Catalogue mardi 13 décembre 2011・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°64

Philippe, comte de LA MOTHE-HOUDANCOURT (1605-1657) Maréchal de France. L.A.S., au camp de Vails 3 octobre 1641, [au maréchal de Brézé]; sur 3 pages in-fol. Belle lettre écrite pendant la campagne de Catalogne qui lui valut le bâton de maréchal. Il attend avec impatience l'arrivée du maréchal, tant personnellement que pour « lutilité du service du roy ». Il a beaucoup de difficultés à maintenir les troupes dans le pays et si elles ne sont « paiées reglement par jour il est impossible quelles y puissent subsister a cause de lhumeur des peuples et de lextreme cherté des vivres ». Depuis le secours de Taragonne, il a pris ses postes aux environs de la place et les partis qu'il a envoyés à la guerre ont pris plus de 600 prisonniers. Sur des rapports que les ennemis s'assemblaient en Aragon, du côté de Lerida, « jay este avec 800 chevaux et 400 mousquetaires jusques a huict ou dix lieues dans l'Aragon, ou jay forcé Tamarit ville a une lieue pres de Mousson qui a esté pillée au sceu des ennemis quoi quils soient au nombre de six mil hommes de pied et 800 chevaux, jenvoyé un party de 50 mres jusques aux portes de Mousson ou ils prendrent quantité de bestail, sans que les ennemis osassent les pousser, ce que faut bien paroitre leur lacheté »... Après avoir pourvu à la sûreté des places frontières, il est revenu à Vails, où il a appris la mort du prince de Bottère dans Taragonne. L'armée ennemie « va tous les jours deperissant », et il réclame des renforts: « Il y a de belles choses a faire, et surtout quant vous y seres »...

Estimation
400 € - 500 €
Résultat
400 €
Frais de vente
0%
Philippe, comte de LA MOTHE-HOUDANCOURT (1605-1657) Maréchal de France. L.A.S., au camp de Vails 3 octobre 1641, [au maréchal de Brézé]; sur 3 pages in-fol. Belle lettre écrite pendant la campagne de Catalogne qui lui valut le bâton de maréchal. Il attend avec impatience l'arrivée du maréchal, tant personnellement que pour « lutilité du service du roy ». Il a beaucoup de difficultés à maintenir les troupes dans le pays et si elles ne sont « paiées reglement par jour il est impossible quelles y puissent subsister a cause de lhumeur des peuples et de lextreme cherté des vivres ». Depuis le secours de Taragonne, il a pris ses postes aux environs de la place et les partis qu'il a envoyés à la guerre ont pris plus de 600 prisonniers. Sur des rapports que les ennemis s'assemblaient en Aragon, du côté de Lerida, « jay este avec 800 chevaux et 400 mousquetaires jusques a huict ou dix lieues dans l'Aragon, ou jay forcé Tamarit ville a une lieue pres de Mousson qui a esté pillée au sceu des ennemis quoi quils soient au nombre de six mil hommes de pied et 800 chevaux, jenvoyé un party de 50 mres jusques aux portes de Mousson ou ils prendrent quantité de bestail, sans que les ennemis osassent les pousser, ce que faut bien paroitre leur lacheté »... Après avoir pourvu à la sûreté des places frontières, il est revenu à Vails, où il a appris la mort du prince de Bottère dans Taragonne. L'armée ennemie « va tous les jours deperissant », et il réclame des renforts: « Il y a de belles choses a faire, et surtout quant vous y seres »...
Vente mardi 13 décembre 2011・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris