Adrien de MONTMORENCY (1768-1837)
Diplomate, amant de Mme Récamier. L.A., Auray (Morbihan) 22 vendémiaire (14 octobre 1800?), à Madame Juliette Récamier à Paris; 2 pages in-4, adresse (petit trou, et petite fente au pli). Lettre amoureuse à Madame Récamier. Il exprime sa gratitude pour la démarche que son bon coeur a dû lui faire faire avec «une chaleur inoubliable», en faveur de M. de Léon, qui a reçu l'acte d'amnistie de toute sa famille: «Je vous rends hommage de ce que j'ai senti»... Puis il évoque son séjour en Bretagne: «Je suis ici à 120 lieues de vous, pour parler à des paysans qui ne parlent pas français sur une terre qui a été ensanglantée par toutes les fureurs de la guerre civile. Votre situation, en votre jeunesse extrême vous ont rendue étrangère à tous ces souvenirs mélancoliques. J'irai demain à cheval jusqu'à Quiberon pour m'abymer dans ces pensées»... Enfin il en vient à sa passion: «Vous qui m'avez fait éprouver tant de sentimens divers, vous, que j'ai tant de raisons pour aimer, et j'oserai dire pour haïr, vous que je ne connois pas encore, parce que je vous ai trop connue, je vous prie de ne pas m'oublier. J'ai vû couler vos larmes; et ces larmes sur un visage tel que le vôtre m'ont parû, par leur aveu, et leur intimité le plus touchant spectacle qui se puisse voir. Dans quelques jours je retournerai à Paris, si vous lisez cette lettre avec la bonne partie de votre coeur, vous me répondrez un mot [...]. Vous me direz si vous êtes à Paris, et si je puis aller vous voir à l'instant. Adieu. J'honore trop votre caractère, et le mien, vous croire que notre liaison puisse jamais s'avilir dans une amitié vulgaire»
Live jeudi 14 juin 2012・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°228

Adrien de MONTMORENCY (1768-1837) Diplomate, amant de Mme Récamier. L.A., Auray (Morbihan) 22 vendémiaire (14 octobre 1800?), à Madame Juliette Récamier à Paris; 2 pages in-4, adresse (petit trou, et petite fente au pli). Lettre amoureuse à Madame Récamier. Il exprime sa gratitude pour la démarche que son bon coeur a dû lui faire faire avec «une chaleur inoubliable», en faveur de M. de Léon, qui a reçu l'acte d'amnistie de toute sa famille: «Je vous rends hommage de ce que j'ai senti»... Puis il évoque son séjour en Bretagne: «Je suis ici à 120 lieues de vous, pour parler à des paysans qui ne parlent pas français sur une terre qui a été ensanglantée par toutes les fureurs de la guerre civile. Votre situation, en votre jeunesse extrême vous ont rendue étrangère à tous ces souvenirs mélancoliques. J'irai demain à cheval jusqu'à Quiberon pour m'abymer dans ces pensées»... Enfin il en vient à sa passion: «Vous qui m'avez fait éprouver tant de sentimens divers, vous, que j'ai tant de raisons pour aimer, et j'oserai dire pour haïr, vous que je ne connois pas encore, parce que je vous ai trop connue, je vous prie de ne pas m'oublier. J'ai vû couler vos larmes; et ces larmes sur un visage tel que le vôtre m'ont parû, par leur aveu, et leur intimité le plus touchant spectacle qui se puisse voir. Dans quelques jours je retournerai à Paris, si vous lisez cette lettre avec la bonne partie de votre coeur, vous me répondrez un mot [...]. Vous me direz si vous êtes à Paris, et si je puis aller vous voir à l'instant. Adieu. J'honore trop votre caractère, et le mien, vous croire que notre liaison puisse jamais s'avilir dans une amitié vulgaire»

Estimation
400 € - 500 €
Résultat
900 €
Frais de vente
0%
Adrien de MONTMORENCY (1768-1837) Diplomate, amant de Mme Récamier. L.A., Auray (Morbihan) 22 vendémiaire (14 octobre 1800?), à Madame Juliette Récamier à Paris; 2 pages in-4, adresse (petit trou, et petite fente au pli). Lettre amoureuse à Madame Récamier. Il exprime sa gratitude pour la démarche que son bon coeur a dû lui faire faire avec «une chaleur inoubliable», en faveur de M. de Léon, qui a reçu l'acte d'amnistie de toute sa famille: «Je vous rends hommage de ce que j'ai senti»... Puis il évoque son séjour en Bretagne: «Je suis ici à 120 lieues de vous, pour parler à des paysans qui ne parlent pas français sur une terre qui a été ensanglantée par toutes les fureurs de la guerre civile. Votre situation, en votre jeunesse extrême vous ont rendue étrangère à tous ces souvenirs mélancoliques. J'irai demain à cheval jusqu'à Quiberon pour m'abymer dans ces pensées»... Enfin il en vient à sa passion: «Vous qui m'avez fait éprouver tant de sentimens divers, vous, que j'ai tant de raisons pour aimer, et j'oserai dire pour haïr, vous que je ne connois pas encore, parce que je vous ai trop connue, je vous prie de ne pas m'oublier. J'ai vû couler vos larmes; et ces larmes sur un visage tel que le vôtre m'ont parû, par leur aveu, et leur intimité le plus touchant spectacle qui se puisse voir. Dans quelques jours je retournerai à Paris, si vous lisez cette lettre avec la bonne partie de votre coeur, vous me répondrez un mot [...]. Vous me direz si vous êtes à Paris, et si je puis aller vous voir à l'instant. Adieu. J'honore trop votre caractère, et le mien, vous croire que notre liaison puisse jamais s'avilir dans une amitié vulgaire»
Vente jeudi 14 juin 2012・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris