George SAND. 2 L.A.S., Nohant 1858-1859, à Jules Pierre, notaire à Éguzon ; 5 pages et demie in-8 à son chiffre (rousseurs à la 2e). On joint 2 l.a.s. de Lemoine-Montigny à J. Pierre, Passy lès Paris 5 août et 19 décembre 1858, au sujet de ce projet d’acquisition, dont il est « redevable avant tout à la bonne amitié de Mme Sand »… ; et une note autogr. de Joseph Pierre (fils de Jules). Sand agent immobilier ! Les lettres sont relatives à un projet d’acquisition du domaine de Chézeau-Gautier, près de Baraize (Indre), par Lemoine-Montigny, directeur du théâtre du Gymnase, pour lequel Sand va servir d’intermédiaire. 28 novembre 1858. Elle reçoit une lettre de Montigny « qui partira peut-être mardi soir pour Éguzon, mais il ne peut l’assurer. Sa femme étant toute prête à lui donner un troisième enfant, il ne voudrait pour rien au monde la quitter, si le fait n’était pas accompli. Il est certain qu’au plus tard, le 15 décembre, vous le verrez, avec de bonnes dispositions pour acheter, car tout ce que je lui ai dit lui sourit beaucoup. De toutes façons, quoiqu’il faille s’attendre à des discussions avec un homme qui sait très bien ce qu’il fait, il est certain qu’il enchérira sur Mr David, et qu’il paiera comptant, ce qui est un grand avantage par le tems qui court. Faites donc durer les pourparlers avec ce dernier, jusqu’à ce que vous ayez vu Mr Montigny qui est économe, mais non pas juif. (Ceci entre nous.) Vous voyez, Monsieur, avec quelle confiance je vous parle, et combien je désire vous procurer l’aimable voisinage que vous êtes si bien fait pour apprécier »... [1er janvier 1859]. Montigny lui annonce « qu’il partira de Paris mardi soir et sera à Éguzon mercredi matin. Je compte toujours sur votre obligeance pour envoyer au devant de lui. Mr Montigny sera dans l’impossibilité absolue de consacrer plus d’une journée celle de mercredi à l’examen de la propriété de Chezeau Gaultier, veuillez donc faire en sorte, avec toute la bonne grâce que je vous connais, pour qu’il voie tout ce qui l’intéresse, et pour qu’il ait le dernier mot du propriétaire. Depuis ce projet, cinquante autres se sont présentés à l’esprit de notre acquéreur, par la raison que cinquante offres très bonnes lui ont été présentées pour d’autres acquisitions ; il a tenu à me faire plaisir en ne se décidant pas avant d’avoir vu Ch. Gr, mais si l’affaire ne se présente pas tout de suite pour lui d’une manière acceptable, il n’y mettra pas d’obstination et se retirera pour s’arrêter ailleurs. Faites donc votre possible, dans l’intérêt même du prop[riétai]re pour qu’un acquéreur aussi sérieux comme fortune et comme probité ne lui passe pas devant le nez »…. On joint 2 l.a.s. de Lemoine-Montigny à J. Pierre, Passy lès Paris 5 août et 19 décembre 1858, au sujet de ce projet d’acquisition, dont il est « redevable avant tout à la bonne amitié de Mme Sand »… ; et une note autogr. de Joseph Pierre (fils de Jules).
Estimation
700 € - 800 €
Résultat
1 152 €
Frais de vente
28%
George SAND. 2 L.A.S., Nohant 1858-1859, à Jules Pierre, notaire à Éguzon ; 5 pages et demie in-8 à son chiffre (rousseurs à la 2e).
On joint 2 l.a.s. de Lemoine-Montigny à J. Pierre, Passy lès Paris 5 août et 19 décembre 1858, au sujet de ce projet d’acquisition, dont il est « redevable avant tout à la bonne amitié de Mme Sand »… ; et une note autogr. de Joseph Pierre (fils de Jules).
Sand agent immobilier !
Les lettres sont relatives à un projet d’acquisition du domaine de Chézeau-Gautier, près de Baraize (Indre), par Lemoine-Montigny, directeur du théâtre du Gymnase, pour lequel Sand va servir d’intermédiaire.
28 novembre 1858. Elle reçoit une lettre de Montigny « qui partira peut-être mardi soir pour Éguzon, mais il ne peut l’assurer. Sa femme étant toute prête à lui donner un troisième enfant, il ne voudrait pour rien au monde la quitter, si le fait n’était pas accompli. Il est certain qu’au plus tard, le 15 décembre, vous le verrez, avec de bonnes dispositions pour acheter, car tout ce que je lui ai dit lui sourit beaucoup. De toutes façons, quoiqu’il faille s’attendre à des discussions avec un homme qui sait très bien ce qu’il fait, il est certain qu’il enchérira sur Mr David, et qu’il paiera comptant, ce qui est un grand avantage par le tems qui court. Faites donc durer les pourparlers avec ce dernier, jusqu’à ce que vous ayez vu Mr Montigny qui est économe, mais non pas juif. (Ceci entre nous.) Vous voyez, Monsieur, avec quelle confiance je vous parle, et combien je désire vous procurer l’aimable voisinage que vous êtes si bien fait pour apprécier »...
[1er janvier 1859]. Montigny lui annonce « qu’il partira de Paris mardi soir et sera à Éguzon mercredi matin. Je compte toujours sur votre obligeance pour envoyer au devant de lui. Mr Montigny sera dans l’impossibilité absolue de consacrer plus d’une journée celle de mercredi à l’examen de la propriété de Chezeau Gaultier, veuillez donc faire en sorte, avec toute la bonne grâce que je vous connais, pour qu’il voie tout ce qui l’intéresse, et pour qu’il ait le dernier mot du propriétaire. Depuis ce projet, cinquante autres se sont présentés à l’esprit de notre acquéreur, par la raison que cinquante offres très bonnes lui ont été présentées pour d’autres acquisitions ; il a tenu à me faire plaisir en ne se décidant pas avant d’avoir vu Ch. Gr, mais si l’affaire ne se présente pas tout de suite pour lui d’une manière acceptable, il n’y mettra pas d’obstination et se retirera pour s’arrêter ailleurs. Faites donc votre possible, dans l’intérêt même du prop[riétai]re pour qu’un acquéreur aussi sérieux comme fortune et comme probité ne lui passe pas devant le nez »….
On joint 2 l.a.s. de Lemoine-Montigny à J. Pierre, Passy lès Paris 5 août et 19 décembre 1858, au sujet de ce projet d’acquisition, dont il est « redevable avant tout à la bonne amitié de Mme Sand »… ; et une note autogr. de Joseph Pierre (fils de Jules).
Vente
mardi 4 juillet 2023・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris