Edmond de GONCOURT. L.A.S., mars 1896, à un critique 3 Pages in-8. À propos de son adaptation dramatique de Manette Salomon [créée au Vaudeville le 27 février 1896]. Il remercie le journaliste de son article et de la façon «presque galante» dont il formule ses critiques. «Oui, je l'avoue, je trouve à l'heure présente, la pièce de théâtre inférieure au livre, et je veux lui donner certaines qualités du livre, je veux la faire parler cette pièce, littérature, art, philosophie! Et qu'elle ne soit pas l'histoire éternelle d'un adultère bourgeois. Je veux faire du théâtre moderne à la façon du théâtre ancien et du théâtre étranger - du théâtre littéraire enfin»... Il se défend de ne pas avoir eu de plan: «non, non, dans le roman et le théâtre, personne plus que moi ne cherche peut-être aussi longtemps, une filiation des scènes, une progression dans l'action, mais je cherche à ce qu'elle se produise d'une manière discrète, non voyante, qu'elle soit sensible seulement aux gens, qui ont l'intellect délicat»... Ainsi dans Manette, «qu'à peu près toute la critique dit composée ?comme va je te pousse? l'explosion de la juiverie de la fin, est préparée, graduée, par l'aspect de la salle Barthelemy au premier tableau, par la vision de la synagogue au troisième. [...] Maintenant ce que je trouve d'inférieur dans la critique, c'est qu'au lieu de pousser le public à l'amour d'un théâtre élevé, littéraire, c'est elle qui le renfonce dans la latrie du vaudeville»
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Edmond de GONCOURT. L.A.S., mars 1896, à un critique
3 Pages in-8. À propos de son adaptation dramatique de Manette Salomon [créée au Vaudeville le 27 février 1896]. Il remercie le journaliste de son article et de la façon «presque galante» dont il formule ses critiques. «Oui, je l'avoue, je trouve à l'heure présente, la pièce de théâtre inférieure au livre, et je veux lui donner certaines qualités du livre, je veux la faire parler cette pièce, littérature, art, philosophie! Et qu'elle ne soit pas l'histoire éternelle d'un adultère bourgeois. Je veux faire du théâtre moderne à la façon du théâtre ancien et du théâtre étranger - du théâtre littéraire enfin»... Il se défend de ne pas avoir eu de plan: «non, non, dans le roman et le théâtre, personne plus que moi ne cherche peut-être aussi longtemps, une filiation des scènes, une progression dans l'action, mais je cherche à ce qu'elle se produise d'une manière discrète, non voyante, qu'elle soit sensible seulement aux gens, qui ont l'intellect délicat»... Ainsi dans Manette, «qu'à peu près toute la critique dit composée ?comme va je te pousse? l'explosion de la juiverie de la fin, est préparée, graduée, par l'aspect de la salle Barthelemy au premier tableau, par la vision de la synagogue au troisième. [...] Maintenant ce que je trouve d'inférieur dans la critique, c'est qu'au lieu de pousser le public à l'amour d'un théâtre élevé, littéraire, c'est elle qui le renfonce dans la latrie du vaudeville»
Vente
jeudi 14 juin 2012・14:00 (Europe/Paris)
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3, rue Favart
75002 Paris