Paul Sérusier (1864-1927) Paysage, la fin du jour. 1893. Lithographie. 295 x 230. Stein et Karshan 80. Impression en couleurs. Épreuve tirée sur vélin jaune canari, signée et numérotée au crayon. Rousseurs claires éparses. Deux longues déchirures irrégulières en marge supérieure, l’une atteignant les arbres dans le sujet. Long pli vertical en marge gauche. Infimes accrocs ou courtes déchirures restaurées aux bords du feuillet. Toutes marges. Tirage à 100 épreuves. Timbre sec : L’Estampe originale (Lugt 819 – avec infime renfort de japon pelure au verso). Timbre R. T. Cette épreuve a figuré dans l’exposition Cent ans d’estampes en Bretagne, Le Faouët, 1998 (reproduite au catalogue sous le n° 173). « Un paysan breton a achevé de retourner son champ, au coucher du soleil. Il a posé sa bêche devant lui et réenfile sa veste. Perdu dans ce paysage et pourtant lié à lui, il symbolise un peu la solitude humaine face à la nature, thème cher aux symbolistes. Sérusier, comme tous les théosophes, pensait également que l'homme est partie intégrante de la nature et participe au Grand Tout. Le dessin préparatoire en sens inverse par rapport à la gravure est passé en vente en 1984. Une épreuve d'essai de cette zincographie existe dans la collection S. Josefowitz. C'est le bon à tirer, qui porte de nombreuses annotations de la main de l'artiste relatives aux couleurs : « vermillon, garance, bleu d'or, noir, blanc/ vert, jaune/ vert plus léger ». Il montre que Sérusier suivait attentivement le travail de l'imprimeur. L'épreuve définitive publiée dans le second volume de L’Estampe originale (avril 1893) par André Marty a été tirée à cent exemplaires par Edward Ancourt, l’imprimeur des zincographies de Paul Gauguin pour l’exposition Volpini, dont on retrouve ici le papier jaune canari. » (M. Grivel, dir., Gauguin et l’École de Pont-Aven, catalogue d’exposition, Paris, Bibliothèque nationale, 1989, p. 62).
Estimation
400 € - 500 €
Résultat
1 305 €
Frais de vente
28%
Paul Sérusier (1864-1927)
Paysage, la fin du jour. 1893. Lithographie. 295 x 230. Stein et Karshan 80. Impression en couleurs. Épreuve tirée sur vélin jaune canari, signée et numérotée au crayon. Rousseurs claires éparses. Deux longues déchirures irrégulières en marge supérieure, l’une atteignant les arbres dans le sujet. Long pli vertical en marge gauche. Infimes accrocs ou courtes déchirures restaurées aux bords du feuillet. Toutes marges. Tirage à 100 épreuves. Timbre sec : L’Estampe originale (Lugt 819 – avec infime renfort de japon pelure au verso). Timbre R. T.
Cette épreuve a figuré dans l’exposition Cent ans d’estampes en Bretagne, Le Faouët, 1998 (reproduite au catalogue sous le n° 173).
« Un paysan breton a achevé de retourner son champ, au coucher du soleil. Il a posé sa bêche devant lui et réenfile sa veste. Perdu dans ce paysage et pourtant lié à lui, il symbolise un peu la solitude humaine face à la nature, thème cher aux symbolistes. Sérusier, comme tous les théosophes, pensait également que l'homme est partie intégrante de la nature et participe au Grand Tout. Le dessin préparatoire en sens inverse par rapport à la gravure est passé en vente en 1984. Une épreuve d'essai de cette zincographie existe dans la collection S. Josefowitz. C'est le bon à tirer, qui porte de nombreuses annotations de la main de l'artiste relatives aux couleurs : « vermillon, garance, bleu d'or, noir, blanc/ vert, jaune/ vert plus léger ». Il montre que Sérusier suivait attentivement le travail de l'imprimeur. L'épreuve définitive publiée dans le second volume de L’Estampe originale (avril 1893) par André Marty a été tirée à cent exemplaires par Edward Ancourt, l’imprimeur des zincographies de Paul Gauguin pour l’exposition Volpini, dont on retrouve ici le papier jaune canari. » (M. Grivel, dir., Gauguin et l’École de Pont-Aven, catalogue d’exposition, Paris, Bibliothèque nationale, 1989, p. 62).
Vente
jeudi 21 septembre 2023・14:30 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris