César François CASSINI DE THURY (1714-1784)
Astronome et cartographe. L.A.S., 1er mai 1777; 4 pages in-4. Importante lettre pour financer et équiper l'Observatoire royal. D'Alembert et le marquis de Condorcet ont approuvé une retenue sur les 12 000 francs de l'Académie en faveur de l'Observatoire, et les académiciens qu'il a sondés y sont en général favorables. Cependant « il est indispensable que le roy donne des instrumens a son observatoire royal, ce seroit de la plus grande honte pour la nation qu'il le laissat tel qu'il est dans un denuement total des choses neçessaires aux observations [...]. Le roy a fait beaucoup de depense, je le scais, pour son cabinet de Meudon », pour rien: « qu'on me cite les observations que l'on y a faites et qu'on y fait. Ne vaudroit-il pas mieux qu'au lieu de meubler trente six endroits d'instrumens et de lunettes, on fournit bien l'observatoire royal de Paris. Qui est ce qui a fait la gloire du siecle de Louis quatorze et même du regne de Louis quinze, c'est l'observatoire. Il n'y a pas une decouverte en astronomie a laquelle il n'ait eu part, sur quoi les etrangers jettent ils les yeux pour juger de l'etat de l'astronomie en France, c'est sur l'observatoire »... Cassini, plein d'ardeur pour son état et pour le progrès des sciences, assure qu'un digne usage serait fait des instruments; il espère que l'amour pour le bien public, pour l'honneur de la patrie, « et en particulier pour les sciences », déterminera son correspondant à représenter à M. de Maurepas qu'il faut mettre l'Observatoire royal au niveau de ceux de Greenwich, Berlin, Vienne, etc., et qu'il est injuste que l'Académie royale des Sciences, « la plus celebre de l'Europe, soit en revanche la plus pauvre »... Une augmentation de 12 000 francs subviendrait aux besoins de l'Académie et permettrait de procurer à l'Observatoire les choses dont elle a besoin, et pour que cela ne coûte rien au Roi on pourrait, « à l'imitation de Berlin », donner à l'Académie le privilège des almanachs: « puisqu'il y est question princip
Live jeudi 28 juin 2012・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°52

César François CASSINI DE THURY (1714-1784) Astronome et cartographe. L.A.S., 1er mai 1777; 4 pages in-4. Importante lettre pour financer et équiper l'Observatoire royal. D'Alembert et le marquis de Condorcet ont approuvé une retenue sur les 12 000 francs de l'Académie en faveur de l'Observatoire, et les académiciens qu'il a sondés y sont en général favorables. Cependant « il est indispensable que le roy donne des instrumens a son observatoire royal, ce seroit de la plus grande honte pour la nation qu'il le laissat tel qu'il est dans un denuement total des choses neçessaires aux observations [...]. Le roy a fait beaucoup de depense, je le scais, pour son cabinet de Meudon », pour rien: « qu'on me cite les observations que l'on y a faites et qu'on y fait. Ne vaudroit-il pas mieux qu'au lieu de meubler trente six endroits d'instrumens et de lunettes, on fournit bien l'observatoire royal de Paris. Qui est ce qui a fait la gloire du siecle de Louis quatorze et même du regne de Louis quinze, c'est l'observatoire. Il n'y a pas une decouverte en astronomie a laquelle il n'ait eu part, sur quoi les etrangers jettent ils les yeux pour juger de l'etat de l'astronomie en France, c'est sur l'observatoire »... Cassini, plein d'ardeur pour son état et pour le progrès des sciences, assure qu'un digne usage serait fait des instruments; il espère que l'amour pour le bien public, pour l'honneur de la patrie, « et en particulier pour les sciences », déterminera son correspondant à représenter à M. de Maurepas qu'il faut mettre l'Observatoire royal au niveau de ceux de Greenwich, Berlin, Vienne, etc., et qu'il est injuste que l'Académie royale des Sciences, « la plus celebre de l'Europe, soit en revanche la plus pauvre »... Une augmentation de 12 000 francs subviendrait aux besoins de l'Académie et permettrait de procurer à l'Observatoire les choses dont elle a besoin, et pour que cela ne coûte rien au Roi on pourrait, « à l'imitation de Berlin », donner à l'Académie le privilège des almanachs: « puisqu'il y est question princip

Estimation
1 200 € - 1 500 €
Résultat
2 600 €
Frais de vente
0%
César François CASSINI DE THURY (1714-1784) Astronome et cartographe. L.A.S., 1er mai 1777; 4 pages in-4. Importante lettre pour financer et équiper l'Observatoire royal. D'Alembert et le marquis de Condorcet ont approuvé une retenue sur les 12 000 francs de l'Académie en faveur de l'Observatoire, et les académiciens qu'il a sondés y sont en général favorables. Cependant « il est indispensable que le roy donne des instrumens a son observatoire royal, ce seroit de la plus grande honte pour la nation qu'il le laissat tel qu'il est dans un denuement total des choses neçessaires aux observations [...]. Le roy a fait beaucoup de depense, je le scais, pour son cabinet de Meudon », pour rien: « qu'on me cite les observations que l'on y a faites et qu'on y fait. Ne vaudroit-il pas mieux qu'au lieu de meubler trente six endroits d'instrumens et de lunettes, on fournit bien l'observatoire royal de Paris. Qui est ce qui a fait la gloire du siecle de Louis quatorze et même du regne de Louis quinze, c'est l'observatoire. Il n'y a pas une decouverte en astronomie a laquelle il n'ait eu part, sur quoi les etrangers jettent ils les yeux pour juger de l'etat de l'astronomie en France, c'est sur l'observatoire »... Cassini, plein d'ardeur pour son état et pour le progrès des sciences, assure qu'un digne usage serait fait des instruments; il espère que l'amour pour le bien public, pour l'honneur de la patrie, « et en particulier pour les sciences », déterminera son correspondant à représenter à M. de Maurepas qu'il faut mettre l'Observatoire royal au niveau de ceux de Greenwich, Berlin, Vienne, etc., et qu'il est injuste que l'Académie royale des Sciences, « la plus celebre de l'Europe, soit en revanche la plus pauvre »... Une augmentation de 12 000 francs subviendrait aux besoins de l'Académie et permettrait de procurer à l'Observatoire les choses dont elle a besoin, et pour que cela ne coûte rien au Roi on pourrait, « à l'imitation de Berlin », donner à l'Académie le privilège des almanachs: « puisqu'il y est question princip
Vente jeudi 28 juin 2012・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris