Émile Bernard (1868-1941) La Femme aux oies. Billet de loterie. 1890. Bois gravé. 160 x 125. Morane 23. Très belle épreuve sur vélin mince, la robe de la paysanne coloriée à l’aquarelle orange, signée au centre au pinceau et à l’encre bleu roi, et numérotée « 178 ». Fin pli vertical médian et léger pli oblique médian dans le tiers inférieur. Quelques rares rousseurs. Petit accroc au bord inférieur gauche. Maculatures au verso. Timbre R. T. Cette épreuve a figuré dans les expositions suivantes : Cent ans d’estampes en Bretagne, Le Faouët, 1998 (reproduite au catalogue sous le n° 157) ; Before and after Gauguin, Atlanta, 2008. Ce billet de loterie gravé a servi à lever des fonds pour l’artiste qui se retrouvait sans le sou, son père lui ayant coupé les vivres. Bernard offrit une de ses toiles, un paysage de 1888, par tirage au sort, à l’un des souscripteurs lui ayant acheté un billet de cette tombola. Selon Morane, « il ne semble pas que l’artiste ait émis plus de 200 billets de ce type. » Il grava trois billets de loterie, en 1890-1891. (D. Morane, Emile Bernard, catalogue raisonné de l’œuvre gravé, Musée de Pont-Aven, Bibliothèque d’Art et d’Archéologie Jacques Doucet, Paris, 2000, p. 40). « Paul Gauguin évoque le fait dans une lettre à E. Bernard envoyée du Pouldu en 1890 : « Votre lettre m’est parvenue en même temps que j’avais de vos nouvelles par Filiger, qui m’a appris que vous aviez fait une loterie ! Vous auriez dû nous envoyer plutôt une vingtaine de billets. Sérusier vous les aurait placés dans le groupe Julian à Pont-Aven. Malheureusement il part demain pour l’Auvergne, et moi je ne les connais pas assez pour les offrir. » (Lettres de Paul Gauguin à Émile Bernard 1888-1891, Genève, P. Cailler, 1954, p. 134 : lettre XX ». (Cité in M. Grivel, dir., Gauguin et l’École de Pont-Aven, catalogue d’exposition, Paris, Bibliothèque nationale, 1989, p. 40).
Estimation
1 500 € - 1 800 €
Résultat
1 920 €
Frais de vente
28%
Émile Bernard (1868-1941)
La Femme aux oies. Billet de loterie. 1890. Bois gravé. 160 x 125. Morane 23. Très belle épreuve sur vélin mince, la robe de la paysanne coloriée à l’aquarelle orange, signée au centre au pinceau et à l’encre bleu roi, et numérotée « 178 ». Fin pli vertical médian et léger pli oblique médian dans le tiers inférieur. Quelques rares rousseurs. Petit accroc au bord inférieur gauche. Maculatures au verso. Timbre R. T.
Cette épreuve a figuré dans les expositions suivantes : Cent ans d’estampes en Bretagne, Le Faouët, 1998 (reproduite au catalogue sous le n° 157) ; Before and after Gauguin, Atlanta, 2008.
Ce billet de loterie gravé a servi à lever des fonds pour l’artiste qui se retrouvait sans le sou, son père lui ayant coupé les vivres. Bernard offrit une de ses toiles, un paysage de 1888, par tirage au sort, à l’un des souscripteurs lui ayant acheté un billet de cette tombola. Selon Morane, « il ne semble pas que l’artiste ait émis plus de 200 billets de ce type. » Il grava trois billets de loterie, en 1890-1891. (D. Morane, Emile Bernard, catalogue raisonné de l’œuvre gravé, Musée de Pont-Aven, Bibliothèque d’Art et d’Archéologie Jacques Doucet, Paris, 2000, p. 40).
« Paul Gauguin évoque le fait dans une lettre à E. Bernard envoyée du Pouldu en 1890 : « Votre lettre m’est parvenue en même temps que j’avais de vos nouvelles par Filiger, qui m’a appris que vous aviez fait une loterie ! Vous auriez dû nous envoyer plutôt une vingtaine de billets. Sérusier vous les aurait placés dans le groupe Julian à Pont-Aven. Malheureusement il part demain pour l’Auvergne, et moi je ne les connais pas assez pour les offrir. » (Lettres de Paul Gauguin à Émile Bernard 1888-1891, Genève, P. Cailler, 1954, p. 134 : lettre XX ». (Cité in M. Grivel, dir., Gauguin et l’École de Pont-Aven, catalogue d’exposition, Paris, Bibliothèque nationale, 1989, p. 40).
Vente
mercredi 20 septembre 2023・14:30 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris