André DUNOYER DE SEGONZAC (1884-1974).
53 L.A.S. (dont 34 cartes postales) et 5 L.S., 1917-1942, à Jean-Émile Laboureur; 26 pages formats divers et 34 cartes postales, quelques enveloppes. Importante correspondance amicale et artistique, qui commence à la Guerre de 14: « Tout va bien et n'ai pas été blessé. Je me tâte souvent mes membres avec étonnement ». Sont évoquées ses relations avec Paul Poiret, Ernest Rouart (qui voudrait faire partie de la Société des Graveurs indépendants), Ambroise Vollard, au sujet d'une exposition des gravures de Rouault (1924), le collectionneur Henri Petiet, avec lequel il a de sérieux démêlés... Il ne peut pas toujours participer aux dîners et réunions des Peintres-graveurs, mais il fait parvenir gravures et peintures pour les expositions (portrait de Jules Romains, planches des Géorgiques, etc.). Il évoque son travail en Normandie, dans la vallée du Grand Morin et en Provence... Il envoie de nombreuses cartes postales de Saint-Tropez: « C'est un petit port provençal (un Toulon tout petit modèle) avec un quai commerçant et la statue de Suffren sur ce quai. [...] et autour une belle campagne de Provence pas trop abimée - des petites fermes - des vignes - des oliviers et des figuiers. [...] Beaucoup peintres cet été - beaucoup trop. » La correspondance s'interrompt en 1935 et la dernière lettre date du 5 décembre 1942: « Ton exposition est très belle [...] Elle paraît encore plus grande avec l'épreuve du Temps. Tu peux être content. » On joint 4 L.A.S. à Madame Laboureur, 1943- 1962: lettre de condoléances après la mort de Laboureur: « C'est lui qui m'a initié aux principes de la gravure avec cette lumineuse précision qui lui appartenait en propre »; à propos des Géorgiques et du catalogue de l'oeuvre de Laboureur...
Catalogue mardi 13 décembre 2011・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°255

André DUNOYER DE SEGONZAC (1884-1974). 53 L.A.S. (dont 34 cartes postales) et 5 L.S., 1917-1942, à Jean-Émile Laboureur; 26 pages formats divers et 34 cartes postales, quelques enveloppes. Importante correspondance amicale et artistique, qui commence à la Guerre de 14: « Tout va bien et n'ai pas été blessé. Je me tâte souvent mes membres avec étonnement ». Sont évoquées ses relations avec Paul Poiret, Ernest Rouart (qui voudrait faire partie de la Société des Graveurs indépendants), Ambroise Vollard, au sujet d'une exposition des gravures de Rouault (1924), le collectionneur Henri Petiet, avec lequel il a de sérieux démêlés... Il ne peut pas toujours participer aux dîners et réunions des Peintres-graveurs, mais il fait parvenir gravures et peintures pour les expositions (portrait de Jules Romains, planches des Géorgiques, etc.). Il évoque son travail en Normandie, dans la vallée du Grand Morin et en Provence... Il envoie de nombreuses cartes postales de Saint-Tropez: « C'est un petit port provençal (un Toulon tout petit modèle) avec un quai commerçant et la statue de Suffren sur ce quai. [...] et autour une belle campagne de Provence pas trop abimée - des petites fermes - des vignes - des oliviers et des figuiers. [...] Beaucoup peintres cet été - beaucoup trop. » La correspondance s'interrompt en 1935 et la dernière lettre date du 5 décembre 1942: « Ton exposition est très belle [...] Elle paraît encore plus grande avec l'épreuve du Temps. Tu peux être content. » On joint 4 L.A.S. à Madame Laboureur, 1943- 1962: lettre de condoléances après la mort de Laboureur: « C'est lui qui m'a initié aux principes de la gravure avec cette lumineuse précision qui lui appartenait en propre »; à propos des Géorgiques et du catalogue de l'oeuvre de Laboureur...

Estimation
1 200 € - 1 500 €
Résultat
1 200 €
Frais de vente
0%
André DUNOYER DE SEGONZAC (1884-1974). 53 L.A.S. (dont 34 cartes postales) et 5 L.S., 1917-1942, à Jean-Émile Laboureur; 26 pages formats divers et 34 cartes postales, quelques enveloppes. Importante correspondance amicale et artistique, qui commence à la Guerre de 14: « Tout va bien et n'ai pas été blessé. Je me tâte souvent mes membres avec étonnement ». Sont évoquées ses relations avec Paul Poiret, Ernest Rouart (qui voudrait faire partie de la Société des Graveurs indépendants), Ambroise Vollard, au sujet d'une exposition des gravures de Rouault (1924), le collectionneur Henri Petiet, avec lequel il a de sérieux démêlés... Il ne peut pas toujours participer aux dîners et réunions des Peintres-graveurs, mais il fait parvenir gravures et peintures pour les expositions (portrait de Jules Romains, planches des Géorgiques, etc.). Il évoque son travail en Normandie, dans la vallée du Grand Morin et en Provence... Il envoie de nombreuses cartes postales de Saint-Tropez: « C'est un petit port provençal (un Toulon tout petit modèle) avec un quai commerçant et la statue de Suffren sur ce quai. [...] et autour une belle campagne de Provence pas trop abimée - des petites fermes - des vignes - des oliviers et des figuiers. [...] Beaucoup peintres cet été - beaucoup trop. » La correspondance s'interrompt en 1935 et la dernière lettre date du 5 décembre 1942: « Ton exposition est très belle [...] Elle paraît encore plus grande avec l'épreuve du Temps. Tu peux être content. » On joint 4 L.A.S. à Madame Laboureur, 1943- 1962: lettre de condoléances après la mort de Laboureur: « C'est lui qui m'a initié aux principes de la gravure avec cette lumineuse précision qui lui appartenait en propre »; à propos des Géorgiques et du catalogue de l'oeuvre de Laboureur...
Vente mardi 13 décembre 2011・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris