George SAND. L.A.S., Nohant 23 [pour 24] novembre [1871], à Gustave Flaubert ; 3 pages in-8. Lettre amicale à Flaubert, avec une ligne de sa petite-fille Aurore. « Je sais par Plauchut que tu ne veux pas te laisser enlever pour notre réveillon. Tu as trop à faire, dis-tu ? C’est tant pis pour nous, qui aurions eu tant de joie de te voir. –Tu étais à la pièce de Ch[arles] Edmond [la Baronne] qui a réussi, tu te portes bien, tu as de l’occupation devant toi, tu détestes toujours les bourgeois bêtes ; et dans tout cela St Antoine [La Tentation de saint Antoine] est-il fini et le lirons-nous bientôt ? » Puis elle le charge d’une commission : « J’ai eu à secourir une respectable et intéressante personne à laquelle les prussiens n’ont laissé pour lit et pour siège qu’un vieux banc de jardin. Je lui ai envoyé 300 f. Il lui en fallait 600 Je me suis adressée aux bons cœurs. On m’a envoyé ce qu’il fallait, sauf la princesse Mathilde à qui j’avais demandé 100 f. » Elle craint que l’envoi de la princesse ne soit perdu par la poste ou ait été volé : « je te demande d’éclaircir l’affaire le plus tôt possible. Sur ce je t’embrasse »… Aurore ajoute, sur des lignes tracées au crayon : « t’embrasse aussi Aurore ».
Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
1 920 €
Frais de vente
28%
George SAND. L.A.S., Nohant 23 [pour 24] novembre [1871], à Gustave Flaubert ; 3 pages in-8.
Lettre amicale à Flaubert, avec une ligne de sa petite-fille Aurore.
« Je sais par Plauchut que tu ne veux pas te laisser enlever pour notre réveillon. Tu as trop à faire, dis-tu ? C’est tant pis pour nous, qui aurions eu tant de joie de te voir. –Tu étais à la pièce de Ch[arles] Edmond [la Baronne] qui a réussi, tu te portes bien, tu as de l’occupation devant toi, tu détestes toujours les bourgeois bêtes ; et dans tout cela St Antoine [La Tentation de saint Antoine] est-il fini et le lirons-nous bientôt ? » Puis elle le charge d’une commission : « J’ai eu à secourir une respectable et intéressante personne à laquelle les prussiens n’ont laissé pour lit et pour siège qu’un vieux banc de jardin. Je lui ai envoyé 300 f. Il lui en fallait 600 Je me suis adressée aux bons cœurs. On m’a envoyé ce qu’il fallait, sauf la princesse Mathilde à qui j’avais demandé 100 f. » Elle craint que l’envoi de la princesse ne soit perdu par la poste ou ait été volé : « je te demande d’éclaircir l’affaire le plus tôt possible. Sur ce je t’embrasse »… Aurore ajoute, sur des lignes tracées au crayon : « t’embrasse aussi Aurore ».
Vente
mardi 4 juillet 2023・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris