Friedrich Haller & Söhne Rayon X. Münich, 1897. Tentative primitive d’authentification d’un tableau d’Albrecht Dürer à l’aide des rayons X découverts par Wilhelm Röntgen. Radiographies négatives et positives d’un tableau présumé d’Albrecht Dürer, « Der segnende Heiland » (Christ à la couronne d’épines). Bassin de femme avec une tige métallique dans la hanche. Bassin d’un garçon de 12 ans. Crâne d’une femme de 42 ans. Main masculine. Corps d’un enfant de 13 mois. Main d’homme obtenue en 3 minutes. Portefeuille in-folio (31 x 41 cm) à rabats, composé de neuf (9) épreuves sur papier albuminé, contrecollées sur cartons du studio (6 montées deux par deux). Nombreuses annotations à l’encre en allemand sur les montages. Signature « Armin Flümthal » dans un négatif [main d’homme]. Formats : de 6,5 x 6 à 34,5 x 23,5 cm On joint l’étude menée par Oscar Lochner en 1894 : Oskar Freiherr Lochner von Hüttenbach (1868-1920) Ein neu aufgefundenes Gemälde Albrecht Dürer’s der segnende Heiland. Hugo Spamer. Berlin, 1894. In-4 (26 x 18 cm). Brochure, 10 pp. Édition originale. En 1895, alors que Wilhelm Röntgen multiplie les expérimentations sur les rayons cathodiques (découverts par Johann Wilhelm Hittorf quelques décennies plus tôt), il se rend compte qu’une partie du spectre électromagnétique a la propriété de traverser la matière, en fonction de sa densité. Mieux, cet effet peut être rendu visible sur une surface photosensible. Il appelle ce type de rayonnement les « rayons X » et les utilisations scientifiques ou médicales du phénomène s’étendent rapidement. Deux ans plus tard, l’atelier Haller & Söhne applique le procédé à ce qui semble être l’une des premières tentatives d’authentification artistique à l’aide des rayons X, celle d’un tableau présumé d’Albrecht Dürer. Percevoir ce qui se trouve sous la matière modifie radicalement notre vision du monde tout en stimulant son corolaire : fantasmer ce qui s’y cache.
Estimation
10 000 € - 15 000 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
28%
Friedrich Haller & Söhne
Rayon X. Münich, 1897.
Tentative primitive d’authentification d’un tableau d’Albrecht Dürer à l’aide des rayons X découverts par Wilhelm Röntgen.
Radiographies négatives et positives d’un tableau présumé d’Albrecht Dürer, « Der segnende Heiland » (Christ à la couronne d’épines). Bassin de femme avec une tige métallique dans la hanche. Bassin d’un garçon de 12 ans. Crâne d’une femme de 42 ans. Main masculine. Corps d’un enfant de 13 mois. Main d’homme obtenue en 3 minutes.
Portefeuille in-folio (31 x 41 cm) à rabats, composé de neuf (9) épreuves sur papier albuminé, contrecollées sur cartons du studio (6 montées deux par deux). Nombreuses annotations à l’encre en allemand sur les montages. Signature « Armin Flümthal » dans un négatif [main d’homme].
Formats : de 6,5 x 6 à 34,5 x 23,5 cm
On joint l’étude menée par Oscar Lochner en 1894 :
Oskar Freiherr Lochner von Hüttenbach (1868-1920)
Ein neu aufgefundenes Gemälde Albrecht Dürer’s der segnende Heiland.
Hugo Spamer. Berlin, 1894.
In-4 (26 x 18 cm). Brochure, 10 pp. Édition originale.
En 1895, alors que Wilhelm Röntgen multiplie les expérimentations sur les rayons cathodiques (découverts par Johann Wilhelm Hittorf quelques décennies plus tôt), il se rend compte qu’une partie du spectre électromagnétique a la propriété de traverser la matière, en fonction de sa densité. Mieux, cet effet peut être rendu visible sur une surface photosensible. Il appelle ce type de rayonnement les « rayons X » et les utilisations scientifiques ou médicales du phénomène s’étendent rapidement. Deux ans plus tard, l’atelier Haller & Söhne applique le procédé à ce qui semble être l’une des premières tentatives d’authentification artistique à l’aide des rayons X, celle d’un tableau présumé d’Albrecht Dürer. Percevoir ce qui se trouve sous la matière modifie radicalement notre vision du monde tout en stimulant son corolaire : fantasmer ce qui s’y cache.
Vente
jeudi 9 novembre 2023・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris