Émile GALLÉ. L.A.S., [fin 1895], à Robert de Montesquiou ; 5 pages in-8 (onglet). Belle lettre poétique de reconnaissance émue à son ami et bienfaiteur, auteur de l’article « Cette petite clef-ci », évocation de la visite d l’atelier de Gallé sous forme de reprise du conte de Barbe-Bleue, publié dans La Plume du 1er novembre 1895. Il dit son émotion : « aucun geste, aucun acte, aucun signe, voire secret, de votre angélique fraternité n’est restée inaperçu, mais profondément ressenti, savouré, présenté en offrande intérieure à qui nous recevons le pain quotidien et tout le miel surérogatoire… ; les attitudes de bénédiction de mon âme ont été son intime pause, et posées sur votre bonté, durant mon voyage et mon revenez-y bienheureux, au pays des purs cygnes, les blancs et les noirs, le féerique domaine, vôtre par droit de plumage et candeur et d’ébène aussi, par votre droit de conquête sans rival »… Etc. Il évoque ensuite un réveillon chez les Hugo, et la musique jouée par les frères Eugène et Théo Ysaÿe : « Beethoven, Franck m’ont visité, et Bach aussi. […] Ainsi, jusqu’à close vesprèe j’ai gallé, régallé, ces beaux artistes aux visages de jeunes dieux. Ils ont entendu faire un vase : tons mêlés, hypnotisés, manouvriers et maestri de la corde vibrante et du cristal chanteur, mêlée pittoresque, éclairés des seuls flammes des yeux et des fours »… Il rêve de faire revenir Ysaÿe : « un grand quatuor dans une halle de verrier, par quelque nuit embaumée. Et ce sera chose historique ! »… Il parle encore du « vase Delafosse »… Etc.
Estimation
600 € - 800 €
Résultat
704 €
Frais de vente
28%
Émile GALLÉ. L.A.S., [fin 1895], à Robert de Montesquiou ; 5 pages in-8 (onglet).
Belle lettre poétique de reconnaissance émue à son ami et bienfaiteur, auteur de l’article « Cette petite clef-ci », évocation de la visite d l’atelier de Gallé sous forme de reprise du conte de Barbe-Bleue, publié dans La Plume du 1er novembre 1895.
Il dit son émotion : « aucun geste, aucun acte, aucun signe, voire secret, de votre angélique fraternité n’est restée inaperçu, mais profondément ressenti, savouré, présenté en offrande intérieure à qui nous recevons le pain quotidien et tout le miel surérogatoire… ; les attitudes de bénédiction de mon âme ont été son intime pause, et posées sur votre bonté, durant mon voyage et mon revenez-y bienheureux, au pays des purs cygnes, les blancs et les noirs, le féerique domaine, vôtre par droit de plumage et candeur et d’ébène aussi, par votre droit de conquête sans rival »… Etc. Il évoque ensuite un réveillon chez les Hugo, et la musique jouée par les frères Eugène et Théo Ysaÿe : « Beethoven, Franck m’ont visité, et Bach aussi. […] Ainsi, jusqu’à close vesprèe j’ai gallé, régallé, ces beaux artistes aux visages de jeunes dieux. Ils ont entendu faire un vase : tons mêlés, hypnotisés, manouvriers et maestri de la corde vibrante et du cristal chanteur, mêlée pittoresque, éclairés des seuls flammes des yeux et des fours »… Il rêve de faire revenir Ysaÿe : « un grand quatuor dans une halle de verrier, par quelque nuit embaumée. Et ce sera chose historique ! »… Il parle encore du « vase Delafosse »… Etc.
Vente
mardi 4 juillet 2023・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris