi sur l'éloge du devoir opposé à la passion, chez Scribe, et estime que l'oeuvre littéraire de son devancier était aussi « une oeuvre de combat et de légitime défense »: « Je m'incline pour ma part avec respect, et [...] avec reconnaissance, devant le grand mouvement littéraire de cette époque dont la puissance, la liberté et l'éclat rayonnent encore sur nous »... Le manuscrit est relié avec l'édition originale des Discours prononcés dans la séance publique tenue par l'Académie française pour la réception de M. Octave Feuillet (Paris, Firmin Didot, 1863); il porte en tête l'ex-libris
Vente jeudi 28 juin 2012・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris