Colonel AUBERT Jean-Louis (1813-1888).
Carabine Vetterli modèle 1871 1er type calibre 10,5 mm x 38R.
Canon rond à pans au tonnerre avec hausse. Double détente (système Thury). Garnitures en fer. Plaque de couche à crocs. Monture en noyer. Fut en partie quadrillé. Bretelle en cuir.
Porte sur le côté gauche une petite plaque en argent incrustée, gravée «L.s. Aubert».
On y joint un volume broché de 402 pages «Les papiers du colonel Aubert, 1813-1888». Publié par Théodore Aubert, Genève, Alex et Julien Editeur 1953 (accident, tâches). 

Biographie :
Henri d’Orléans, duc d’Aumale, lui confie l’éducation de son fils ainé, Louis car «C’était un homme droit, courageux et bon, un véritable homme de bien et de mérite…».
Le Colonel J.L. Aubert fit carrière dans l’armée suisse et se rendit immortel en tant que directeur de la construction militaire des cols alpins.
Né à Turin le 15 octobre 1813, revenu à Genève en 1825, il suit les cours des Belles Lettres à l’Académie, puis prend le chemin de Paris pour entrer à l’École Polytechnique qu’il fréquente de 1833 à 1835. Revenu à Genève, il obtient en 1837 un doctorat ès sciences mathématiques et enseigne. À Genève, le jeune polytechnicien est rapidement nommé officier du Génie dans la milice cantonale avant de rejoindre l’École de Thoune comme élève d’abord, comme instructeur ensuite (1839-1847). C’est le futur général Dufour qui le fait nommer par la Confédération à l’état-major du Génie. Pour Aubert, c’est le début d’une carrière militaire qui lui fera accéder plus tard au rang envié de colonel fédéral. En 1854 au sein de l’état-major fédéral et regagne sa chère École de Thoune. Ce sera son « âge d’or ». Inspecteur du Génie de 1858 à 1865, le Conseil fédéral lui confie la mission d’étudier la création de passages au cœur des Alpes. Jean-Louis Aubert se voit confier la direction de la construction des routes militaires de l’Axenstrasse, de la Furka et de l’Oberalp. Une prouesse technique qui aboutit à la création d’infrastructures au cœur des Alpes qui font aujourd’hui la fierté de la Suisse. Militairement parlant, l’importance stratégique des routes alpines ne lui échappe pas et c’est lui qui dirige en 1861 les premières manœuvres alpines de l’histoire militaire de la Suisse. Lors de l’occupation des frontières en 1870-1871, il commande la 3e division. Il est promu divisionnaire en 1875, à la tête de la 1re division. Le 31 décembre 1876, il achève sa carrière militaire. Passionné par les chemins de fer, il devient en 1852 administrateur puis en 1856 directeur de la Compagnie ferroviaire de l’Ouest-Suisse (1856-1872), compagnie qui construisit la ligne Morges-Lausanne-Yverdon en 1855.
Live mardi 16 janvier 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°119

Colonel AUBERT Jean-Louis (1813-1888). Carabine Vetterli modèle 1871 1er type calibre 10,5 mm x 38R. Canon rond à pans au tonnerre avec hausse. Double détente (système Thury). Garnitures en fer. Plaque de couche à crocs. Monture en noyer. Fut en partie quadrillé. Bretelle en cuir. Porte sur le côté gauche une petite plaque en argent incrustée, gravée «L.s. Aubert». On y joint un volume broché de 402 pages «Les papiers du colonel Aubert, 1813-1888». Publié par Théodore Aubert, Genève, Alex et Julien Editeur 1953 (accident, tâches). Biographie : Henri d’Orléans, duc d’Aumale, lui confie l’éducation de son fils ainé, Louis car «C’était un homme droit, courageux et bon, un véritable homme de bien et de mérite…». Le Colonel J.L. Aubert fit carrière dans l’armée suisse et se rendit immortel en tant que directeur de la construction militaire des cols alpins. Né à Turin le 15 octobre 1813, revenu à Genève en 1825, il suit les cours des Belles Lettres à l’Académie, puis prend le chemin de Paris pour entrer à l’École Polytechnique qu’il fréquente de 1833 à 1835. Revenu à Genève, il obtient en 1837 un doctorat ès sciences mathématiques et enseigne. À Genève, le jeune polytechnicien est rapidement nommé officier du Génie dans la milice cantonale avant de rejoindre l’École de Thoune comme élève d’abord, comme instructeur ensuite (1839-1847). C’est le futur général Dufour qui le fait nommer par la Confédération à l’état-major du Génie. Pour Aubert, c’est le début d’une carrière militaire qui lui fera accéder plus tard au rang envié de colonel fédéral. En 1854 au sein de l’état-major fédéral et regagne sa chère École de Thoune. Ce sera son « âge d’or ». Inspecteur du Génie de 1858 à 1865, le Conseil fédéral lui confie la mission d’étudier la création de passages au cœur des Alpes. Jean-Louis Aubert se voit confier la direction de la construction des routes militaires de l’Axenstrasse, de la Furka et de l’Oberalp. Une prouesse technique qui aboutit à la création d’infrastructures au cœur des Alpes qui font aujourd’hui la fierté de la Suisse. Militairement parlant, l’importance stratégique des routes alpines ne lui échappe pas et c’est lui qui dirige en 1861 les premières manœuvres alpines de l’histoire militaire de la Suisse. Lors de l’occupation des frontières en 1870-1871, il commande la 3e division. Il est promu divisionnaire en 1875, à la tête de la 1re division. Le 31 décembre 1876, il achève sa carrière militaire. Passionné par les chemins de fer, il devient en 1852 administrateur puis en 1856 directeur de la Compagnie ferroviaire de l’Ouest-Suisse (1856-1872), compagnie qui construisit la ligne Morges-Lausanne-Yverdon en 1855.

Estimation
1 500 € - 2 000 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
28%
Colonel AUBERT Jean-Louis (1813-1888). Carabine Vetterli modèle 1871 1er type calibre 10,5 mm x 38R. Canon rond à pans au tonnerre avec hausse. Double détente (système Thury). Garnitures en fer. Plaque de couche à crocs. Monture en noyer. Fut en partie quadrillé. Bretelle en cuir. Porte sur le côté gauche une petite plaque en argent incrustée, gravée «L.s. Aubert». On y joint un volume broché de 402 pages «Les papiers du colonel Aubert, 1813-1888». Publié par Théodore Aubert, Genève, Alex et Julien Editeur 1953 (accident, tâches). Biographie : Henri d’Orléans, duc d’Aumale, lui confie l’éducation de son fils ainé, Louis car «C’était un homme droit, courageux et bon, un véritable homme de bien et de mérite…». Le Colonel J.L. Aubert fit carrière dans l’armée suisse et se rendit immortel en tant que directeur de la construction militaire des cols alpins. Né à Turin le 15 octobre 1813, revenu à Genève en 1825, il suit les cours des Belles Lettres à l’Académie, puis prend le chemin de Paris pour entrer à l’École Polytechnique qu’il fréquente de 1833 à 1835. Revenu à Genève, il obtient en 1837 un doctorat ès sciences mathématiques et enseigne. À Genève, le jeune polytechnicien est rapidement nommé officier du Génie dans la milice cantonale avant de rejoindre l’École de Thoune comme élève d’abord, comme instructeur ensuite (1839-1847). C’est le futur général Dufour qui le fait nommer par la Confédération à l’état-major du Génie. Pour Aubert, c’est le début d’une carrière militaire qui lui fera accéder plus tard au rang envié de colonel fédéral. En 1854 au sein de l’état-major fédéral et regagne sa chère École de Thoune. Ce sera son « âge d’or ». Inspecteur du Génie de 1858 à 1865, le Conseil fédéral lui confie la mission d’étudier la création de passages au cœur des Alpes. Jean-Louis Aubert se voit confier la direction de la construction des routes militaires de l’Axenstrasse, de la Furka et de l’Oberalp. Une prouesse technique qui aboutit à la création d’infrastructures au cœur des Alpes qui font aujourd’hui la fierté de la Suisse. Militairement parlant, l’importance stratégique des routes alpines ne lui échappe pas et c’est lui qui dirige en 1861 les premières manœuvres alpines de l’histoire militaire de la Suisse. Lors de l’occupation des frontières en 1870-1871, il commande la 3e division. Il est promu divisionnaire en 1875, à la tête de la 1re division. Le 31 décembre 1876, il achève sa carrière militaire. Passionné par les chemins de fer, il devient en 1852 administrateur puis en 1856 directeur de la Compagnie ferroviaire de l’Ouest-Suisse (1856-1872), compagnie qui construisit la ligne Morges-Lausanne-Yverdon en 1855.
Vente mardi 16 janvier 2024・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris