Antoine-Émile PLASSAN (Bordeaux, 1817 - Paris, 1903) Le Repos du modèle Panneau d’acajou parqueté Signé en haut à droite : « Plassan. » 16,4 x 21,6 cm Provenance : Vente de l’atelier de l’artiste, Paris, Hôtel Drouot, 23-25 avril 1903, n° 14 (adjugé 285 francs). Né à Bordeaux dans les premières années de la Restauration, Plassan s’installe à Paris à l’âge de 18 ans. On sait peu de choses sur sa formation, si ce n’est qu’il a beaucoup fréquenté les musées, copiant les maîtres. Il semble avoir été très tôt sensible à l’influence de Meissonier dont il se rapproche par l’intérêt porté aux scènes de genre intimistes de petit format traitées dans l’esprit des hollandais du XVIIe siècle. La scène se déroule dans l’atelier de Plassan que l’on reconnaît à la glace cintrée au centre de la composition et qui apparaît dans sa vente (Vente après décès, The Complete Works of John Ruskin, vol. 39, 1904, n° 223, p. 35). Allongée, la jeune femme n’est pas sans évoquer les Vénus de Titien et de Velasquez tandis que le peintre se sert du miroir pour réaliser son autoportrait. Nous pouvons rapprocher notre tableau de La Babouche (collection particulière), exposé au Salon de 1879, représentant le même modèle, vêtu cette fois-ci d’une longue chemise blanche, assis sur le sofa devant le même miroir. La jeune femme serait saisie avant ou après la pause pour notre tableau, permettant ainsi de le dater.
Estimation
1 500 € - 2 000 €
Résultat
10 880 €
Frais de vente
28%
Antoine-Émile PLASSAN (Bordeaux, 1817 - Paris, 1903)
Le Repos du modèle
Panneau d’acajou parqueté
Signé en haut à droite : « Plassan. »
16,4 x 21,6 cm
Provenance :
Vente de l’atelier de l’artiste, Paris, Hôtel Drouot, 23-25 avril 1903, n° 14 (adjugé 285 francs).
Né à Bordeaux dans les premières années de la Restauration, Plassan s’installe à Paris à l’âge de 18 ans. On sait peu de choses sur sa formation, si ce n’est qu’il a beaucoup fréquenté les musées, copiant les maîtres. Il semble avoir été très tôt sensible à l’influence de Meissonier dont il se rapproche par l’intérêt porté aux scènes de genre intimistes de petit format traitées dans l’esprit des hollandais du XVIIe siècle.
La scène se déroule dans l’atelier de Plassan que l’on reconnaît à la glace cintrée au centre de la composition et qui apparaît dans sa vente (Vente après décès, The Complete Works of John Ruskin, vol. 39, 1904, n° 223, p. 35). Allongée, la jeune femme n’est pas sans évoquer les Vénus de Titien et de Velasquez tandis que le peintre se sert du miroir pour réaliser son autoportrait.
Nous pouvons rapprocher notre tableau de La Babouche (collection particulière), exposé au Salon de 1879, représentant le même modèle, vêtu cette fois-ci d’une longue chemise blanche, assis sur le sofa devant le même miroir. La jeune femme serait saisie avant ou après la pause pour notre tableau, permettant ainsi de le dater.
Vente
mardi 21 mars 2023・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris