Jean-Auguste-Dominique INGRES (Montauban 1780 - Paris 1867)
Portrait de femme en buste, coiffée d’un madras
Crayon noir.
Signé sur la gauche.
(Quelques rousseurs, légèrement insolé).
19 x 12 cm

Provenance : 
Peut-être famille du baron Xavier de Dalmassy ; sa fille Joséphine Marie Adélaïde épouse Alfred Chavane, avocat, en 1845 ; puis Alfred Chavane (1845-1926) ; puis Jules Chavane (1872-1960) ; donné par son oncle Jules Chavane à Madame Marie Alice Ollier-Chavane (1927-2022).

Xavier, baron de Dalmassy (1799-1896), achète le château de Richecourt en 1808. D’origine piémontaise, il est le fils de Jean-Baptiste, baron de Dalmassy. Il officie la majeure partie de sa vie en tant que magistrat (il fut notamment juge au tribunal de Versailles) et dévient élu comme conseiller général du canton de Jussey à partir de 1853. Il fit bâtir une demeure moderne à côté du château médiéval de Richecourt. Sa fille, Joséphine Marie Adélaïde épouse Édouard François Xavier Alfred Chavane (alors avocat) en janvier 1845. Leurs héritiers sont toujours propriétaires du château de Richecourt. C’est dans le grenier de ce château que ce dessin inédit fut retrouvé et donné à Marie Ollier-Chavane par son oncle Jules Chavane.

Xavier de Dalmassy avait épousé en 1826 Marie-Louise Walckenaer (1804-1855), la fille du baron Walckenaer et de son épouse Marie-Jeanne-Antoinette-Joséphine, née Marcotte. Il n’est pas impossible que le portrait présenté ici puisse correspondre à cette jeune femme. Par ailleurs, les liens avec les descendants de la famille Marcotte sont renforcés à la suite du mariage de Claude Chavane de Dalmassy (1902-1970) avec Marie-Louise Pougin de la Maisonneuve (1902-1999).

La tenue vestimentaire du modèle est similaire à celle portée par la sœur de la première femme d’Ingres, Madame René Borel, née Marie-Joseph Chapelle, dans son portrait dessiné par Ingres en 1818 (voir : H. Naef, Die Bildzeichnungen von J.A.D. Ingres, Bern, 1977, Bartelli Verlag, tome IV, n° 220, pp. 412-413, reproduit). Les deux modèles portent un madras, coiffe à la mode à cette époque. Les petites anglaises qui s’échappent du tissu et viennent chatouiller le front du modèle ici représenté sont aussi typiques de cette époque.

Les traits de son visage ne sont pas sans rappeler aussi ceux de Madame Pancoucke, née Cécile Bochet, dont Ingres peignit le portrait en 1811 (voir : H. Toussaint, Les Portraits d’Ingres. Peintures des musées nationaux, Paris, RMN, 1985, n° VII, p. 46-47, reproduit). Un dessin par Ingres la représentant est également conservé au Musée Bonnat-Helleu à Bayonne (opus cité supra, n° VII 1, p. 48, reproduit). Bochet et Pancoucke travaillaient avec Marcotte dans l’administration française à Rome à cette époque.
Live vendredi 22 mars 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°66

Jean-Auguste-Dominique INGRES (Montauban 1780 - Paris 1867) Portrait de femme en buste, coiffée d’un madras Crayon noir. Signé sur la gauche. (Quelques rousseurs, légèrement insolé). 19 x 12 cm Provenance : Peut-être famille du baron Xavier de Dalmassy ; sa fille Joséphine Marie Adélaïde épouse Alfred Chavane, avocat, en 1845 ; puis Alfred Chavane (1845-1926) ; puis Jules Chavane (1872-1960) ; donné par son oncle Jules Chavane à Madame Marie Alice Ollier-Chavane (1927-2022). Xavier, baron de Dalmassy (1799-1896), achète le château de Richecourt en 1808. D’origine piémontaise, il est le fils de Jean-Baptiste, baron de Dalmassy. Il officie la majeure partie de sa vie en tant que magistrat (il fut notamment juge au tribunal de Versailles) et dévient élu comme conseiller général du canton de Jussey à partir de 1853. Il fit bâtir une demeure moderne à côté du château médiéval de Richecourt. Sa fille, Joséphine Marie Adélaïde épouse Édouard François Xavier Alfred Chavane (alors avocat) en janvier 1845. Leurs héritiers sont toujours propriétaires du château de Richecourt. C’est dans le grenier de ce château que ce dessin inédit fut retrouvé et donné à Marie Ollier-Chavane par son oncle Jules Chavane. Xavier de Dalmassy avait épousé en 1826 Marie-Louise Walckenaer (1804-1855), la fille du baron Walckenaer et de son épouse Marie-Jeanne-Antoinette-Joséphine, née Marcotte. Il n’est pas impossible que le portrait présenté ici puisse correspondre à cette jeune femme. Par ailleurs, les liens avec les descendants de la famille Marcotte sont renforcés à la suite du mariage de Claude Chavane de Dalmassy (1902-1970) avec Marie-Louise Pougin de la Maisonneuve (1902-1999). La tenue vestimentaire du modèle est similaire à celle portée par la sœur de la première femme d’Ingres, Madame René Borel, née Marie-Joseph Chapelle, dans son portrait dessiné par Ingres en 1818 (voir : H. Naef, Die Bildzeichnungen von J.A.D. Ingres, Bern, 1977, Bartelli Verlag, tome IV, n° 220, pp. 412-413, reproduit). Les deux modèles portent un madras, coiffe à la mode à cette époque. Les petites anglaises qui s’échappent du tissu et viennent chatouiller le front du modèle ici représenté sont aussi typiques de cette époque. Les traits de son visage ne sont pas sans rappeler aussi ceux de Madame Pancoucke, née Cécile Bochet, dont Ingres peignit le portrait en 1811 (voir : H. Toussaint, Les Portraits d’Ingres. Peintures des musées nationaux, Paris, RMN, 1985, n° VII, p. 46-47, reproduit). Un dessin par Ingres la représentant est également conservé au Musée Bonnat-Helleu à Bayonne (opus cité supra, n° VII 1, p. 48, reproduit). Bochet et Pancoucke travaillaient avec Marcotte dans l’administration française à Rome à cette époque.

Estimation
50 000 € - 60 000 €
Résultat
67 600 €
Frais de vente
30%
Jean-Auguste-Dominique INGRES (Montauban 1780 - Paris 1867) Portrait de femme en buste, coiffée d’un madras Crayon noir. Signé sur la gauche. (Quelques rousseurs, légèrement insolé). 19 x 12 cm Provenance : Peut-être famille du baron Xavier de Dalmassy ; sa fille Joséphine Marie Adélaïde épouse Alfred Chavane, avocat, en 1845 ; puis Alfred Chavane (1845-1926) ; puis Jules Chavane (1872-1960) ; donné par son oncle Jules Chavane à Madame Marie Alice Ollier-Chavane (1927-2022). Xavier, baron de Dalmassy (1799-1896), achète le château de Richecourt en 1808. D’origine piémontaise, il est le fils de Jean-Baptiste, baron de Dalmassy. Il officie la majeure partie de sa vie en tant que magistrat (il fut notamment juge au tribunal de Versailles) et dévient élu comme conseiller général du canton de Jussey à partir de 1853. Il fit bâtir une demeure moderne à côté du château médiéval de Richecourt. Sa fille, Joséphine Marie Adélaïde épouse Édouard François Xavier Alfred Chavane (alors avocat) en janvier 1845. Leurs héritiers sont toujours propriétaires du château de Richecourt. C’est dans le grenier de ce château que ce dessin inédit fut retrouvé et donné à Marie Ollier-Chavane par son oncle Jules Chavane. Xavier de Dalmassy avait épousé en 1826 Marie-Louise Walckenaer (1804-1855), la fille du baron Walckenaer et de son épouse Marie-Jeanne-Antoinette-Joséphine, née Marcotte. Il n’est pas impossible que le portrait présenté ici puisse correspondre à cette jeune femme. Par ailleurs, les liens avec les descendants de la famille Marcotte sont renforcés à la suite du mariage de Claude Chavane de Dalmassy (1902-1970) avec Marie-Louise Pougin de la Maisonneuve (1902-1999). La tenue vestimentaire du modèle est similaire à celle portée par la sœur de la première femme d’Ingres, Madame René Borel, née Marie-Joseph Chapelle, dans son portrait dessiné par Ingres en 1818 (voir : H. Naef, Die Bildzeichnungen von J.A.D. Ingres, Bern, 1977, Bartelli Verlag, tome IV, n° 220, pp. 412-413, reproduit). Les deux modèles portent un madras, coiffe à la mode à cette époque. Les petites anglaises qui s’échappent du tissu et viennent chatouiller le front du modèle ici représenté sont aussi typiques de cette époque. Les traits de son visage ne sont pas sans rappeler aussi ceux de Madame Pancoucke, née Cécile Bochet, dont Ingres peignit le portrait en 1811 (voir : H. Toussaint, Les Portraits d’Ingres. Peintures des musées nationaux, Paris, RMN, 1985, n° VII, p. 46-47, reproduit). Un dessin par Ingres la représentant est également conservé au Musée Bonnat-Helleu à Bayonne (opus cité supra, n° VII 1, p. 48, reproduit). Bochet et Pancoucke travaillaient avec Marcotte dans l’administration française à Rome à cette époque.
Vente vendredi 22 mars 2024・14:00 (Europe/Paris)
Salle 1 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris