Théodore de BANVILLE (1823-1891). Poème autographe signé, La Censure, satire, juillet 1841 ; titre et 8 pages et quart in-fol. (rousseurs). Long poème de jeunesse. Il compte 190 vers, et semble n’avoir jamais été recueilli en volume. Il est dédié sur la page de titre « à mon ami Victor Perrot » (obscur auteur dramatique, à qui Banville a dédié en 1842 son premier recueil, Les Cariatides). Banville dénonce, dans cette satire, la censure louisphilipparde, faisant allusion à la fameuse caricature de Philipon (« Le mot poire est rayé de tout dictionnaire »). « Quel prodige a changé, splendide Melpomène, Ta divine harmonie en une voix humaine ? Quel spasme a fait germer ces drames sans couleurs Et sans but, pâle écho de cyniques douleurs ? Quelle muse dicta ces tristes vaudevilles Qui vont empestant l’air de leurs sottises viles, Ces opéras en vers de Scribe, ces ballets Qui fatiguent les yeux de leurs pas froids et laids ? »… Etc.
Estimation
300 € - 400 €
Résultat
576 €
Frais de vente
28%
Théodore de BANVILLE (1823-1891). Poème autographe signé, La Censure, satire, juillet 1841 ; titre et 8 pages et quart in-fol. (rousseurs).
Long poème de jeunesse. Il compte 190 vers, et semble n’avoir jamais été recueilli en volume. Il est dédié sur la page de titre « à mon ami Victor Perrot » (obscur auteur dramatique, à qui Banville a dédié en 1842 son premier recueil, Les Cariatides). Banville dénonce, dans cette satire, la censure louisphilipparde, faisant allusion à la fameuse caricature de Philipon (« Le mot poire est rayé de tout dictionnaire »).
« Quel prodige a changé, splendide Melpomène,
Ta divine harmonie en une voix humaine ?
Quel spasme a fait germer ces drames sans couleurs
Et sans but, pâle écho de cyniques douleurs ?
Quelle muse dicta ces tristes vaudevilles
Qui vont empestant l’air de leurs sottises viles,
Ces opéras en vers de Scribe, ces ballets
Qui fatiguent les yeux de leurs pas froids et laids ? »… Etc.
Vente
mardi 4 juillet 2023・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris