Jean-François RAFFAËLLI (Paris, 1850 - 1924) La Maison où l’on se bat toujours Huile et crayon noir sur carton. Signée en bas à droite. 43 x 49 cm Provenance : - Mmes F... D... - Leur vente, Me H. Jouault, Hôtel Drouot, Paris, 4-5 juin 1897, n° 20. - Vente anonyme, Hôtel Drouot, Paris, 17 février 1933, n° 67 (adjugé 4750 frs). Exposition : Œuvres de Jean-François Raffaëlli, Paris, 28 bis, avenue de l’Opéra, 15 mars-15 avril 1884, n° 38. Bibliographie : - G. Geffroy, Jean-François Raffaëlli, in La Justice, Paris, 12 avril 1884, 5e année, n° 1550, p. 1. - F. Fénéon, Le musée du Luxembourg, in Le Symboliste, Paris, 1886, 1re année, n° 2, p. 8. - J. Antoine, Exposition de M. J. F. Raffaëlli, in Art et critique, Paris, 7 juin 1890, 2e année, n° 54, p. 365. - G. Geffroy, La Vie artistique, Paris, 1894, p. 207. - M.-L. Desazars de Montgailhard, L’Art paradoxal, in Mémoire de l’Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, Toulouse, 1897, 9e série, tome IX, p. 195. Lorsque cette huile est présentée en 1884 avenue de l’Opéra dans le cadre d’une vaste exposition d’œuvres de Raffaëlli, elle figure dans la section « Pantomimes ». Cette œuvre reflète un moment de vie, observé ou imaginé. Il s’agit bien d’un réalisme qui exprime la comédie de la vie, aussi tragique que dérisoire. Une petite maison sans étage, à deux portes et sans fenêtre, avec une seule lucarne dans la mansarde, portant un écriteau « à vendre », au crépi lézardé, et datée 1851, au numéro 7 d’une rue inconnue : tel est le décor du spectacle. Car c’est bien un décor que dresse le peintre, avec ce logis encadré d’autres constructions plus hautes, comme des éléments scéniques destinés à masquer les coulisses. Devant la maison, sur le trottoir, qui semble un praticable, une femme, que tente d’entraîner son enfant « côté cour », montre le poing à une « commère en corset », selon la description de la vente de 1933, qui la menace avec son vase de nuit. Une troisième femme, observe la scène en retrait, peut-être apeurée, balai à la main, dans l’embrasure de la porte « côté jardin ». La taille, quelque peu démesurée, de la femme au poing levé, accentue le caractère étrange de la scène et la présence des personnages dans ce décor presque trop petit pour être vrai. Enfin, contrariant l’hostilité des humains, un petit ballet animal montre la rencontre affectueuse de deux chiens sous le regard d’un chat. Ce n’est pas un hasard si cette œuvre est répertoriée parmi les « Pantomimes » : ce sont bien les gestes qui nous parlent ici.
Estimation
8 000 € - 12 000 €
Résultat
16 640 €
Frais de vente
28%
Jean-François RAFFAËLLI (Paris, 1850 - 1924)
La Maison où l’on se bat toujours
Huile et crayon noir sur carton.
Signée en bas à droite.
43 x 49 cm
Provenance :
- Mmes F... D...
- Leur vente, Me H. Jouault, Hôtel Drouot, Paris, 4-5 juin 1897, n° 20.
- Vente anonyme, Hôtel Drouot, Paris, 17 février 1933, n° 67 (adjugé 4750 frs).
Exposition :
Œuvres de Jean-François Raffaëlli, Paris, 28 bis, avenue de l’Opéra, 15 mars-15 avril 1884, n° 38.
Bibliographie :
- G. Geffroy, Jean-François Raffaëlli, in La Justice, Paris, 12 avril 1884, 5e année, n° 1550, p. 1.
- F. Fénéon, Le musée du Luxembourg, in Le Symboliste, Paris, 1886, 1re année, n° 2, p. 8.
- J. Antoine, Exposition de M. J. F. Raffaëlli, in Art et critique, Paris, 7 juin 1890, 2e année, n° 54, p. 365.
- G. Geffroy, La Vie artistique, Paris, 1894, p. 207.
- M.-L. Desazars de Montgailhard, L’Art paradoxal, in Mémoire de l’Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, Toulouse, 1897, 9e série, tome IX, p. 195.
Lorsque cette huile est présentée en 1884 avenue de l’Opéra dans le cadre d’une vaste exposition d’œuvres de Raffaëlli, elle figure dans la section « Pantomimes ». Cette œuvre reflète un moment de vie, observé ou imaginé. Il s’agit bien d’un réalisme qui exprime la comédie de la vie, aussi tragique que dérisoire. Une petite maison sans étage, à deux portes et sans fenêtre, avec une seule lucarne dans la mansarde, portant un écriteau « à vendre », au crépi lézardé, et datée 1851, au numéro 7 d’une rue inconnue : tel est le décor du spectacle. Car c’est bien un décor que dresse le peintre, avec ce logis encadré d’autres constructions plus hautes, comme des éléments scéniques destinés à masquer les coulisses. Devant la maison, sur le trottoir, qui semble un praticable, une femme, que tente d’entraîner son enfant « côté cour », montre le poing à une « commère en corset », selon la description de la vente de 1933, qui la menace avec son vase de nuit. Une troisième femme, observe la scène en retrait, peut-être apeurée, balai à la main, dans l’embrasure de la porte « côté jardin ». La taille, quelque peu démesurée, de la femme au poing levé, accentue le caractère étrange de la scène et la présence des personnages dans ce décor presque trop petit pour être vrai. Enfin, contrariant l’hostilité des humains, un petit ballet animal montre la rencontre affectueuse de deux chiens sous le regard d’un chat.
Ce n’est pas un hasard si cette œuvre est répertoriée parmi les « Pantomimes » : ce sont bien les gestes qui nous parlent ici.
Vente
mardi 21 mars 2023・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris