Jean BERNADOTTE
L.A.S., Landerneau 19 fructidor VIII (6 septembre 1800), au général Bonaparte, Premier Consul; 1 page et demie in-4 (qqs lég. piq., cachet de la collection Crawford). Superbe lettre à Bonaparte. Commandant en chef de l'Armée de l'Ouest, Bernadotte rend compte de la situation en Bretagne et il préconise une expédition sur le Portugal. « Des linstant que le sort de la Republique Cisalpine feut decidé je previs que vous tourneriés vos regards contre l'Angleterre. J'ai deviné juste; j'entrevis enfin la possibilité de realisér un projet qui depuis longtems a fixé mes principales réflexions, il se lie à la prosperité de la Republique, et rend au commerce de France sa première splendeur. La conquete du Portugal peut procurer au gouvernement tous ses avantages, et j'ai cru sans presomption pouvoir en être nommé le chef. [...] souff rés donc que je vous demande le commandement de cette armée »... Il rend compte ensuite de la situation en Bretagne: « La tranquillité continue à régner dans l'ouest. Le respect qu'on commence à porter au gouvernement et que l'autorité militaire seule a préparé exige que les troupes qui déjà ne sont pas très nombreuses restent dans ces contrées au moins six semaines; c'est mon general le moyen de contenir les malveillans, de les déconsidérer, et de les empecher de nuire »... Après avoir fait son devoir dans l'Ouest, il souhaiterait passer un mois à Paris pour s'occuper des « debris de la fortune de ma femme » (il venait d'épouser Désirée Clary) et régler ses aff aires domestique; il confierait le commandement par interim de l'armée à Hédouville ou à Tilly.
Live jeudi 28 juin 2012・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°29

Jean BERNADOTTE L.A.S., Landerneau 19 fructidor VIII (6 septembre 1800), au général Bonaparte, Premier Consul; 1 page et demie in-4 (qqs lég. piq., cachet de la collection Crawford). Superbe lettre à Bonaparte. Commandant en chef de l'Armée de l'Ouest, Bernadotte rend compte de la situation en Bretagne et il préconise une expédition sur le Portugal. « Des linstant que le sort de la Republique Cisalpine feut decidé je previs que vous tourneriés vos regards contre l'Angleterre. J'ai deviné juste; j'entrevis enfin la possibilité de realisér un projet qui depuis longtems a fixé mes principales réflexions, il se lie à la prosperité de la Republique, et rend au commerce de France sa première splendeur. La conquete du Portugal peut procurer au gouvernement tous ses avantages, et j'ai cru sans presomption pouvoir en être nommé le chef. [...] souff rés donc que je vous demande le commandement de cette armée »... Il rend compte ensuite de la situation en Bretagne: « La tranquillité continue à régner dans l'ouest. Le respect qu'on commence à porter au gouvernement et que l'autorité militaire seule a préparé exige que les troupes qui déjà ne sont pas très nombreuses restent dans ces contrées au moins six semaines; c'est mon general le moyen de contenir les malveillans, de les déconsidérer, et de les empecher de nuire »... Après avoir fait son devoir dans l'Ouest, il souhaiterait passer un mois à Paris pour s'occuper des « debris de la fortune de ma femme » (il venait d'épouser Désirée Clary) et régler ses aff aires domestique; il confierait le commandement par interim de l'armée à Hédouville ou à Tilly.

Estimation
1 200 € - 1 500 €
Résultat
1 600 €
Frais de vente
0%
Jean BERNADOTTE L.A.S., Landerneau 19 fructidor VIII (6 septembre 1800), au général Bonaparte, Premier Consul; 1 page et demie in-4 (qqs lég. piq., cachet de la collection Crawford). Superbe lettre à Bonaparte. Commandant en chef de l'Armée de l'Ouest, Bernadotte rend compte de la situation en Bretagne et il préconise une expédition sur le Portugal. « Des linstant que le sort de la Republique Cisalpine feut decidé je previs que vous tourneriés vos regards contre l'Angleterre. J'ai deviné juste; j'entrevis enfin la possibilité de realisér un projet qui depuis longtems a fixé mes principales réflexions, il se lie à la prosperité de la Republique, et rend au commerce de France sa première splendeur. La conquete du Portugal peut procurer au gouvernement tous ses avantages, et j'ai cru sans presomption pouvoir en être nommé le chef. [...] souff rés donc que je vous demande le commandement de cette armée »... Il rend compte ensuite de la situation en Bretagne: « La tranquillité continue à régner dans l'ouest. Le respect qu'on commence à porter au gouvernement et que l'autorité militaire seule a préparé exige que les troupes qui déjà ne sont pas très nombreuses restent dans ces contrées au moins six semaines; c'est mon general le moyen de contenir les malveillans, de les déconsidérer, et de les empecher de nuire »... Après avoir fait son devoir dans l'Ouest, il souhaiterait passer un mois à Paris pour s'occuper des « debris de la fortune de ma femme » (il venait d'épouser Désirée Clary) et régler ses aff aires domestique; il confierait le commandement par interim de l'armée à Hédouville ou à Tilly.
Vente jeudi 28 juin 2012・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris